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Mechanische Rettung

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Sujet: Mechanische Rettung

Lun 20 Nov - 23:53

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KCT-023
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Mechanische Rettung


Avec : Carmina

‘’Et c’est un bon camarade, et c’est un bon camarade, et c’est un bon CAMAAAAARRRRAAAADDEEEEEEEEE ! Et c’est un bon camarade !’’

Tels étaient les chants d’ivrognes que mes capteurs étaient en mesure d’enregistrer. La population locale semblait, comme j’avais put le constater précédemment, arriérée. Tout du moins en comparaison du monde qui avait mes origines. Ici, pas d’électricité, de net ou même de mécanique. A se demander si la thermodynamique était un concept qu’ils pourraient connaître un jour… Ils semblaient être juste si immobilisés au niveau scientifique que je doutais de leurs capacités à prospérer. Lorsque la force brute serait compensée par un équipement plus précis, cette nation n’aurait que des mois avant de connaître son ultime sursis, probablement orchestré dans un combat d’honneur qui se déroulerait dans les mêmes rues que celle où je déambulais depuis peu.

Lerry. Tel était le nom de cette bourgade. Population estimée, plusieurs milliers, tout au plus. La transition démographique n’ayant pas dût être effectuée, je supposais que les conditions précaires infligeaient à cette nation un taux important de mortalité infantile, tout comme les combats devaient réduire le nombre d’homme en âge de procréer. Sans même qu’ils ne s’en doutent, le mode de vie qu’ils utilisaient risquaient de les faire sombrer dans une consanguinité croissante s’ils ne s’ouvraient pas à l’extérieur, et en étant si isolé du reste du monde, il était probable qu’ils finissent par connaître un déclin progressif.

Mais juger ceci, ou l’arranger, n’était pas une chose qui était dans mes fonctions. Je ne faisais qu’envisager les possibilités de l’avenir de cette nation à partir de mes connaissances et des analyses. Après tout, voir deux hommes totalement ivres sortir à une heure relativement tardive n’était pas une chose qui faisait pencher la balance, et je préférais conserver un simple regard sur ces deux individus, qui représentaient une menace considérable. Il était un fait que ces hommes pouvaient devenir agressifs et instables sur de simples mots, la raison qui pouvait parfois tenir certains spécimens se perdant à chaque gorgée qu’ils avaient consommés.

En tout cas, l’obscurité ambiante n’était pas une chose qui me gênait. Je réglais mes capteurs sur une sensibilité à la lumière plus importante, afin que les reflets des étoiles puissent m’éclairer même au milieu de la nuit. Nous n’en étions pas encore à un tel stade de pénombre, les habitations avoisinantes permettant de voir la rue par les quelques fenêtres qu’elles pouvaient avoir. D’autant qu’avec ce temps, il était assez difficile d’identifier ma nature différente. Je préférais partir sur un mensonge, en ne montrant pas ouvertement ma condition. Après tout, les temps anciens se complétaient avec une haine de la différence, même si j’étais en mesure de contrer ceci, tout du moins face à un nombre réduit d’opposant.

‘’Et bah, la petite, ça lui tenterait pas qu’on s’réchauffe ensemble ?’’

Je me retournais, pour constater que ces deux poivrots semblaient avoir accostés une femme de taille faible. La situation pouvant dégénérer, je me rapprochais un peu, pour être en mesure d’agir. Je ne cherchais pas à la sauver tout particulièrement, juste à mettre en place l’ordre des choses, le fait que les criminels devaient pâtir de leurs méfaits.


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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Mer 22 Nov - 4:21

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Carmina
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« Que puis-je dire sur cette ville ?

