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Histoire de légende

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Sujet: Histoire de légende

Lun 13 Nov - 22:27

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"Rin" Sahronglaag
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Histoire de légende
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Transition Abrupte

Une belle journée s'annonçait, j'étais allongée dans mon hamac à profiter du soleil du désert pendant que les enfants jouaient à l'intérieur et que ma femme chantonnait un petit air qui bordait mon esprit. C'était délicieusement calme, j'aurais pus profiter de cet instant pendant des heures sans m'en lasser. Mais, alors que j'étais entrain de profiter du calme de ma demeure, une sensation désagréable et inattendue me dérangea. Froid, il faisait horriblement froid, chose plus qu'étrange dans un oasis. En ouvrant les yeux, je ne pus que me rendre compte que je n'étais plus chez moi, mais dans une sorte de grotte, recouverte par endroits de gel et hantée par un vent glacial. Qu'est ce qui avait bien pus se passer ?

Une apparition féminine répondit à mes questionnements. Elle était blanche, pâle, presque translucide et difficile a percevoir, mais elle m'expliqua qu'elle avait besoin d'aide pour être libérée, qu'elle avait supprimé les chaines qui limitaient mon potentiel, mais que le processus m'avait rendus aussi faible qu'au début de mes aventures. L'apparition ne survécue pas assez longtemps pour tenter une conversation avant qu'elle ne disparaisse, me laissant seule avec mes problèmes. La perspective de repartir a l'aventure, affaiblie qui plus est, me réjouissait au plus haut point. Après tout, rien ne représentait plus aucun défis jusqu'à maintenant, ça serait donc l'occasion de me dépasser encore une fois en affrontant d'immense danger. Les seules pensées qui venaient ternir cette joie, était l'inquiétude qu'allait laisser mon absence parmi les miens. Ma femme, mes enfants, mes amis qui ne manqueraient pas d'être avertis de ma disparition, toute cette situation imprévue allait certainement créer bien des problèmes au bercail.

N'ayant plus personne avec qui converser, je me décidais à entamer une exploration, ne serait ce que pour comprendre où j'étais tombé. Etait-ce le monde magique, l'ancien monde, une autre époque peut-être ? Cette Dame Blanche semblait être une divinité et il est d'autant plus difficile de prévoir ce que vont faire ces gens là. En pointant mon nez à l'extérieur de la grotte où j'avais atterris, je vis qu'une tempête de neige sévissait dehors et qu'il faudrait certainement mieux que je repousse a plus tard mon exploration. Je profitais de ce moment à blanc pour méditer sur ce qui venait d'arriver.

J'avais été arrachée à ma tranquillité, à ma famille, par une quelconque divinité pour faire ses basses besognes, je devrais être sans dessus dessous, mais la perspective de reprendre l'aventure ne m'était pas indifférente. L'action me manquait, j'avais besoin de combat, de défis dignes de moi, mais l'idée de laisser ma famille dans l'inquiétude me gênait. Après quelques minutes de réflexions, je pris ma décision : Je remplirais ma mission et je retournerais auprès de ma famille, après avoir profité un peu de cette occasion en or.

En inspectant un peu mon corps, je ne voyais pas vraiment ce que lui avait fait cette Dame Blanche dans un premier temps, mais il s'avéra qu'en effet, j'avais perdus ma magie, mes pouvoirs draconiques, ma force et mon endurance. Il ne me restait donc plus que ma volonté, ma tête et mon expérience. Un petit rictus se formait au bord de mes lèvres alors que je m'imaginais les défis que j'allais devoir surmonter lors de cette nouvelle quête.

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Sujet: Re: Histoire de légende

Lun 13 Nov - 23:31

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Carmina
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Une hallucination ?...

Carmina cherchait à comprendre ce qui lui arrivait. Plus tôt, elle était entourée de ses associés et camarades, cachés dans leur grotte, à discuter de ce que seuls eux pouvaient comprendre. L’instant d’après, elle se retrouvait sur un sol enneigé digne des plus froids hivers, le blizzard fouettant son visage avec des flocons plus frais que ce qu’elle et ses nombreuses vies avaient connu, sur un plateau au milieu de nulle part.

Au travers de la tempête se distinguait un paysage montagneux, bien différent de la région dans laquelle son groupe d’exilés avait trouvé refuge pour fuir l’Inquisition, et bien différent de tout pays que son esprit avait parcouru jusque là. Une zone inexplorée ? Ou un simple délire qu’il lui arrivait si souvent d’avoir, lorsqu’elle parvenait à retrouver son identité ?
Mais ce n’était pas le cas actuellement. Alors pourquoi hallucinait-elle ? La Scribe n’avait pas consommé quelque substance aux effets psychotropes, ni même qu’elle n’était en train de tester un sortilège ou autre expérience occulte. Son esprit avait-il commencé à se désagréger, sous le poids du Codex et de son infinité de connaissances ?

Peut-être. Mais pourtant, Carmina avait l’intime conviction qu’autre chose se cachait derrière ce soi-disant mirage. Quelque chose de bien plus grand. L’apparition qu’elle avait eue, une dame blanche aux reflets fantomatiques, avec son discours plus que douteux, était un indice sur son actuelle situation. Elle avait beau chercher dans l’immense bibliothèque qu’était son âme, aucune divinité ou entité ne lui ressemblait, à part peut-être les Nephilim. Était-ce peut-être une réminiscence,  ou une scène inventée de toute pièce avec des fragments de souvenirs…
Pourtant, la scribe avait eu ce sentiment étrange… Le sentiment que la Dame lui avait parlé à Elle, et à personne d’autre. La Elle cachée au fond de son esprit, son identité d’origine.

Un bien étrange rêve…

Carmina décida de ne pas rester sur place. Si jamais elle délirait réellement, ses compagnons bloqueraient ses mouvements avant qu’elle ne fasse une bêtise, de toute façon. Apercevant un chemin descendant du coin du regard, l’écrivaine se mit à l’emprunter, ses couettes se balançant irrégulièrement au gré du vent qui se déchainait.

Faisant attention à ne pas perdre l’équilibre, l’artisane observait l’environnement de roche et de glace en cherchant le sens des paroles de l’apparition. Un appel à l’aide ? Libérer ses pouvoirs ?
Carmina était faible, et n’avait quasiment aucun pouvoir. Ses connaissances représentaient son seul atout, avec les artefacts qu’elle avait pu fabriquer. Mais l’identité de cette personne lui était inconnue, tout comme ce qui la retenait prisonnière… sans Savoir, la scribe n’avait aucun moyen de parvenir à quoi que ce soit. Alors pourquoi elle ?

« Oh… ce n’est qu’un autre délire, de toute façon. » prononça-t-elle à haute voix, comme si quelqu’un pouvait l’entendre. La montagne, la neige, le vent, le froid, ce fantôme blanc et son discours, tout cela n’était qu’une hallucination un peu plus grave que d’habitude, et rien de plus.

Convaincue de l’irréalité de sa situation, Carmina préféra finalement l’inaction, étant sans doute le meilleur réflexe qu’elle puisse avoir –qui sait où ses pieds marchaient, dans la réalité ?- . S’allongeant dans la fausse neige et fermant les yeux en tentant d’ignorer le froid illusoire qui la dévorait, elle attendit patiemment que la réalité la rappelle.
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Sujet: Re: Histoire de légende

Mar 14 Nov - 10:14

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"Rin" Sahronglaag
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Histoire de légende
feat. Carmina



Transition Abrupte

Le froid était indéniablement présent, il ne m'handicapait pas réellement mais continuait de m'affecter et si les risques n'étaient pas immédiats, il valait mieux éviter de rester trop longtemps immobile. Avec ces histoires de drains de pouvoir, de transcendance, la question d'Aquarius se posait. Ce pactio qui m'avait accompagné depuis si longtemps avait-il aussi été affecté par cette invocation précipitée ? Il n'y avait qu'un moyens de le vérifier, aussi je me redressais, brisant l'inaction et sortant une carte richement décorée de ma veste.

"ADEAT !"


La carte représentant mon pacte avec ma femme disparut pour laisser place à une paire d'épées dorées. En passant les doigts sur le tranchant d'Aquarius, je pus me rendre compte que sa lame semblait émoussée, bien moins tranchante qu'elle ne l'avait été par le passé. De même, la lame était sèche là où Aquarius avait toujours eu ses lames humides en toute circonstance à cause de son pouvoir lui permettant d'invoquer et d'utiliser l'eau pour attaquer ses ennemis. Quelques mouvements de kata me firent me rendre compte de mes nouvelles capacités. Mes épées étaient étrangement lourdes, mes bras lents, mon endurance était limitée et je sentais mes muscles tirailler à chaque mouvement.

Je passais quelques minutes à m'échauffer dans ma grotte gelée, profitant de ces sensations d'efforts et de ces difficultés qui m'avaient longtemps manqués. L'exercice me réchauffa, au point que la température ne me semblait plus du tout gênante. Un coup d'œil en coin vers la sortie me signala que la tempête de neige avait beaucoup perdue en intensité. L'occasion de partir a l'exploration de la région dans laquelle j'avais atterrie.

"ABEAT !"


Aquarius repris sa forme de carte, que je rangeais doucement dans son étuis a l'intérieur de ma veste. Cette carte représentait beaucoup et il valait mieux qu'elle soit des plus protéger, aussi l'étui était construit dans un alliage de ma conception, mélangeant certains des éléments les plus dur du sol au travers de ma magie. Une petite merveille de solidité, mais le poids ne le rendait pas vraiment utilisable pour d'autre domaines.