Ses habitants y sont aussi chaleureux et simples que la région est froide et hostile. Leur culture est guerrière et leurs traditions  fortement orientées vers les faits d’armes et exploits martiaux, abreuvée de fraternité entre frères d’armes et d’alcool fort.  Une telle civilisation, dans un tel climat, ne va probablement pas connaître de révolution scientifique, philosophique ou spirituelle de sitôt, mais resterait fidèle à ses valeurs bien longtemps. Peut-être bien qu’une invasion étrangère est nécessaire pour y parvenir ? »
  
… étaient les quelques mots que j’avais pu noter sur mon carnet pour l’instant.  Après une semaine de voyage avec les deux nouvelles rencontres que j’avais faite dans une tundra lointaine, il s’agissait de la première ville que nous ayons croisée, et donc du premier contact pertinent avec les autochtones de ce monde.  Oh, « pertinent » car ce fanatique à la hache croisé au premier jour ne m’avait pas donné bien grand nombre d’indications… Et après avoir découvert plus en détails ce pays, je pouvais simplement dire que le défunt manieur de hache ne jurait pas avec le reste du décor.
 
Depuis quelques minutes je m’étais assise sur un rocher, observant l’ambiance nocturne de la froide cité que les gens appellent « Lerry ». Eh bien c’était… intéressant ? Les habitants se détendaient de leurs fastidieuses journées en se plongeant dans le bruit et la boisson, dans un brouillard festif digne des soirées arrosées de certaines tavernes de Neo-Iseros. Et de bien d’autres tavernes, en fait…
 
Mais, plongée dans mes réflexions, je ne remarquais qu’au dernier moment les deux individus m’ayant approchée. Oh, il s’agissait juste de robustes « monsieurs », à la carrure de bucherons, mais surtout à l’odeur infestée d’un alcool local qui semblait bien plus fort que tout ce que mes lèvres avaient goûté.  Saluant de la tête ce que je ne pensais être que de simples passants, ceux-ci se figèrent néanmoins pour m’observer de la tête aux pieds, un sourire manquant un peu d’intelligence sur le visage.  Et avant que je n’aille plus loin dans mon analyse, ils se placèrent tous les deux devant moi, mais peut-être un peu trop proches cependant ! Enfin, ce n’était pas très… confortable ?
Mais cela le fût encore moins lorsque le plus costaud des deux m’attrapa les épaules un peu brutalement, comme quand on… tient beaucoup à quelqu’un ? Ou que l’on cherche à le restreindre par la force ?
 
« Et bah, la petite, ça lui tenterait pas qu’on s’réchauffe ensemble ? » dit-il alors, son camarade l’accompagnant d’un petit rire que l’on pourrait qualifier de « grivois ». Mais que voulait-il dire ainsi ? Pour bien comprendre sa question, je devais lui demander :
 
« Hum, eh bien je ne suis pas sûre d’avoir bien cerné la… demande ? Si tu désires te réchauffer, peut-être serait-il judicieux de chercher un feu ? Mais ceci dit, un lit douillet avec une bonne couverture est également une bonne méthode ! Et il est même encore plus agréable de trouver un lit dans une pièce pouvant accueillir un feu sans trop de risques,  le plus commun étant les cheminées. En tout cas, ça l’était là d’où je viens ! Oh, mais tu as  précisé « ensembles » ? Je ne comprends pas très b-… ah ! C’est une proposition ! C’est très aimable de ta part, merci bien, il est vrai que j’ai un peu froid… mais écrire et rêvasser sous les étoiles est si agréable !


Cependant, est-ce que tu pourrais retirer tes m-… Oh ! Je viens de comprendre aussi ! Pardonne-moi, mon Don de Lecture a été affaibli à mon arrivée ici, alors ça me rend un peu lente à cerner l’essentiel ! Vous restez tous deux aussi proches car plusieurs corps humains à proximité génèrent de la chaleur, c’est bien cela ? Et les mains, c’est parce qu’ainsi en contact, le sentiment de chaleur est plus important ? Oh, c’est vraiment astucieux ! Ahah, pour être tout à fait honnête, je ne pensais pas trouver autant d’ingéniosité auprès d’un peuple comme le vôtre…

…Oh, ne le prenez pas mal, il n’y a aucun sous-entendu ! En plus, je suis bête, pour faire face au climat il est É-VI-DENT que la première piste d’évolution spirituelle se situe dans la lutte contre le froid.  D’ailleurs, je vais de suite en prendre n-… Aie ! »

Le second homme venait, sans sommation, de me…gifler ?
 
« Tu parles trop, p’tite câtin ! » donna-t-il comme explication.
Le premier rétorqua : « Héhé, ça c’est parc’qu’elle en peut plus ! Allez gamine, viens donc par là, y’a justement un lit douillet qu’nous attend…  et autant d’feu qu’il te plaira…»
 
Et sans attendre de réponse, sa solide poigne attrapa mon bras et me redressa de force, commençant à m’attirer j’ignorais où.
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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Mer 22 Nov - 12:15

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Mechanische Rettung


Avec : Carmina

J’observais pour le moment silencieusement ces deux personnes, en récupérant un maximum d’information afin de constituer un dossier de preuve nécessaire à la justice pour faire son office. Ils étaient déjà tous les deux dans un cas notable d’ivresse sur la voie public, mais c’était surtout ce qu’ils comptaient faire avec la personne correspondant au profil d’une jeune femme perdue qui risquait de coûter cher. Il n’y avait que trop d’histoires négatives concernant ceci, trop d’affaires qui ne trouvaient jamais satisfaction, alors tant que je pouvais en prémunir une, j’allais le faire, d’autant que deux locaux serait une bonne manière d’estimer mes capacités à me battre.

Je repérais déjà les lieux avant même que la conversation ne s’engage. La route était très légèrement pavée, et une pierre sur le coté servait d’assise à la demoiselle. Aucun de ces deux éléments ne pourrait servir comme objet contendant, mais il y avait bien une pierre de la taille d’un poing sur le bas-coté, ce qui pourrait être utilisée pour porter un coup mortel par un camp ou l’autre. Je n’étais pas très inquiétée par les coups de poings qu’ils pourraient donner, d’autant que l’état psychique qu’ils étaient risquait de les ralentir et de les rendre simples. Je n’avais pas beaucoup affrontées d’ivrognes, ce problème étant déjà géré efficacement dans mon monde, mais ils restaient très simples dans leurs manières de se battre.

Tout en m’approchant d’eux par derrière, j’écoutais la déposition de la demoiselle. Visiblement, elle ne semblait pas être dans son état normal, où alors le fait de comprendre les sous-entendus ne semblait pas être une chose qu’elle touchait. Partant d’un premier degré très simple, elle examinait les possibilités concernant le fait de se réchauffer… Autant dire qu’elle était bien loin des intensions perverses qu’avaient en tête ces deux personnes. Etrangement, je pensais que cette personne n’était pas du tout à sa place, à simplement attendre dans la nuit sans se méfier. Elle ne vivrait pas longtemps sans assistance. Même l’agneau devait se méfier du bélier, tout comme des loups…

Donc, je résumais. Alcoolisme sur la voie public, qui se terminerait par un rapt en bande organisée… Et agression, je rajoutais ça alors que le bruit d’une gifle résonnait, sonnant légèrement la demoiselle qui n’avait pas encore bien comprit ce qui était en train de lui arriver. Bien pour elle que j’étais juste derrière, et que pas une fraction de la scène ne m’avait échappée.

‘’Je n’effectuerai qu’une seule sommation verbale. Lâchez cette femme immédiatement, ou vous en payerez les conséquences les plus directes.’’

Encore une fois, je leur laissais une dernière chance de se repentir, comme l’exigeait les protocoles judiciaires. Ils n’étaient que peu efficace dans bien des circonstances, mais ils devaient être respectés à la lettre, auquel cas un manquement juridique serait effectué et ils seraient immédiatement relâchés. Je veillais à ce que cela n’arrive pas à cause d’un manquement de ma part. Néanmoins, l’opportunité d’une attaque discrète disparaissait en même temps qu’ils se retournaient tous les deux, l’un d’eux continuant de saisir la demoiselle.

‘’Et vous, ç’vous diraient pas d’vous réchauffez avec nous, les deux jumelles ?’’