En pointant le bout de mon nez à l'extérieur, je remarquais que j'étais dans une chaine de montagne recouverte de part en part par la neige, qui continuait toujours de tomber d'ailleurs. Une bonne couche de cette dernière recouvrait le sol et chaque pas s'enfonçait de quelques centimètres dans la neige, ce qui rendait la progression un peu hasardeuse et éreintante, particulièrement avec mon corps actuel. Les pas s'enchainèrent, jusqu'à ce que ma cheville s'enchevêtre dans la neige et que je ne chute en avant. Une racine ou quelque chose devait s'être cachée dans la neige et avait bloqué ma cheville, aussi après m'être relevé chaotiquement, je plongeais ma main dans la neige pour enlever cet obstacle de ma route. Après avoir saisis ce qui me bloquait le pied et l'avoir extirper de la neige, je pus voir qu'il ne s'agissait pas d'une racine ou d'une pierre, mais d'un morceau de tissus, drapée en robe dans lequel se trouvait une jeune femme, les yeux fermée et la peau bleutée.

Je lâchais un petit soupire en posant ma seconde main sur ma hanche. Quel genre de personne pouvait se retrouver coincé sous une couche de neige aussi fine ? Et ces vêtements étaient bien étranges, un peu dans le style gothique ou quelque chose du genre.

"Si seulement tu pouvais être un lapin, un loup ou un ours, tu aurais pus faire un bon repas. Je doute qu'une fille comme toi soit comestible, même cuite."

Lâchant un second soupire, je jetais le corps de la fille sur mon épaule et je fis demi-tour pour la ramener dans la grotte où je m'étais réveiller. J'en profitais également pour sortir couper une petit arbuste non loin de la grotte qui pourrait servir a faire un feu pour l'aider a se rétablir, ou la cuire. Encore faut-il savoir faire un feu.


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Sujet: Re: Histoire de légende

Mar 14 Nov - 21:38

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Carmina
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Les minutes défilaient.



Carmina n’avait jamais eue d’hallucination aussi longue. Rouvrant parfois les yeux par curiosité, ils ne voyaient que de la neige tourbillonnant dans les airs, illuminée par la lueur ambiante, les flocons lui évoquaient de petites particules étoilées, soumises à un puissant flot, bien plus fort qu’elles. Elles ne pouvaient rien faire d’autre qu’accepter leur sort et se laisser emporter par cette main indéfectible, vers un destin inévitable.
Virevoltant au cœur de ce chaos sans nom, Carmina les observait d’un œil mélancolique s’affaiblissant minute après minute, sa vigueur et ses pensées ralentissant progressivement, alors que son corps ankylosé ne ressentait même plus le froid qui la rongeait pourtant il y a peu.



Ses sens s’affaiblissaient. Son esprit se vidait petit à petit, n’ayant plus la capacité de réfléchir à la réalité dans tout cela, aux hallucinations et délires, à sa propre folie ou la raison de sa présence ici au cœur du blizzard, qu’elle soit vraie ou pas. Cette Dame inconnue et ses paroles n’avaient plus aucune importance, tandis qu’elle sombrait doucement vers l’attirante obscurité. En fait, plus rien ne semblait important, ni même le concept d’ « importance ». Elle était là, partout et nulle part, les yeux rivés sur la lumière à la fois de plus en plus faible et de plus en plus proche.



Les minutes défilaient.



Carmina pouvait jurer entendre des voix. Elles étaient multiples, elles étaient partout, certaines familières et d’autres inconnues. Commençait-elle à se réveiller ? C’était certain. Son esprit vagabondait entre ici et là-bas, près à revenir là où il devait être : avec ses camarades mages, qui attendaient tranquillement qu’elle revienne à elle, qu’ils reprennent leur recherche, que la scribe se plonge dans ses intenses méditations afin de retrouver des artefacts perdus. Elle leur donnera des instructions sur papier et ils commenceraient leurs travaux, perçant à nouveaux les secrets des Dieux pour les offrir à l’Homme.
C’est ce qu’elle avait toujours fait après tout. S’inspirer de légendes passées, pour, peut-être, inspirer les légendes du futur. Son ravissement serait total, si les générations futures pouvaient perpétuer dans la grandeur et la sérénité grâce à son pacte avec le Diable !



Sa tête tomba légèrement sur le côté. De ce point de vue, elle voyait la poudreuse recouvrir partiellement son bras inerte, et ses cheveux à moitié enterrés sous la neige blanche. Nul doute que le reste de son corps devait subir pareil sort actuellement, comme si ce monde effaçait lentement son existence sous un voile de pureté. C’était une erreur après tout. Carmina n’était pas une héroïne et ne l’a jamais été, juste une humaine ayant passé un contrat à double tranchant, volant les légendes d’anciens héros. Voilà que son esprit la mettait dans la peau d’un des nombreux personnages qu’elle prétendait être…
C’était une erreur.



Et c’est sur cette pensée que Carmina sombra dans les ténèbres. Elle se vit couler lentement au fin fond des abysses, s’enfonçant doucement dans un voile d’obscurité impénétrable, s’observant disparaître avec tous les artefacts qu’elle avait conçu, des imitations destinées à laisser place aux véritables objets de légendes portés par des héros en étant dignes.



Carmina crût que c’en était fini pour elle. Que son histoire s’arrêtait là, avant d’avoir véritablement commencé. A cet instant, le peu de cohérence qu’il restait à ses pensées répétait inlassablement qu’elle n’était pas une héroïne, et que ce monde l’avait immédiatement rejetée en le comprenant.
Pourtant, son destin ne s’arrêta pas ici. Peut-être que la bénédiction des Tisseurs de Karma fonctionnait encore d’une certaine façon, car ce qui se déroula ne pouvait être que l’œuvre d’une chance extraordinaire.



La scribe rouvrit bien les yeux dans une grotte, mais pas celle qu’elle avait quittée. C’était une caverne de glace, cohérente avec le climat de son dernier souvenir, et cela signifiait donc que l’hallucination n’était pas terminée –chose de plus en plus anormale-. Son corps était douloureusement engourdis, et chaque respiration demandait un effort considérable, mais plus important encore : elle n’était pas seule.



Une jeune fille blonde était là, tentant vainement de faire un feu avec quelques bouts de bois. En bonne forme physique, bien plus que Carmina dans ses meilleurs jours, elle était certainement une athlète ou une combattante, peut-être les deux. Son aura avait quelque chose de peu commun, mais les sens de Carmina semblaient brouillés, probablement par son état.
Ou par le fait que cette fille, vraisemblablement sa « sauveuse », n’était pas réelle non plus, tout comme le reste. Ses vêtements ne ressemblaient à rien de ce qu’elle avait connu, preuve que son esprit déraillait complètement.
Mais il y avait la fourrure, en accord avec le climat, preuve que son délire s’en tenait tout de même à un minimum de cohérence.



L’écrivaine trouva la force de prendre la parole, s’adressant d’une voix faible à l’inconnue :



« Carmina n’a jamais vue quelqu’un d’aussi bizarre dans ses hallucinations, même les plus délirantes. Son esprit doit vraiment être mal en point. »



Elle se redressa ensuite lentement, s’appuyant sur un pilier derrière elle :



« Elle ne se souvient pas de ces montagnes ni de toi… Comment t’appelles-tu ? Peut-être que ton nom lui fera comprendre de quelle histoire as-tu été inspirée, car tu n’es clairement pas quelqu’un ayant réellement existé, Carmina en est certaine. »
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Sujet: Re: Histoire de légende

Mer 15 Nov - 20:27

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"Rin" Sahronglaag
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Histoire de légende
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Rencontre du troisième type

Ça n'en a peut-être pas l'air, mais faire du feu sans magie ou briquet, c'est assez compliqué, particulièrement avec du bois froid et enneigée. Frotter aussi fort que je le pouvais faisait au mieux chauffer le bois, mais aucune flamme n'allait émerger, même avec les meilleurs intentions du monde. J'allais abandonner cette idée quand la demoiselle a mes cotés commença à bouger. Elle divaguait, difficile a dire si cela était normal ou dut a son rétablissement un peu précipité après avoir passé autant de temps sous la neige.

Si je ne me trompais, elle semblait s'appeler Carmina et parlait d'hallucination étranges, crées a partir d'histoire qui les inspireraient, toujours a en croire ce qu'elle disait. Plus étrange encore, elle semblait croire que j'étais moi même une de ses hallucinations et me demandait mon nom pour pouvoir me resituer dans son esprit chaotique. Je m'approchais de la jeune femme qui tenait à peine sur ses jambes, la pris au col, avant que ma seconde main ne fasse un aller-retour bruyant sur les joues de la demoiselle.

"J'espère que ça suffira à te montrer que je ne suis pas une hallucination, idiote ! Qu'est ce qui t'as pris de glander comme tu l'as fait sous la neige ? Et va pas me faire croire que c'était un accident, vus la quantité de neige qu'il y avait, tu t'es laissé ensevelir. T'es barge ou quoi ?!"

Un léger soupir exaspéré quitta mes lèvres alors que je lâchais le col de Carmina, la laissant choir sur le sol, encore un peu étourdie par mon approche. Elle me faisait penser à Effie, la sœur de Laeticia, une vraie camée en puissance avec qui on ne pouvait jamais se faire comprendre, et je n'avais pas Laeticia pour décoder la folle que j'avais en face de moi cette fois. Je repris une inspiration, avant de lever la voix pour m'imposer.

"Je m'appelle Sahronglaag, mais tu pourras te contenter de Rin si ça te chante. Je ne vais pas te laisser mourir ici, même si c'est ce que tu souhaite. Je vais t'emmener dans un village ou tu pourras reprendre ta vie normale et si tu n'es pas d'accord, je me contenterais de te briser les membres et de te trainer par les cheveux jusqu'à être en sécurité, compris ?"





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Sujet: Re: Histoire de légende

Jeu 16 Nov - 15:49

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Alors que Carmina cherchait à reprendre ses esprits, l’inconnue s’approcha d’elle avant de l’attraper brusquement, puis de la gifler en aller-retour avec sa main. La douleur, la douleur, semblait bien réelle, mais les hallucinations pouvaient se montrer très réalistes parfois. Alors elle se laissa mollement tomber au sol, confuse et étourdie par ce choc violent, n’arrangeant pas son état.