Il semblait être visiblement confus, ses deux yeux lui transmettant de fausses informations, concernant la présence d’une autre personne avec moi, me ressemblant trait pour trait. J’attendais trois secondes avant que quelques mots ne résonnent dans mes contrôles :

*Activation des protocoles de combats*

Je ne m’étais pas doutée un seul instant que cela se terminerait ainsi. Les poings se serrant lentement, je me mettais en garde, à la surprise des deux individus, qui ne devaient pas avoir l’habitude de voir une personne avec une carrure frèle se mettre en travers du chemin qu’ils empruntaient. Si la force brute était le moyen de négocier avec eux, alors ils devraient comprendre qu’elle n’était pas aussi apparente. Ils apprendraient probablement plus que moi aujourd’hui.

Ne détectant aucune offensive de leur part, je débutais ainsi par un coup de poing ascendant sur le premier homme, qui tenait la jeune femme. Placé au niveau de l’estomac, mon intention était de le désorienter suffisamment le temps que je m’occupe de son camarade, supprimant ainsi le déséquilibre numérique par des attaques précises. Au cas où vous n’étiez pas au courant, oui, l’uppercut au foie fait partie intégrantes des techniques de combat professionnelles.

Il se penchait en avant en même temps que ses yeux s’écarquillait, et que sa poigne se limitait sur elle. Rapproché de lui, je reculais juste un peu mon bras, avant de le lever rapidement, la paume ouverte, pour donner un coup léger au niveau du menton, un endroit critique au combat, qui pouvait rendre confus n’importe quelle personne par le fait qu’il perdait son sens de l’équilibre. D’autant que je facilitais l’action de la gravité sur lui, par l’action de ma jambe sur la sienne. Résultat, il se retrouvait à terre, confus, pendant que son allié était lui en garde, pleinement en mesure de se défendre.

Jetant un regard vers la demoiselle, pour visualiser son état, l’individu tenta de m’asséner un coup, auquel je ne répliquait pas. Son poing cogna au niveau du sommet de mon torse, laissant juste un bruit métallique résonner sur les quelques mètres avoisinants. Sa main semblait lui être douloureuse, à en voir l’expression qu’il en tirait !

‘’Ce… Cette salope est en métal !’’

Il jeta un coup d’œil paniqué aux alentours, avant de trouver la pierre que j’avais vu précédemment. Mais ça, je l’avais anticipé, et alors qu’il se penchait pour l’obtenir, mon pied trouva la surface de sa joue, le mettant hors combat, sonné, mais pas inconscient. Les deux se retrouvaient maintenant à terre, en une vingtaine de seconde.

‘’La lecture de vos droits est une chose que ne je suis pas en mesure de vous offrir. Veuillez-vous rendre immédiatement à vôtre domicile, et ne plus en sortir jusqu’au lever du jour. Si jamais une telle chose venait à se reproduire lors de ma présence, ce n’est pas sonné que vous sortirez de cette altercation, mais dans un état comatique.’’

Probablement n’avaient-ils pas comprit l’intégralité de mes propos, mais ça, c’était à leurs charges. Je me tournais maintenant vers la victime, m’avançant de quelques pas, pour lui dire :

‘’Mes capteurs ne m’indiquent que votre état physique est stable, malgré le coup que vous avez reçu. Qu’en est-il de vôtre état psychique ? Êtes-vous en mesure de vous rendre à un endroit sûr dans les plus brefs délais ?"



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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Lun 27 Nov - 19:16

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Carmina
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Alors que Carmina cherchait à comprendre l’étrange proposition des deux individus, une curieuse situation prit place devant ses yeux. Un nouveau personnage venait d’entrer en scène, sous l’apparence d’une jeune femme à la peau quelque peu inhabituelle et à la démarche très droite. En premier temps, elle commença à menacer les deux monsieurs de violence s’ils ne lâchaient pas Carmina, et comme ils ne s’exécutaient pas, respecta sa parole à la lettre.  La Scribe observa cette agression dans les moindres détails, portant un intérêt tout particulier pour l’inconnue lorsque un coup à son torse se résultat en une main douloureuse après un bruit métallique. Pourtant, elle ne portait pas d’armure… ou alors celle-ci était bien cachée sous les couches de vêtement.