Lentement, ses fins doigts vinrent s’apposer sur sa propre joue, prenant conscience de la douleur qui subsistait de façon étonnamment réaliste. Elle avait réellement mal. Elle était réellement secouée. Ce monde illusoire continuait d’agir d’une manière étrange, presque logique, allant d’un évènement à l’autre suivant une causalité on ne peut plus banale. Que pouvait-elle y faire ? Ce n’était pas comme si sa volonté pouvait contrôler les évènements qui se déroulaient.



La jeune femme s’était offusquée d’avoir été appelée hallucination, mais pas autant que d’avoir retrouvée Carmina sous la neige, ensevelie. Croyait-elle que l’écrivaine avait tenté de mettre fin à ses jours ? Son discours dans un argo inconnu le faisait penser, en tout cas. Il s’avérait également que ce geste l’énervait, et qu’elle était bien décidée à empêcher Carmina de recommencer, même si pour cela il fallait endommager son corps.
A la fois violente et bienveillante ? Son Don de Lecture inactif, la scribe devait se contenter d’analyser le concret pour comprendre le caractère de ce personnage, dont elle avait également obtenu le nom :



« Sahronglaag… » Marmonna-t-elle, baissant sa main et son regard, plongé dans ses souvenirs. « C’est un nom atypique… Carmina s’en souviendrait, si elle avait déjà entendu quelque chose comme cela. »



La porteuse du Codex éleva le regard vers son interlocutrice : « Mais elle ne sait pas qui tu es ni d’où tu viens. Tes actes ressemblent à ceux d’une héroïne, mais la Scribe ne connait rien de ta légende, à moins qu’elle ne l’ait oubliée pour une quelconque raison. »



Mais aucune information ne pouvait s’échapper du Codex, ou du moins pas longtemps, et il fallait que Carmina emploie délibérément un rituel pour cela. C’était donc autre chose…



Toute cette situation commençait à la mettre très mal à l’aise, une boule d’anxiété se formant dans son ventre, alors qu’elle baissait la tête en réfléchissant aux paroles de Sahronglaag.



« Carmina… ne va pas mourir. Tout ceci n’est qu’une de ses nombreuses hallucinations. Elle se réveillera bientôt, dans sa vie normale. Elle n’a fait que s’allonger pour éviter de casser quelque chose dans le vrai monde, et trouvait plus prudent de rester inactive en faisant preuve de patience. La neige est fausse, le froid est faux, cette montagne et cette grotte sont…fausses… elles aussi. »



De plus en plus stressée par son absence de croyance en ce qu’elle disait, Carmina se replia simplement sur elle-même, cherchant par la même occasion à se réchauffer, tandis qu’elle continuait de marmonner, tentant de se convaincre :



« Sahronglaag est fausse… son village est faux… cette Dame était fausse elle aussi… Tout ça n’est que la réminiscence d’une histoire que Carmina a oubliée, qu’elle doit revivre pour se la remémorer…  »
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Sujet: Re: Histoire de légende

Jeu 16 Nov - 19:14

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Histoire de légende
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Compréhension difficile

La jeune femme ne semblait pas saisir la situation dans laquelle elle était et persistait à prétendre que tout ceci n'était qu'une hallucination. Si la pensée de la prendre violement et de la jeter contre un mur pour lui prouver que j'étais bien réelle me traversa l'esprit, je l'abandonnais, la considérant comme une perte de temps et d'énergie au vus de l'état déplorable de son esprit, d'autant que la possibilité de la forcer à m'obéir était parfaitement envisageable. Il ne serait pas trop difficile d'imposer ma volonté a cette femme, pour son propre bien et parce qu'il s'agit de mon désir. Je m'abaissais a son niveau, la pris par le col pour l'approcher de moi.

"Ecoute, t'expliquer quoi que ce soit serait une immense perte de temps et d'énergie, comme le serait l'idée de discuter avec toi. Tu as perdus ta raison et je n'ai aucune raison de vouloir faire des efforts et si ton état m'oblige à te briser les membres, a te trainer dans la neige alors je le ferais sans sourciller, non pas pour toi ou par altruisme, mais simplement parce que je désire ne pas voir de mort aujourd'hui, et je me battrais pour ce désir."

Je la lâchais au sol, pris une grande inspiration en me relevant et croisa les bras, fatiguée de cette situation.

"C'est quand même chiant que je tombe sur quelqu'un dans ton état juste après être apparue ici. Cette apparition ne m'a pas expliquée grand chose, je ne sais même pas où je suis, mais tu ne m'a pas l'air d'être bien plus avancée que moi. Peut-être es tu dans la même situation, mais ça ne change rien dans ton état actuel."





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Sujet: Re: Histoire de légende

Jeu 16 Nov - 21:14

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Carmina
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L’esprit de Carmina tentait de recoller les morceaux, de se convaincre que tout cela ne pouvait pas être vrai, comme tout être sensé qui se retrouverait dans une telle situation. Momentanément perdue entre le choc du « transport » et la température bien trop faible de son corps, elle n’eût aucune réaction lorsque Sahronglaag l’attrapa par le col et proféra de nouvelles menaces, comme quoi la blonde allait briser les membres de Carmina pour la traîner. L’écrivaine n’ayant pas eu les réponses attendues à ses remarques, elle se contenta d’incliner la tête sur le côté, intriguée :



« Sahronglaag réagit étrangement. », pensa-t-elle à voix haute.



Non, ce n’était pas la première fois qu’on la traitait de folle, et certainement pas la dernière. Il va sans dire que son esprit ne fonctionnait pas toujours normalement, mais elle considérait cela comme une lucidité particulière envers le monde, et particulièrement envers les gens.
Ce contact un peu musclé donna néanmoins matière à réfléchir. La manière dont elle avait été soulevée puis jetée pouvait difficilement être simulée par une résurgence de souvenirs du Codex. Et une telle brutalité ne pouvait pas venir de ses camarades. Ça, mêlé à toutes les étrangetés précédentes…
Alors, peut-être était-il éventuellement possible, que tout ceci soit vrai. Même si cette éventualité ne lui plaisait guère.



D’autant plus que la brute semblait elle aussi avoir eu affaire à une apparition. Cela voudrait-il dire qu’elle aussi, avait été appelée d’ailleurs pour servir les desseins d’une dame fantomatique ? Peut-être qu’il y en avait d’autres comme elles, alors ? C’était envisageable, après tout le discours de la dame laissait penser que plusieurs « libérations » avaient eu lieu.
Carmina trouvait d’ailleurs ironique d’appeler un enlèvement une libération, mais ce n’était pas comme si cette déesse, ou quoi que ce soit d’autre, était là pour recevoir sa remarque.



Seul l’instant présent pouvait être influencé, alors la scribe se rabattit plutôt sur Sahronglaag, la fixant d’un oeil vitreux :



« Si tu as vu cette apparition, Carmina en déduit que tu as été « libérée » aussi ? Tu as l’air perdue, alors es-tu seulement sûre qu’il y a un village dans lequel tu pourrais trainer Carmina ? Ce monde pourrait être inhabité. Il est peut-être entièrement recouvert de montagnes blanches comme celles où tu te trouves. La Scribe a vu des dieux gouverner des planètes vides de toute vie, ou se languir autour d’étoiles solitaires, parce qu’ils ont été placés là sans rôle à remplir. »



Cherchant à se faire plus insistante, Carmina se releva en forçant sur ses jambes, approchant son visage de celui de Sahronglaag, ignorant par la même occasion son espace de confort :



« Tu penses que Carmina a perdu la raison, mais as-tu pensé à ce qu’il y a dehors ? Elle ignore peut-être quels exploits tu as réalisés et quelle force tu avais, mais Carmina sait que tu n’as plus rien de tout ça. Et ce qui t’attend se fiche bien de savoir qui tu étais. Tu y as pensé, n’est-ce pas ? Ceci est le début de l’histoire, où l’héroïne n’a pas encore les armes pour réaliser sa mission, où la moindre rencontre sera décisive, où elle ne comprend encore rien du monde qui l’entoure. Ton premier affrontement pourrait être ton dernier, et ce décor enneigé pourrait être ta tombe.



Peut-être as-tu déjà vécu ça, mais ce n’est pas le cas de Carmina. Là où elle veut en venir, c’est que la réaction la plus sensée que l’on puisse avoir est la peur. Parce que si tout ceci est réel, Carmina n’y est pas préparée, et elle est terrifiée par ce qui l’attend.
Mais si tu n’as jamais connu cette situation, et que tu n’as pas angoissé un seul instant en espérant que ce soit un mauvais rêve, alors c’est que tu es plus bien folle que Carmina. »
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Sujet: Re: Histoire de légende

Jeu 16 Nov - 21:52

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Histoire de légende
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Discution mouvementée

La jeune fille ne réagit que mollement a mes menaces et au fait de se faire ballotter dans tout les sens. Moi qui espérais que cela lui fasse reprendre ses esprits, je commençais à abandonner entièrement l'idée de converser avec elle. Mon énergie serait bien plus utile ailleurs que dans une vaine tentative de compréhension d'un esprit perdue, d'autant que j'ai horreur de perdre mon temps inutilement. Mais après quelques minutes de blanc, la folle commença un discours étrangement lucide pour son état, ce qui me fit reconsidérer la possibilité de communiquer avec elle.

Comme je le pensais, elle avait également été invoquée par cette apparition, évoquant également le fait que j'avais perdus mes pouvoirs, que mes actes passés n'avaient aucune importance maintenant pour mes ennemis à venir. Elle souleva également le problème que je ne connaissais pas ce monde, qui était peut-être inhabité. Elle avait peur et jugeait que si je ne l'étais pas, j'étais sans doute plus folle qu'elle, ce qui n'était pas impossible. Après tout, j'ai toujours était un cas spécial quand il s'agit d'interagir avec les autres.

Je haussais nonchalamment les épaules, un regard indifférent aux remarques de la folle. So discours était profondément défaitiste, fataliste, tout ce qui n'avait aucune importance a mes yeux et que je pliais a ma volonté. Aucune situation ne se résoudra sans que je ne me batte avec tout ce que j'ai.

"Et ? Qu'est ce que ça change que j'ai perdue mes pouvoirs ? J'existais bien avant de les acquérir, et j'existerais encore longtemps après les avoir perdus, c'est même une occasion en or d'expérimenter à nouveau la difficulté. Tu te crois perdue et condamnée, mais pourtant je vois bien que tu as toujours tes deux jambes, tes deux bras et ta tête, même si je doute qu'elle soit entière. Qu'est ce qui t'empêche de t'en sortir ? Tu as acquis tes pouvoirs et rien ne t'empêche de les reconquérir. J'ai peut-être perdue ma force, ma vitesse et ma magie, mais je garde ma volonté, mon expérience et mes membres. C'est tout ce dont j'ai besoin pour me battre, et il en va de même pour toi si tu arrêtais de chialer comme une gamine. Sans déconner, mes enfants pleure moins que toi et ils ont même pas cinq ans !"

Une sensation chaleureuse me traversa le corps a la pensée de ma famille, de leurs sourires, de leur amour mais elle fut rapidement remplacée par un sentiment de vide, de manque envers ces êtres aimés que je ne reverrais pas avant longtemps a n'en pas douter. Je secouais légèrement la tête en essayant de ne pas trop y penser. J'étais coincée ici et me morfondre comme le faisait la folle à lier ne changerait rien. Je me devais d'avancer comme je l'avais toujours fait et l'occasion de repartir a l'aventure au "niveau 0" était vraiment inespéré.





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Sujet: Re: Histoire de légende

Jeu 16 Nov - 23:17

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Carmina
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A peine eût-elle finit son discours que Carmina le regretta déjà. Il n’était pas dans ses habitudes de céder à la panique ou aux contraintes du contexte en général. Scribe neutre et observatrice, son travail n’était autre que d’enregistrer et de comprendre, d’apprendre et d’enseigner. Agir, réagir, résoudre les problèmes et s’élever contre l’adversité, tout ça ne faisait pas partie de son rôle. A la limite, son propre combat consistait à repousser l’obscurantisme et la pauvreté culturelle, mais cela s’arrêtait ici.



Il va de soi que sa place était derrière le stylo et non à l’intérieur des pages d’une histoire. Comme tout auteur elle savait imaginer des scènes complexes faites de multiples engrenages scénaristiques, et décrire comment son héros parvient à dénouer la situation à la fin. Mais cela ne voulait pas dire qu’elle était apte à savoir comment un personnage de fiction réagirait face à tel ou tel problème, si le cadre n’était pas créé par sa main.
Cette situation d’être placée au cœur de l’histoire s’avérait fort déplaisante, son corps était gelé et son esprit embrumé. Alors ses sentiments avaient pris le pas sur son jugement neutre pendant un instant.



Néanmoins, ce fût loin d’être un échec, et bien au contraire ! Car de cette erreur, une réaction fort intéressante de Sahronglaag se produisit. La détermination de cette jeune femme était palpable, évacuée par un discours fort et tenace, l’un de ceux que Carmina n’avait que rarement entendu avec autant de ferveur.
Carmina recula d’un pas, sous la violence des mots enflammés. La méconnaissance de l’inconnue l’avait amenée à manquer des points importants, mais il était indéniable que l’écrivaine était affectée. Il fallait dire qu’on ne lui avait pour ainsi dire jamais parlé directement sur ce ton –pas dans sa propre vie, en tout cas-, et cela ne faisait que renforcer ce sentiment étrange de faire partie d’une histoire.
Alors qu’elle n’était pas faite pour tout ça.



Se perdant entre l’alchimie inhabituelle de ses émotions et le flux de ses pensées, elle inclina la tête sur le côté en répondant machinalement :



« Non… Carmina n’a rien de tout ça… La force, la magie, la vitesse, les pouvoirs, ce sont les héros des histoires qui les ont…»



Délirant à nouveau, les muscles de son cou se relâchèrent, laissant son crâne pendre en avant, comme un pantin désarticulé :



« Carmina se remémore, archive et écrit, mais ne vit pas les histoires… cela voudrait dire qu’elle est un personnage de fiction elle aussi… Carmina n’est pas…Carmina est… »



Elle se redressa alors, fixant son interlocutrice d’un regard aux premiers abords vides, mais se remplissant bien vite d’une lueur de lucidité inespérée. Oui, je… Je ?



« Je. Suis. Là. De retour ! » M’exclamais-je soudainement, un peu troublée par la soudaine fin de la transe, comme à mon habitude. Tapotant nerveusement mes joues pour m’assurer d’être réveillée, c’est avec un empressement gêné que je tentais de rassurer Sahronglaag, qui devait me croire encore plus folle qu’elle ne l’imaginait :



« Désolée désolée désolée ! On me croit souvent folle quand je suis en transe… Bon, ce n’est pas tout à fait faux. Mais ce n’est pas vraiment de la folie en fait, c’est juste… Oh, puis, ce n’est pas important ! C’est une histoire longue et compliquée, et tu n’as pas l’air de la fille patiente qui aime entendre des longs monologues, ahah. Enfin, pas de soucis, je suis toujours moi, même quand je suis « Moi », donc ne fais pas attention au changement de ton, c’est juste… un détail. La conversation peut reprendre. Tout à fait normalement. »



Et sans plus attendre une seconde, le temps de reprendre un demi-souffle, je repris :



« Ce que j’essayais de dire, c’est que… Enfin, je ne sais pas qui tu es, mais tu as parlé d’expérience, alors je pense viser juste en supposant que tu es une guerrière ou quelque chose comme ça. Ou en tout cas quelqu’un ayant vécu des aventures et des combats ! Donc tout ça, ça doit te paraître… « banal » ? Mais ce n’est pas mon cas ! Ah, bien sûr, la vie n’a pas toujours été facile, et l’Inquisition m’a même considérée comme une menace pour l’humanité. Mais sinon, puisque tu en parlais, je ne crois pas avoir de… « pouvoir » à réacquérir. Je suis bien incapable de lancer le moindre sort ou de manier une arme, non, vraiment, tout ce que je sais faire c’est drainer l’expérience de personnages héroïques inscrits dans mon âme pour en faire des livres ! »



Après cela, il me fallu quelques secondes de pause pour reprendre mon souffle. Le froid et la fatigue ne m’aidaient pas à rester en « apnée narrative » très longtemps :



« D’ailleurs… ton discours, était typiquement ce que dirait un héros dans cette situation. Non pas que tu en es une, mais…enfin si ! Mais c’est juste que… »



Un soupir de lassitude. Communiquer était tout de même beaucoup plus facile à l’écrit qu’à l’oral :

« Chacun est le héros de sa propre histoire. Mais il y a de ceux que l’on appelle Héros avec un grand H, qui le sont aussi dans l’histoire des autres. Ceux-là sont rares et l’histoire ne s’en souvient pas toujours, mais ils portent une étoffe bien à eux, quelque chose d’indescriptible qui les sépare des autres.
Fais-tu partie de cette catégorie, cette élite ? Non pas que je veuille remettre ta parole en doute, mais il me faudrait en être certaine. Prononcer un discours enflammé est à la portée du plus grand nombre, mais y croire au plus profond de son cœur et s’y tenir même dans les plus sombres jours… C’est autre chose. Les actes d’une personne sont les seuls juges de sa véritable nature. 



Alors j’espère te voir rapidement en danger !... Pour observer ce qu’il y a derrière tes paroles, bien sûr. Non pas que je veuille vraiment te voir en danger ! »



Entre recevoir les souvenirs d’une figure héroïque, et vivre ses aventures à ses côtés, il y avait un monde. Je désirais vraiment suivre Sahronglaag, car si elle était aussi déterminée et tenace que ce qu’elle prétendait, ce serait une formidable source d’inspiration ! Pour tous ceux qui abandonnent face à l’adversité, qui cèdent à la panique ou la fatalité, les contes d’une telle héroïne pourraient peut-être leur redonner du courage ?



Serrant mes mains comme pour une prière, j’en fis la demande à l’inconnue :



« J’espère que ça ne te gêne pas, que je reste spectatrice si jamais tu es en mauvaise posture ? Si ce monde est bien réel, je dois y remplir mon rôle de Scribe, enregistrer les évènements pour les transmettre à ceux qui en ont besoin. »
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Sujet: Re: Histoire de légende

Sam 18 Nov - 16:46

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Histoire de légende
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To be or not to be

Ma réponse semblait avoir pris mon interlocutrice de court, elle semblait même choquée, ce que je ne pouvais pas vraiment lui reprocher. Pour être honnête, un bon 80% des personnes qu'elle aurait pus rencontrer à ma place aurait eu le même genre de comportement qu'elle. Probablement que j'étais même un cas très particulier pour voir une aubaine dans le fait de perdre mes pouvoirs, là où tous les autres aurait été frappé par la panique et la peur. Elle commença à déblatérer quelque chose, comme quoi elle n'avait rien vers lequel aller, comme quoi elle n'avait aucuns pouvoirs, ce qui me fit l'interrompre sans aucune vergogne.

"Carmina est un être vivant, et tout les êtres vivants ont en eux le pouvoir d'influencer le monde qui les entoure, pour peu qu'ils l'exploitent. Tu ne serais pas là si tu ne "valais" rien."