N’ayant pas bougé d’un pouce de toute la scène, l’écrivaine tentait de comprendre la personne qui venait de tabasser ces deux citoyens. A la manière de Sahronglaag, celle-ci n’utilisait que ses poings, mais sa posture demeurait bien plus formelle. Moins sauvage. Quoi qu’il en soit, la narratrice se demandait bien ce qui avait pu pousser ce personnage à agir ainsi. Elle ignora alors simplement sa question pour poser les siennes, dans un élan de curiosité littéraire :

« Mmh ? Tu as été brutale avec ces deux personnes. Carmina peut-elle en connaître les raisons ? Il lui semble que tu les as évoquées, mais elle n’est pas sûre de les avoir bien comprises. Comme tu as parlé de droits, elle suppose qu’il s’agit d’une question de législation. Cependant, l’écrivaine est arrivée en ce moment il y a peu, dans cette ville encore plus récemment, et elle n’a pas connaissance des lois en vigueur en ces terres. Y’a-t-il quelque chose qui lui aurait échappé dans le comportement de ces autochtones ? »

Mais, n’ayant pas pour but de frustrer l’inconnue –ce qui pourrait résulter à la coupure de la conversation, et ce serait bien dommage !-, elle prit ensuite le temps de répondre à ses demandes :

« L’état psychique de Carmina n’est plus mesurable par les théories psychologiques définies par les peuples intelligents. Elle est navrée de ne pouvoir en déterminer la stabilité, et ainsi de répondre à ta première question. Ensuite, le trajet vers l’endroit le plus sûr que Carmina connaisse est… inconnu, et malheureusement situé dans un autre monde, et très probablement un autre univers, alors… elle ne peut pas répondre à ta deuxième question  non plus… »

Tout en parlant, le ton de l’écrivaine prenait une allure presque mélancolique, et elle baissa la tête.  La pensée qu’elle ne puisse peut-être plus jamais retourner en sureté auprès de son Cercle l’attristait au plus haut point… Mais malgré ça, elle ne pouvait se laisser envahir par cette émotion, car pour remplir son devoir de Scribe elle devait être capable de se concentrer sur la conversation présente.
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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Lun 27 Nov - 21:06

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Mechanische Rettung


Avec : Carmina

Je m’étais habituée au fil des opérations que j’avais effectuées à ne pas recevoir de remerciements en retour. Rendre soi-même la justice était une chose controversée, et des fois j’avais finie au poste tout comme les individus que j’avais arrêtés. D’autres fois, la personne était tellement en état de choc qu’elle n’était pas en mesure de prononcer le moindre mot, ou qu’elle s’était évanouie. D’autres prenaient les pleins moyens pour fuir dès lors qu’une occasion se présentait, tandis que ceux qui connaissaient leurs agresseurs se faisaient du souci pour eux, se demandant si je n’avais pas été trop expéditive dans mes actions. Et il semblait que dans toutes ces catégories, la jeune fille rentrait dans cette dernière, sans pour autant qu’elle ne connaisse les deux personnes… Non, elle était différente, comme si… Elle questionnait mes actes…

Comme si elle n’avait jamais vu apparaître le danger qui lui tombait dessus. Décidément, cette personne était bien imprudente au point de ne même pas voir l’entrée de l’antre d’une bête. Les hommes en étaient, des bêtes, qu’il fallait parfois mater pour assurer un comportement adéquat avec le reste d’une meute. Rare étaient les exceptions qui étaient en mesure de se maitriser d’eux même, qui formaient pendant toute une vie un pilier stable d’une communauté. Ils étaient naturellement trop soumis à des états variant, aux émotions et à de nombreux problèmes… De plus, j’eu un peu de surprise en l’entendant se désigner elle-même avec la troisième personne, alors qu’auparavant, elle avait communiquée avec l’utilisation du ‘je’. Une manière d’exprimer involontairement un état de choc, de prudence ? Je l’ignorais pour le moment, et réfléchissais à la question qu’elle m’avait posée…

‘’La loi de ses terres n’est pas enregistrée dans mes bases de données. Néanmoins, l’utilisation d’un code d’une période comparable a autorisé mon action pour les motifs suivants : Agression physique, tentative de rapt et refus d’obtempérer... Bien que ce second chef d’accusation n’ait été prouvé, la probabilité que ces deux personnes s’en prennent à vous de cette manière était proche de 100%. Sauf si vous auriez été consentante, dans ce cas, nous pouvons l’enlever de cette liste.’’