L'étrangère prit une attitude des plus étrange, en laissant pendre sa tête en avant, me laissant la sensation qu'elle avait dérivée encore plus loin dans sa folie. Définitivement, cela ne servait à rien de parler. Ceci dit, elle m'en apprenait un peu plus sur elle, puisqu'elle semblait dire écrire, archiver et conter les histoires plutôt que de les vivres. Mais tout ceci n'est-il pas une autre histoire en elle même ? Et avais-je réellement envie de m'enfoncer dans ce genre de débat ?

Toujours est-il qu'après ce comportement étrange, elle en prit un qui l'était encore plus puisqu'elle commença à s'exciter d'un coup et commença une avalanche d'excuse et d'explication. Elle semblait avoir des phases de transes assez violentes, mais préféra ne pas m'expliquer de peur de m'ennuyer, ce qui n'était pas vraiment faux. Je a fixais avec des yeux circonspects, ne sachant pas trop quoi penser, je restais sur l'impression qu'elle m'avait faite. Elle était folle.

S'en suivit ensuite un long, très long monologue, où elle ne pris que peu de temps pour respirer. Je n'ais pas vraiment tout compris avec le rythme où elle débitait ses paroles, mais elle avait parlé de héros, de pouvoir et de me suivre. Un peu fatiguée par les maux de tête qu'elle allait très certainement me donner, je posais une main sur la hanche avant d'entamer une réponse.

"Dans un premier temps, tu devrais te calmer et respirer. Ensuite, je ne suis effectivement pas quelqu'un d'ordinaire, puisque je doute que beaucoup ait sauvé le monde à 15 ans en tuant un dieu. Je n'étais pas seule certes, mais ma contribution a pesée. Et enfin, je ne suis pas un héros, seulement quelqu'un de puissant et ayant pleinement conscience de son droit de contrôle sur le monde. Tu peux me suivre ou pas, fait ce que tu veux, en revanche fais attention a toi si jamais tu me contrarie. Je suis peut-être un bon tyran, mais j'en reste un, et tout ce qui est contre ma volonté, je le détruis. Compris ?"



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Sujet: Re: Histoire de légende

Sam 18 Nov - 18:11

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L’apparition avait-elle besoin d’un scribe ? Je ne voyais pas d’autre raison qui la pousserait à m’invoquer, à supposer qu’il y en avait une. Tout ceci était bien étrange, toujours est-il que ma « valeur » en tant qu’héroïne d’une histoire ne devait pas être bien grande. Et ce n’est pas comme s’il s’agissait de ma biographie, ce qui démarrait là ressemblait plus à une aventure, une épopée !
 

« Oh, je suis peut-être là parce que ce qui nous a appelés ici ne peut pas choisir avec précision. Je n’ai pas pour vocation d’influencer directement le monde, mais plutôt de donner les moyens aux hommes de prendre en main leur destin. De se libérer des contraintes imposées par les forces supérieures. »
 
En tant que Scribe et Codex, aucun autre but ne m’était autorisé. C’était ma dette envers le Monastère, dont la vocation était de permettre aux humains de changer le monde par leurs propres moyens afin de ne plus dépendre des dieux et autres créatures supérieurs. Sahronglaag était de celles qui en avaient vaincu un, d’après ses dires, mais je ne voyais aucune raison de remettre sa parole en doute. Ses actions révèleraient la vérité, de toute façon.
Et elle prétendait ne pas être un Héros. Même parmi ceux de mes légendes, peu pouvaient prétendre à un tel exploit !
 

« Si ce que tu dis est vrai, alors il ne subsiste aucun doute sur tes qualifications en tant que Héros ! En tout cas, dans ma définition de la chose. A  vrai dire, tu me rappelles une ancienne légende !»
 
Il existait bien une histoire où une jeune fille participe grandement à tuer un dieu, et cette figure mythologique ne manquait d’ailleurs pas de points communs avec mon interlocutrice. Enfant à la volonté de feu, cette histoire plus ancienne que l’homme n’avait que peu d’importance aux yeux de mes confrères, mais pouvait être vue comme une source formidable d’inspiration.
Et parlant d’inspiration, il ne fallu pas longtemps avant que mes réflexes de conteuse d’histoires ne prennent le dessus. Toussotant pour éclaircir ma voix, les bras derrière mon dos j’entamais avec ferveur mon récit :
 
 
« C’était il y a trois millénaires, quand les fées dominaient la surface de l’archipel. Bercée dans la religion et la magie, cette race encore unie adoptait un système de rang social basé sur la maîtrise des arcanes. Les plus puissants formaient la haute noblesse, les plus modestes la simple citoyenneté, et les moins privilégiés la basse société, les rebus et les marginaux. C’est à cette catégorie qu’appartenait Shaylee, faible parmi les faibles. Mais il n’en était rien de sa détermination prête à déplacer les montagnes, et pour sa loyauté envers son pays, c’est à la glorieuse garde royale que la jeune fée espérait appartenir. Douée de ses bras bien plus que de sa tête, l’héroïne en herbe emprunta une épée à son forgeron père et commença à s’entraîner jour et nuit, reniant famille et proches pour entreprendre son voyage initiatique. Fine lame, c’est par l’agilité de son corps et la vitesse de son arme que bandits et monstres tombaient devant son courage, et si elle fût la risée des nobles à ses débuts, Shaylee se tailla un nom au fil de son épée. Puis, par la force des duels, elle se fit connaître aux quatre coins du royaume en affrontant en un contre un nombre de mages aguerris, réduisant à néant leurs sorts par sa dextérité et sa résilience. La toucher semblait impossible, et ce qui l’atteignait ne pouvait la tuer.

Mais c’est lors du couronnement du nouveau roi que sa quête atteint son paroxysme. Le jeune prince et fût  cible d’une vile tentative d’assassinat, en plein cœur des festivités.   Sans l’aide de l’épéiste, le vif meurtrier aurait accomplis son œuvre avant que les mages n’aient le temps de réagir, et le règne du nouveau souverain aurait été bien court. Bien obligés de reconnaître là le talent, l’audace et la loyauté de Shaylee, elle fût récompensée du titre désiré par le récent couronné.

 

Mais la félicité dura peu. Les forces saintes qui l’avaient élue devinrent  sa damnation moins d’un an après son élévation. Des conflits d’ordre cosmique, bien loin des préoccupations féériques, et pourtant si proches. Une trahison au sein des cieux, donnant naissance à l’hérésie suprême : La chute d’un être Supérieur sur le plan physique. Frappant comme un météore, devenu fléau des vivants. Une Carcasse était née, divinité déchue à la force de titan, capable de broyer les montagnes et d’encaisser les ouragans, faisant résonner l’apocalypse dans ses pas. Le Royaume était menacé !

 

La bataille fût rude, et les eaux agitées, mais malgré les efforts l’ennemi progressait. Lors d’un combat acharné aux portes de la Capitale, l’élue des dieux combattit avec ferveur jusqu’à ce que l’impensable ne se produise : La toute-puissante Svelthir encaissa un choc qui la brisa en deux.

 

Son essence de Néphilim s’échappait de la lame fendue, et son pouvoir, seul espoir du peuple féérique, se dissipait dans l’air tel un amas  de lucioles dispersé.  Mais le courage de sa porteuse n’en fût pas ébranlé, et c’est sans hésitation qu’elle planta sa propre arme dans son cœur, prononçant les mots qui suivent :

 

« Si tu n’en peux plus, utilise mon corps comme hôte, sers-toi de mes veines pour y faire couler ton sang. En ce jour, plus que les autres jours, toi et moi n’avons pas le droit de perdre. »

 

Et par un miracle que même les dieux ont du mal à comprendre, leurs âmes s’unirent pour n’en former plus qu’une. Shaylee et Svelthir devinrent une seule et même entité : Un Ange de la Guerre, un mastodonte à la radiance divine qui se jeta toutes ailes dehors sur la Carcasse. Un affrontement mémorable s’en suivit, qui se termina par la chute du dieu déchu, abattu par la fée devenue épée. »

 
L’histoire se terminant –à peu près- ici, je décidais de m’arrêter à ce point. Détendant mes bras, souriante, je laissais un moment de blanc défiler avant de reprendre sur un ton jovial :

 

« ….Voilà qui résumait dans les grandes lignes l’histoire d’une fée très peu connue chez les hommes. A vrai dire, quand leur peuple a été ravagé par les humains, beaucoup de traces de sa culture ont été écrasées. On ne connaissait rien de leur histoire ! Ni même que les fées sont nos ancêtres, en réalité ! Je suis plutôt contente d’avoir retrouvé ça. »

 
Mais une révélation frappa soudainement ma passagère bonne humeur. Une réalité simple mais mordante, qui chassa sans vergogne les étoiles de mes yeux et apposa sur mon visage une mine abattue, tout comme ma voix : 
 

« …Mais tu t’en fiches, non ? Si tu es dans ma tête cette histoire t’est connue, et si tu viens d’un autre monde… ma culture ne te concerne pas… Je suis vraiment, vraiment désolée ! Mes connaissances ne servent à rien si je ne suis pas chez moi… »
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Sujet: Re: Histoire de légende

Sam 18 Nov - 19:22

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Histoire de légende
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Père causeur

La demoiselle répondit a mes remarques en disant qu'a ses yeux, ce qui nous avait amenée ici avait fait une erreur dans son cas, puisqu'elle disait n'avoir aucune capacité particulière en elle même et que tout ce qu'elle pouvait faire, c'était d'aider autrui a en développer. Probablement que l'apparition le sait et que si Carmina est présente, c'est que c'est un atout valable. Elle enchaina en me répétant que j'étais de l'étoffe d'un héros, chose que je refusais d'admettre et que je continuerais de réfuter.

Carmina ne me laissa que peu de temps de paroles et enchaina rapidement en me contant une histoire qui semblait-il était celle d'une héroine de son monde. Un épéiste dans un monde de mage, luttant pour se faire une place dans le monde. Un cas que beaucoup pourrait qualifier d'admirable et exemplaire mais qui me laissait indifférente, pour la simple raison que c'était également ma vie, que je la percevais comme normal et que j'en attendais autant de la part de toute forme de vie que je croisais. Car au final, la vie n'est qu'une immense lutte et seul les plus forts peuvent façonner le monde. Pour voir ses rêves réalisés, il faut se battre et détruire d'autres rêves, tout en protégeant ceux de nos proches. J'attendais patiemment qu'elle finisse son conte avant d'enchainer sur mes réactions

"Je ne suis PAS un héros, pour la dernière fois. Un héros alourdit son esprit de morale et de considération envers les autres, moi j'impose mes choix. Tant que je respirerais, je ne laisserais rien m'empêcher de faire ce que je veux et je ne manquerais pas d'écarter de mon chemin toute les nuisances. Qu'il s'agisse de monstre, de criminel ou d'innocent, j'aurais ce que je désir. Je n'ais tué ce dieu que parce qu'il avait mal choisis l'endroit et le moment pour avancer ses plans. S'il ne m'avait pas dérangé, je n'aurais certainement pas bougée, même si des milliers de gens devaient en mourir. Non, je n'ai rien d'héroïque si ce n'est ma force, mais ça ne fait pas de moi un héros, juste un tyran."

La femme de ton conte pourrait très bien me ressembler, que ça soit dans nos valeurs, dans nos compétences, mais mon identité m'appartient. Je ne suis pas elle, et tout ce que ton histoire m'apporte, c'est la volonté de combattre et de briser cette légende, et prouver que la mienne lui est supérieure. Peu m'importe qu'elle soit noble, mage, épéiste, bonne ou mauvaise. Si je veux la combattre, rien ne m'en empêchera et je ne suis pas du genre a retenir mes coups."

Je lui adressais un regard plein de malice et de soif de combat pour lui faire comprendre a quel genre d'animal elle avait affaire. Une créature amoureuse de l'adrénaline, de la compétition et de la domination. Le danger ne me fait pas peur, pas plus que la mort, car ce ne sont que des occasions d'enrichir ma légende.



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Sujet: Re: Histoire de légende

Dim 19 Nov - 14:18

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Carmina
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Finalement, Sahronglaag ne prit pas si mal d’avoir perdu son temps à écouter une histoire qui ne la concernait qu’à moitié. Même si sa réaction était presque colérique ! Cela ressemblait plus à son comportement… normal ? A vrai dire, elle ne s’était pas montré très calme depuis toute à l’heure… mais notre situation pouvait aussi jouer là-dedans.
Mais bon, elle ne m’avait pas coupé la parole, alors cela devait l’intriguer au moins un peu ! A sa manière. C’est en reprenant un air enjoué que je lui répondais :
 
« Oh ?... Je m’attendais à être ignorée… ça me fait plaisir que tu réagisses comme ceci, Sahronglaag ! »
 
C’était sincère ! Derrière ces airs de méchante tyran et de brute, le concept de légende ne la laissait pas indifférente, ni même l’histoire de cette épéiste qui aurait tout pour être sa rivale. Elle avait écouté, peut-être appris, et se montrer ainsi m’aidait à mieux la comprendre, à apprendre à mon tour. Si je devais être perdue je ne sais où, et peut-être revenir chez moi un jour, autant continuer à remplir mon rôle de Scribe ici, enseigner aux peuples de cette réalité, pour enseigner à ceux de la mienne à mon retour.
Devais-je être offusquée par son air sauvage ? Ou intimidée ? Qu’importe, ce personnage se montrait de plus en plus intéressant !
Mais en conteuse digne de ce nom je me devais aussi de prendre en compte ses remarques, et d’y répondre avec tout l’enthousiasme qu’elle méritait :
 
« Ah ! Mais je n’ai jamais dit qu’un héros était nécessairement vertueux. Il suffit simplement que son existence ait été assez marquante pour inspirer les peuples d’une manière ou d’une autre, même par le biais de l’effet papillon. Nul besoin de considérer les autres ou de suivre une morale pour cela. Après tout, si le dieu que tu as abattu était une menace pour le monde, peu importe tes raisons de l’avoir affronté ! Aux yeux des autres, cela te rend héroïque. Tyrannique si tu le souhaites, mais héroïque quand même. »

 
Toujours dans la joie, je vins me planter face à elle le sourire aux lèvres, la pointant du doigt :
 
« Chaque héros a sa manière de l’être. Je pourrais te raconter des tas d’histoire sur des gens atypiques comme toi, mais contentons-nous d’une à la fois. »
 
Puis, d’un pas de côté je vins me mettre à sa droite, mouvement qui ne devait pas avoir plus de sens pour elle que pour moi, à tout bien réfléchir :
« Peut-être deviendras-tu la prochaine menace pour ta réalité, mais il n’empêchera que les gens t’auront vue comme leur héroïne à un moment. Mais pour le moment, si tout ceci est réel, tu es dans un nouveau monde, et il est peut-être habitué. Tu n’es personne, mais avec un tel caractère aucun doute que tu te feras un nom, ahah. Quoi que tu fasses, on te connaîtra sous tes actions les plus marquantes et connues,  et ce ne sera pas toujours l’image que tu veux donner ! Nombre de héros le sont malgré eux, certains le deviennent même des décennies après leur mort, alors que leur histoire n’intéressait personne de leur vivant. Sans parler des erreurs d’interprétation, et de tous les aléas liés à la recherche de l’histoire… »
 
Un profond soupir m’échappa. Il était presque triste que les humains disposent de si peu de moyens de connaître le passé, ainsi les erreurs récurrentes pourraient être évitées. Et la science marcher sur de solides épaules de géant.
Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle seul le présent comptait, et ce que Sahronglaag voulait en faire :
 

« Mais qu’importe, je suis impatiente de voir comment tu vas évoluer. Que comptes-tu faire dès à présent ? »
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Sujet: Re: Histoire de légende

Dim 19 Nov - 23:01

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"Rin" Sahronglaag
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Changement de sujet

La conteuse semblait être surprise que j'ai étais attentive, bien que je voyais difficilement comment j'aurais pus faire autrement. Elle m'avait prise de court, en changeant vraiment d'un état a un autres et mes oreilles étaient ouvertes. A vrais dire, je n'avais pas vraiment tout écouter. J'ai juste retenus qu'elle racontais l'histoire d'une guerrière et que ça m'avait donné envie de me battre. Vint ensuite une redéfinition du terme de héros selon ses propres normes, définition qui n'avait aucun sens pour moi puisqu'elle semblait appeler héros n'importe quelle personne inspirant les autres, qu'il s'agisse de meurtrier ou d'authentique héros.

Je lâchais un petit soupire et étirant légèrement mes bras pour essayer de dissiper l'énergie qui commençait a s'y accumuler et a créer un léger malaise.

"Bon, tout ça commence a me gonfler, on tourne en rond et ça ne sert a rien. Appelle moi comme tu veux, ça ne changera pas ce que je suis ou comment je suis, t'étonne pas si je t'arrache les bras sur un coup de tête, je t'aurais prévenus. Tu as de la chance d'être aussi frêle, autrement tu aurais déjà dégustée. Bordel, mes muscles me démange ! Partons d'ici, on s'emmerde !"


Je quittais la grotte, en trainant la conteuse par le col malgré la tempête de neige, qui si elle s'était légèrement calmée, continuait de faire parler d'elle. Quelques pas nous séparait du grande pente couverte de neige que j'avais remarquée avant de tomber sur Carmina. La pente était propre, et il n'y avait pas d'arbre visible jusqu'en bas, où la neige commençait a disparaitre au profit d'herbe et d'arbres. Une idée me traversa l'esprit et je tirais le col de la conteuse face a moi, avant de lui poser une fatale question avec un sourire carnassier.

"Tu as une idée du moyens le plus efficace d'arrivé en bas ?"

Laissant quelques secondes a Carmina pour comprendre ce qui allait lui arrivait, je la posais dos sur la neige, posa mon pied sur son épaule et d'une impulsion l'envoya glisser le long de la pente, avant de la rejoindre, un sourire enfantin aux lèvres alors qu'un "OUIIIIIII !!!" commençait a résonner dans les montagnes. Il y avait des chances que l'atterrissage soit douloureux mais c'était trop demander au cerveau de la dragonne.




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Sujet: Re: Histoire de légende

Lun 20 Nov - 13:47

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Ma définition ne sembla pas convaincre Sahronglaag qui commençait à s’énerver, préférant mettre fin au débat avec une menace. C’était bien dommage ! Mais je respectais son choix, acquiesçant simplement en silence, mes théories concernant le futur de la guerrière toujours présentes. En vérité, qu’elle prête crédit ou pas à ma vision des choses importait peu sur le court terme, cela ne changeait pas l’ordre des choses. Les évènements parleraient en leur nom, il n’y avait aucun doute là-dessus.
 
« Ah ! » Fis-je quand elle m’attrapa brutalement par le col, m’entraînant vers l’ouverture de notre abri alors que je trébuchais et sautillais, suivant difficilement son rythme avec mes jambes encore gelées. La tempête faisait encore bien trop rage pour moi, qui n’avait pas connu de climat aussi difficile, du moins pas en dehors du Codex. N’était-il pas plus prudent de rester à l’intérieur de faire un feu et d’attendre que les éléments se calment ?
 