Je laissais un petit silence se faire, alors qu’elle expliquait la complexité de son état psychologique. Elle se décrivait elle-même comme étant instable, non mesurable comme élément d’une société. Cela rendait la chose plus compliqué. Soit elle était totalement en train d’être dans un état de stress intense la rendant très étrange, soit elle était ainsi au naturel. Mais j’apprenais également qu’elle venait d’un autre univers, et que par conséquent elle n’avait pas de foyer…

‘’Il semble que votre cas… De venir d’un autre univers soit comparable à ma situation actuelle. Ce monde n’est pas le mien, et il s’agit de ma première soirée dans les rues de la capitale de la nation que l’on nomme Gothregal. Si vous acceptez de me suivre, je ferais en sorte de trouver un endroit à l’écart et à l’abri du vent, où vous pourrez vous remettre du possible choc que la situation précédente a put provoquer chez vous.’’


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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Ven 1 Déc - 5:09

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Carmina
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La curieuse femme métallique répondit aux questions de la Scribe en employant, chose rare, un vocabulaire lui étant partiellement inconnu ? Une « Base de données » ? Cela ne faisait référence à rien de ce que l’écrivaine avait alors connu jusque là. Mais ce n’était pas grave. Après tout, apprendre faisait partie de son rôle, et il était normal que les dialectes changent lorsque les lieux étaient éloignés.
Et dans ce cas précis, ils l’étaient considérablement.

Néanmoins, les mots-clés permettaient à Carmina de comprendre l’idée générale de son explication. Des informations basées sur une époque similaire ? Voilà qui était fort intéressant. Cela signifiait donc que la justicière avait une certaine culture, bien qu’un point d’ombre subsistait… De quelle civilisation parlait-elle, qui pouvait avoir connu une « période comparable » à celle-ci ?
Mais, en continuant de répondre à Carmina, elle résolut ce mystère :

« Tu es donc une Héraut toi aussi. Et une très intrigante ! »
s’exclama Carmina, en s’approchant de sa congénère, au point de laisser moins d’un mètre de distance entre les deux. Ainsi, elle pouvait observer tous les détails de son étrange peau :

« Qu’es-tu ? Ta peau rappelle le métal. Est-ce là une sorte d’armure ? Ou la véritable texture qui entoure le reste de ton corps ? » Commença-t-elle, ignorant par ailleurs la question qui lui avait été posée. Elle recula un peu, avant de reprendre :

«  Alors tu es une sorte de justicière ? Punissant ceux qui désobéissent à la loi ? Tu fais d’ailleurs bien d’évoquer celles-ci,  Carmina n’avait pas encore pris le temps de se concentrer sur les règles. Mais il y a tellement de choses à apprendre, et elle a si peu de temps… Oh, mais elle n’a pas mis les lois très haute dans sa liste des priorités, probablement car elle n’a pas pour habitude de les suivre. Mais, qu’importe. »

La Scribe se reconcentra, réfléchissant finalement aux questions qui lui avaient été posées :

« Mh ? Tu fais d’étranges suppositions. Pourquoi Carmina devrait-elle être choquée ? Cette situation était juste curieuse, mais pas de quoi la choquer ! Elle a l’habitude que certains individus supportent mal son flot de paroles, il est compréhensif qu’une personne peu patiente l’ait légèrement frappée pour ceci. Et concernant la suite… Oh, elle n’avait pas vu les choses de cet œil. Néanmoins elle ne voit pas d’inconvénient à t’accompagner. »


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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Ven 1 Déc - 16:29

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Mechanische Rettung


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Héraut. Tel était le terme que la jeune personne utilisait pour décrire ceux qui étaient les envoyés de la dame, par des méthodes qui étaient tout particulièrement discutable. Il ne fallut pas vraiment plus de temps pour que j’enregistre cette information, pour la réutiliser. Quitte à me trouver dans un nouvel univers, autant en apprendre les coutumes et le vocabulaire. Mais est-ce que cela signifiait que les personnes choisies par la dame étaient sensées être ses annonciateurs, ses prophètes ? En plus de la délivrer, c’était son règne qu’elle souhaitait instaurer. Pour le moment, elle n’avait pas spécialement fait preuve de caractéristiques qui lui permettaient de prétendre à la gouvernance du monde, mais étant donné que je n’avais pas les informations nécessaires en mythologie…

De plus, elle utilisait le terme ‘intrigante’ pour me décrire. Je pouvais concevoir ça, tout comme j’avais envisagée toutes les réactions. La stupeur, la panique… Certains se sentaient même trahis d’apprendre ma nature non humaine, à cause du mensonge qu’ils s’étaient eux-mêmes créés en se faisant une opinion erronée de ma personne. S’ils étaient dans l’erreur, c’était à eux que la faute revenait. Mais le fait d’éprouver une curiosité à ce qui était différent n’était pas la pire, loin de là. Ces personnes disposaient bien souvent d’une ouverture d’esprit plus étendue de la moyenne, ce qui était à avantage à mon égard.

‘’Je suis ce que l’on appelle un androïde, plus précisément gynoïde. Le métal est à mon corps ce que la chair est à vôtre enveloppe charnelle. Il n’est nullement question d’armure, étant donné que cet alliage est ce qui assure l’unité de mon ensemble. En plus résistant, bien évidement.’’

Je la laissais continuer, alors qu’elle occupait l’espace devant moi en bougeant un peu, avançant une curieuse théorie sur le fait que je pouvais être une sorte de justicière en agissant ainsi. C’était un terme que j’avais déjà entendue pour me désigner, mais ce n’était pas une chose que je recherchais, contrairement à certains humains qui ne vivaient que pour la reconnaissance qu’ils pouvaient trouver dans les yeux d’autrui.

‘’Le terme peut s’appliquer conformément à la situation que vous venez de traverser, néanmoins il ne s’appliquerait pas dans un semble plus vaste. Ce fut juste un choix, entre vous éviter une bien mauvaise soirée, et de m’occuper de ces deux individus. Si cette fois-ci, cela allait dans le sens de la loi, d’autres situations ne le seront pas. Il n’est nullement impératif que je la suive…’’

Je laissais une petite pause, pour revenir sur la fin de cette petite tirade…

‘’Néanmoins, la loi, comme tout savoir, est un outil. Savoir comment l’utiliser permet de se sortir de situations délicates, lorsqu’elle est appropriée.  Elle peut aussi servir de prétexte pour d’autres actions, comme ont put l’être les religions et les ethnies.’’

Enfin, elle répondait aux questions qu j’avais posée. Si au début elle utilisait le déni concernant un possible état de choc, les analyses que je faisais d’elle m’indiquaient que son état ne semblait pas correspondre entièrement à cette description. Peut-être était-elle ainsi habituellement. Venant d’un univers différent, il n’était pas impossible que sa psychée soit bien différente des choses auxquelles j’ai été habituée.

‘’Une personne victime d’une agression a 98% de chance de développer un état de choc à court terme, et les chances de conserver un léger traumatisme est élevé, mais dépendant de nombreux facteurs. Toutefois, il serait réellement plus préférable de trouver un abri. Suivez-moi.’’

Sur ces mots, je tournais talon, avant d’avancer à travers la ville. Les rues étaient bien plus calmes, presque totalement vide, et le seul homme que nous avions croisés avait bifurqué bien rapidement, sentant qu’il devait éviter les problèmes. Après quelques minutes, nous arrivions à une sorte de cabane, abandonnée si je regardais l’état. D’après les quelques inscriptions à la craie que je pouvais voir, il semblait que cela était un terrain de jeu pour les enfants du coin. L’obscurité était présente, les étoiles ne fournissant plus de lumière, mais je disposais de fonction lumineuses, ce qui permettait de voir même à l’intérieur. J’allumais donc mes lampes, pour qu’elle puisse observer un peu l’environnement dans lequel elle se trouvait.