Arrivées face à une pente recouverte par la poudreuse, je m’apprêtais à faire part de mes inquiétudes à ma camarade d’infortune quand celle-ci me souleva au dessus du sol, un sourire peu rassurant aux lèvres. Fidèle à mon rôle de professeur, je pris dans un premier temps sa question au premier degré :
 
« Oh, je pense qu’il faudrait descendre tout doucement pour ne pas tomber, ou peut-être chercher quelque chose pour servir de luge et se laisser glisser, à moins que… »
 
Mais c’était à cet instant que je compris qu’elle n’avait jamais attendu une réponse de ma part. De force, je fus posée sur la dangereuse pente, avant qu’une impulsion ne m’y propulse… et que s’entame la dangereuse descente. Le sol se rapprochait de plus en plus rapidement, et irrémédiablement la pensée que cette « chute » puisse être létale me traversa l’esprit. Prise de panique, un cri strident s’échappa de mes lèvres avec toutes mes forces, et mes mains cachèrent mes yeux.
Jusqu’à l’impact.
 
Le corps légèrement soulevé par le choc, je glissais encore sur quelques mètres jusqu’à arriver sur un sol où la neige n’était plus suffisante pour assurer la glisse, terminant cette descente dans un roulé-boulé disgracieux.
Le cœur battant à la chamade, la chaleur du clou sacré y résidant était brûlante, comme à chaque fois que la peur de mourir m’envahissait.
 
« … »


Ici, le vent se faisait moins entendre, et les flocons étaient plus rares. Le froid n’était plus aussi présent qu’auparavant – à moins que l’adrénaline ne fausse le jugement.-
 
« … »
 
Se redressant lentement pour ne pas risquer d’endommager son corps ayant déjà subi beaucoup de pression, Carmina fût rassurée de constater que rien ne semblait brisé. La Bénédiction des Daeva avait peut-être prit effet, en lui offrant un inespéré coup de chance. Mais à vrai dire, cette mésaventure eût au moins un effet positif : Il était certain que tout ceci ne pouvait définitivement pas être une hallucination. La douleur qui la parcourait partout était bien trop réelle, et aucun délire ne pouvait survivre ainsi aux variances de l’esprit de la Scribe…
Encore incapable de pleinement se relever, elle tourna la tête vers Sahronglaag :
 
« Cette chute aurait pu être mortelle pour Carmina et toi. Avais-tu prévu ce risque ? »
 
A vrai dire, la réponse importait peu, du point de vue de l’écrivaine. Il n’y avait pas grand-chose à en dire. Tout ce qu’elle souhaitait était de tester la réaction de Sahronglaag face à cette étrange situation. Son analyse du danger, son comportement après coup,  et bien d’autres paramètres. Puisqu’elle était réelle, Carmina avait dès à présent tout intérêt à commencer le remplissage du Codex –pour peu que celui-ci ait encore un sens dans un nouveau monde.
 
Oh, et le fait qu’avoir été poussée ainsi ressemblait presque à une tentative de meurtre ? Ça, elle ne l’avait pas oublié, mais ça ne pesait pas grand-chose face à tout ce qui lui passait par la tête. Cette situation était déjà improbable pour la Scribe et le comportement agressif de la guerrière la laissait indifférente.
Carmina était dans un autre monde, loin de tout ce qui avait de l’importance à ses yeux. Son rôle ne pouvait pas être rempli si elle n’était plus à sa place – qu’est ce qui pouvait être pire que ça, après tout ?
 
« Il n’y a aucune animosité dans cette demande. Mais Carmina préfèrerait rester en vie. Peut-être as-tu prévu de mourir, mais la narratrice préfèrerait éviter d’être emportée avec toi. Il y a beaucoup de choses qu’elle doit faire, particulièrement dans cette nouvelle terre… Et elle ne dispose pas de ton enthousiasme, ni de ton optimiste, à l’idée d’avoir à recommencer ce qu’elle n’avait déjà pas terminé. »
 
Il restait encore des montagnes entières de connaissances qu’elle n’avait pas encore transmises à l’Humanité, et elle ne pouvait pas se permettre d’interrompre cette tâche trop longtemps. La captive avait intérêt à avoir fait appel à de vrais héros capables de la sauver rapidement, ou Carmina risquait de rester ici un moment… ce qu’elle ne souhaitait pas.
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Sujet: Re: Histoire de légende

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Discution difficile

Après avoir envoyé Carmina dévaler la pente de neige, je la suivie sans trop tarder en contractant mes muscles pour éviter de trop basculer avant de me laisser glisser sur la neige jusqu'en bas. Le sang battait avec violence dans mes veines alors que l'adrénaline se répandait dans mon corps. La descente vertigineuse, la vitesse, le sol qui s'approchait de plus en plus vite, quel pied ! Je me sentais retombée en enfance et aucun sentiment de danger ne me traversait l'esprit, que cela soit pour moi ou Carmina. A vrais dire, je ne pensais plus du tout a elle, seulement au fait de profiter de cette glissade.

La glissade se passa sans trop d'accrocs, la pente assez bien dégagée, ceci dit l'arrivée se fit légèrement plus mouvementé a cause du manque de neige sur la fin de la piste, ce qui me fit culbuter en avant sur plusieurs mètres, avant de m'arrêter dans une position ressemblant a celle d'une enfant assise, les mains posées entre ses deux jambes écartées, un sourire de satisfaction aux lèvres. Mais la conteuse ne semblait pas partagée mon opinion à en juger l'expression qu'elle affichait en s'approchant. Elle commença à me sermonner alors que j'étirais mon corps légèrement endoloris par l'expérience, avant que je ne l'interrompe, un peu fatiguée de l'entendre.

"Oh ça va, t'es pas mourue Carmina, t'es pas mourue alors arrête de me casser les couilles ! Comme si une chute aussi nulle pouvait nous tuer, Ah ! Arrêtes de claquer des dents et ressaisie toi, ou c'est moi qui m'en chargerais, et tu risque de ne pas apprécier, surtout s'il en faut si peu pour t'effrayer."

Des bruits de pas lourds commencèrent a se faire entendre lors de cet échange peu amical, mais je n'étais pas suffisamment concentrée sur eux pour y faire attention avant de voir leur propriétaire : un homme massif de prêt de deux mètres, chauve et recouvert de traces rouges mêlant sang et tatouages portant une grande hache ressemblant a celle d'un bourreau, maculée de sang et légèrement rouillée. Après nous avoir remarqués il s'approcha de nous de manière vindicative en jouant avec sa hache.

"Des femmes ? Parfait ! Magnifique ! Shagrod n'en sera que plus comblé ! Regardez moi, Maître Shagrod, ce sang qui coule est en votre honneur !"

Alors que nous avions à peine remarqué sa présence, l'inconnu empoigna fermement sa hache et nous chargea, probablement avec pour intention de nous couper en fine lamelles de viande.




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Sujet: Re: Histoire de légende

Lun 20 Nov - 21:56

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Sahronglaag prit avec colère les commentaires de Carmina. Peut-être était-elle susceptible, énervée, ou n’appréciait simplement pas de recevoir des remarques gâchant son plaisir. Une nouvelle menace fût proclamée à son encontre, et la conversation semblait hermétiquement fermée pour le moment. Tant pis.

De toute façon, si dialogue il y avait eu, celui-ci aurait bien rapidement été interrompu par une arrivée peu chaleureuse. Un autochtone à l’allure sauvage venait de faire son apparition, un homme bourru équipé d’une grande hache loin d’être rassurante, tenant des propos loin d’être rassurants eux aussi. Était-ce un habitant de ce monde ? Si c’était le cas, le premier contact n’était pas des plus adulateurs. Mais au moins, cela répondait à une question…

« Il semble que cette terre soit bel et bien habitée, à moins qu’il n’ait été appelé lui aussi. Néanmoins il a l’air tout autant capable de dialoguer que toi, ce qui est bien dommage, des informations n’auraient pas été inutiles au vu de la situation. »

Et c’était pourtant bien peu dire. Carmina ne considérait pas le nouveau venu comme une menace, en fait, elle n’avait absolument pas cherché à le jauger sous cet angle. S’il devait attaquer, il était bien plus logique dans l’esprit de la Scribe que Sahronglaag soit prise pour cible, étant le personnage bien plus concerné par les combats que Carmina .
Néanmoins la trame prit cette dernière à contrepieds, quand la brute s’en prit à la narratrice, contre toutes attentes.

Son esprit encore engourdis avait amenuisé ses réflexes. Son corps endoloris, ayant frôlé l’hypothermie il y a moins d’une heure, n’avait pas la vivacité d’esquiver. Et son état général, ainsi que le manque de préparation, rendaient impossible toute éventualité d’une quelconque réaction défensive.
Au final, c’est l’aura intimidante du guerrier ainsi que son propre manque de dextérité qui permirent à Carmina de ne pas finir en deux morceaux. En effet, impressionnée par cette montagne de muscles, sauvages, l’écrivaine eût un léger mouvement de recul inconscient, que son agresseur interpréta de travers, tranchant dans le bras gauche de sa cible plutôt que dans son torse.
Oui, cela s’appelait aussi de la Chance. Mais justement, le statut de Pupille du Diable avait quelques avantages, dont celui de voir la fortune offrir quelques faveurs à Carmina.

Cependant, celle-ci voyait la plaie rougeoyante suivant sa manche coupée en deux, le membre ayant subi une tranche allant de l’épaule au poignet. Trop choquée pour crier de douleur ou même simplement la ressentir, l’écrivaine ne put que tomber en arrière, les yeux rivés sur son bourreau qui armait déjà le prochain coup.
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Sujet: Re: Histoire de légende

Lun 20 Nov - 21:59

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Echange musclé

Alors que le ton commençait à monter avec la folle à lier de Carmina, cette dernière coupas court a la discutions en se tournant vers un étrange bonhomme, massif, sanguinolent et pas très clair dans sa tête a vus de nez. Le bougre semblait s'extasier de nous avoir trouvé, et a sa démarche, ça se sentait qu'il ne voulait pas nous vendre des cookies. Carmina elle ne semblait pas vraiment saisir la situation, ou plutôt toujours avec sa manière détachée qui me hérissait le poil et se permit même de me faire quelques commentaires désobligeants.

"Peuh, parce que tu crois que tu es plus capable que moi pour communiquer ? Espèce de tarée."

Le sauvage entama une charge qui me sembla fulgurante pour son gabarit, me poussant à faire un bond en arrière pour m'extirper de sa trajectoire. Sa hache s'abatis bruyamment au sol, emportant au passage une partie de la tunique de Carmina et laissant un fin filet de sang perler de son bras jusqu'au sol. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas eu à me concentrer dans un combat que ce bougre m'avait pris par surprise, alors qu'il n'y avait aucune raison qu'il me prenne de vitesse. Certes mon corps était rouillé, plus encore après le délire de l'apparition, mais je n'avais besoin de rien de plus que d'un peu de concentration pour me débarrasser d'un gros lourdaud comme lui.

Sans que je n'ais plus le temps de réfléchir, le sauvage arma son second coups, toujours en direction de la folle. Mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines, gorgé d'adrénaline alors que je bondissais pour m'interposer entre eux. Rapidement et instinctivement, je me saisis de la hampe de la hache et y confronta toute mes forces pour arrêter le coup. Mes biceps et mes quadriceps me firent comprendre leur détresse au travers de quelques signaux douloureux à destination de mon cerveau. Le bougre était fort, plus fort que je ne l'étais actuellement.

"Dégage de là, espèce de conne !"

Aucune réponse, aucun mouvement ne fit réponse à mon ordre, l'idiote semblait être tétanisée. Un peu contrainte, je donnais une impulsion plus forte encore dans mes bras, pour faire légèrement mon vis à vis le temps d'asséner un coup de pied a la conteuse qui la fit rouler sur le coté, avant de me retrouver de nouveau bloquée dans cette lute de force avec le grizzli. Maintenant que j'étais libérée des problèmes extérieurs, je pouvais profiter pleinement de cette confrontation désavantageuse, l'occasion rêvé de briller. Un sourire carnassier sur les lèvres, j'assénais un violent coup de front dans le nez du mastodonte. Le bougre lâcha un petit cri de surprise mais ne brisa pas sa poigne, qui baissa tout de même en intensité, maintenant que son attention avait été détournée. J'en profitais pour renverser ma poigne, entrainant la lame de la hache vers moi, alors que je changeais mes appuis pour me faufiler entre les jambes de mon opposant, largement écartée pour apporté plus de puissance dans son coup. Je me retrouvais maintenant derrière lui alors qu'il était dans une position bien désavantageuse et lui assena deux rapides coups de pieds. L'un dans le bas du dos pour l'envoyer s'empaler l'estomac dans la hampe de son arme, le second dirigé vers l'ouverture de ses jambes, vers un point faible que partageait tout les êtres humains et particulièrement sensible chez la gente masculine.

Je repris une posture plus neutre, affichant toujours mon sourire carnassier en m'esclaffant.

"Ah, c'est tout ce que t'as mon mignon ? Tous ces muscles et ce sang, c'est pour la forme ? Surement que t'as buté des pauvres donzelles et des mioches. Rien d'un minimum compétent n'aurait quelque chose à craindre d'une grosse montagne écervelée. T'es tellement naze que même sans mes pouvoirs je t'explose les doigts dans le nez !"

Je gardais toutefois une partie de mon esprit concentré sur une partie plus sérieuse : analyser les mouvements de mon adversaire, lire ses intentions et les anticiper. Il avait beau être plus fort et rapide que moi, je pouvais le vaincre si je laissais parler mon instinct. La montagne mit quelques instants a se rétablir avant de se tourner vers moi, un sourire fous aux lèvres qui me prit de court. Souvent je souriais en combat, simplement parce que j'aimais particulièrement ressentir la force de mon adversaire et surmonter la douleur qu'elle m'infligeait, mais je ne pensais pas retrouver ce trait chez autrui.

Le fanatique empoigna sa hache et bondit en l'abattant sur moi, mais son corps étant aussi prévisible qu'une machine, je pus anticiper son mouvement, me décaler sur le coté, laissant ainsi la lame de son arme de planter violemment dans le sol avant que je ne lui assène un coup de pieds dans le ventre qui le fit reculer de quelques pas. Un sourire carnassier aux lèvres, je bondis sur lui et un violent combat a mains nues s'engagea avec la montagne.

Une bonne vingtaine de minutes s'écoula pendant lesquels les coups fusèrent, sans qu'aucun des deux combattants ne donnent l'impression de fléchir. Les hématomes se multipliaient des deux cotés et si le fanatique commençait a abandonner son sourire au profit d'une expression plus effrayée, la dragonne elle ne faisait que s'exciter de plus en plus, ses coups gagnants en énergie alors qu'elle semblait ignorer de plus en plus la douleur qu'elle ressentait.

Le combat se termina alors que je me tenais debout au dessus de mon adversaire inconscient et que je continuais de le frapper, entransée par l'adrénaline.

"Alors ?! Tu n'as plus rien ?! Un meurtrier comme toi n'as jamais dus connaitre un vrais combat ! Avoir peur du combat, de la mort, ça ne fait de toi qu'une merde ! La douleur que ton adversaire t'inflige, le plaisir de la surmonter et l'extase de la rendre, c'est a ça qu'on reconnait les guerriers !"

Alors que je parlais, je frappais de plus en plus fort, avant de finir mon monologue sur un violent coup de pied, finissant d'enterrer le visage ensanglanté et sans vie de mon adversaire dans le sol. Euphorique, je me cambrais avant d'hurler telle une créature possédée.

"JE ME SUIS JAMAIS SENTIE AUSSI VIVANTE ! GHAAAAAAAAA !"



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Sujet: Re: Histoire de légende

Mar 21 Nov - 1:56

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Une hallucination ?...

Carmina cherchait à comprendre ce qui lui arrivait. Plus tôt, elle était accompagnée d’une colérique camarade d’infortune qui avait plus d’une fois menacé de lui faire du mal, avant de la jeter sur une pente infernale qui aurait pu remplir cet objectif. L’instant d’après, elle se retrouvait sur un sol d’herbe et de neige, digne de la plupart des pieds de montagne.

Son bras gauche la faisait probablement souffrir, en fait, elle n’en était pas certaine. Elle n’était plus certaine de quoi que ce soit. La conclusion précédente, que son arrivée dans ce nouveau monde était bien réelle, disparaissait déjà dans le flou incommensurable du doute. Le ciel au dessus de sa tête, le vent qui s’engouffrait dans ses vêtements, le combat dont elle avait été éloignée… quel sens cela avait-il ?

Ses connaissances ne servaient à rien ici. Le si précieux savoir que la Scribe cherchait désespérément  à partager ne pouvait l’aider à comprendre ce qui lui arrivait. Tout ceci n’avait juste… aucun fondement.  Elle allait simplement disparaître ici, silencieusement, laissant dans son sillage une existence vide du début à la fin. Celui qui avait pris tant de risques pour la protéger ne verrait pas naître le fruit de ses sacrifices. Celle qui avait péri par sa main serait vengée, mais sa mort aura été vaine.
Il en allait de même pour ses deux camarades à qui elle avait volé le nom et l’identité, en promesse d’apporter la lumière à l’humanité. La lanterne, porteuse de la flamme purgeant les criminels, s’éteindrait à jamais. Le bâton, faiseur de miracles célestes, sera recouvert de poussière sans avoir la chance de sauver le genre humain.



Ah…

Comme un fulgurant éclair, la douleur de son bras se raviva, ramenant l’écrivaine au moment présent. Mais surtout, face à la réalité : Elle était dans un nouveau lieu, blessée, seule, affaiblie, dans l’inconnu le plus total, incapable de trouver une solution à sa situation. Le sang qui coulait, le froid qui la traversait, cela ne signifiait qu’une chose : Elle était vulnérable, face à une mort quasi-certaine sans rien ni personne pour la protéger, elle qui n’aurait jamais vécu aussi longtemps sans les efforts des autres pour éloigner le danger.

Devant ce cruel sort, la jeune fille aux émotions instables n’eût d’autre choix que de se replier sur elle-même, commençant à pleurer toutes les larmes de son corps en attendant sa fin.
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Sujet: Re: Histoire de légende

Mar 21 Nov - 1:59

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Retombé d'adrénaline

L'adrénaline commença à s'estomper et avec elle, la douleur commençait à revenir. D'ici peu, je ne pourrais plus bouger d'un pouce tant la douleur qui jusqu'à lors avait été inhibée était grande. Mes muscles étaient tiraillés par l'effort, ma peau bleutée par les marques de coups. Mes jambes commençaient à flageoler alors que je marchais doucement en direction de l'arme de notre agresseur. J'empoignais la hampe, la trainant sur toute la distance qui me séparait du cadavre du barbare. Je puisais dans mes toute dernières forces pour élever la hache dans les airs, avant de l'abattre violemment sur la nuque de ma victime.

Déstabilisée par l'effort, je tombais sur mes fesses, regardant d'un œil vitreux la tête se détacher légèrement du corps du fanatique, et une flaque de sang commençant à se former. J'essayais de me relever, pour mieux retomber de manière pathétique. Mon corps était trop fatigué après autant de temps de facilité et il me faudrait bien plus de pratique pour redevenir efficace. Mais d'une certaine façon, j'étais heureuse d'avoir pus ressentir de nouveau le danger d'un combat, d'avoir pus avoir mal et d'avoir pus surmonter cette douleurs pour vaincre. Après si longtemps, j'avais de nouveau la sensation de progresser.

Alors que mon esprit me quittait, des reniflements bruyants attirèrent mon attention et allongée sur le sol, je tournais la tête en direction de Carmina pour la voir pleurer en boule.

"Hey ... Arrête de chialer ... gamine ... On a gagné ... Alors ... Arrête de ..."

Sans pouvoirs ajouter insultes ou réconforts, mon corps cessa d'agir et commença une phase de repos bien mérité et hautement nécessaire.



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