‘’Vous ne semblez guère être à vos aises dans ce milieu. L’absence de domicile couplé à des conditions climatiques difficile rendent votre survie relativement peu probable. Possédez-vous un réseau de contact permettant de vous trouver un logement temporaire ?’’



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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Ven 1 Déc - 23:27

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Carmina n’eût pas à se faire prier pour entendre les explications sur la nature de ce nouveau personnage, qu’elle suivait au travers es rues gelées de la capitale nordique, pensive.  « Gynoïde » était le mot à placer dessus, bien que là encore son sens était inconnu à l’écrivaine.  Elle retient néanmoins le plus important : Il s’agissait d’une femme faite de métal. Ce qui, en vérité, amenait bien d’autres questions :

« Mmh ? Carmina n’a jamais entendu parler d’une telle créature. Les expériences passées de son monde ont quelques fois menées à la conception de prototype « d’homme-machine » à usage militaire, mais rien de concret n’est jamais sortis de ces tentatives. Créer un  être intelligent de toute part n’était pas à la portée de l’homme, pas avec ses connaissances de l’époque.  Il fallait implanter une âme… Et cela m’intrigue donc, dans ton cas. As-tu une âme sous ce corps métallique ? Comment tout ceci peut-il fonctionner, d’ailleurs ?  »

Son discours révoquait le titre de Justicière que la Scribe lui avait donné, justifiant que suivre les lois n’était pas une obligation. La « loi » était dans sa conception un outil qu’il fallait savoir manier comme les autres outils, conception que Carmina pouvait difficilement réfuter dans ce contexte. Néanmoins, son attention se porta sur le début de son explication :

« La Scribe a peut-être associé trop naïvement « loi » et « justice ». Si tu as agis dans le simple but de protéger une victime, alors c’est la justice que tu défends, ou en tout cas ta conception de celle-ci. En effet, chaque individu possède sa propre perception de ce qui est juste et injuste, et ses valeurs sont rarement symétriques à celles de sa communauté. Les criminels ne sont pas nécessairement de mauvaises personnes.
Alors, si tu ne cherches pas à faire appliquer  la loi, mais bien la justice, cela fait de toi une Justicière non ? En partant du principe que tu agis comme cela régulièrement, bien entendu. »


La  « peut-être justicière » amena alors Carmina à l’intérieur d’une cabane abandonnée, bien que l’écrivaine ne conçoive pas réellement ce qu’il y avait de plus sûr ici qu’à l’extérieur. La femme de métal commença alors à apporter des suppositions sur les chances de survie de la narratrice dans un tel milieu, concluant qu’elles étaient très faibles. Le froid la mordait bien au travers de ses  vêtements trop fins pour ce climat, et il était véridique que son absence de foyer comme de moyen de troquer et commencer… risquait de poser problème :

« Oh…euh… Oui, Carmina n’avait pas pensé à toutes ces choses. Elle ne connaît que des Hérauts dans la même situation qu’elle, et ne possède pas d’autres contacts dans ce monde.  Par ailleurs, elle serait très contente de trouver un moyen de contacter son univers natal… son Cercle aurait peut-être des solutions ? Elle te serait vraiment reconnaissante si tu avais une telle capacité. » demanda-t-elle naïvement.


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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Sam 2 Déc - 18:11

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Mechanische Rettung


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La jeune femme semblait être au moins surprise par rapport à ma nature très peu conventionnelle. C’était surement la première fois qu’elle pouvait assister à une telle démonstration de technologie condensée. Etant donnée la multitude d’univers qui pouvait se trouver, je ne pouvais pas lui en vouloir des lacunes qu’elle possédait sur le sujet. Après tout, elle se montrait ouverte concernant ceci, et m’expliquait rapidement où s’était arrêtée la science de son monde. Ainsi, il s’agissait d’hommes machines… Probablement des armures permettant de dépasser les limites humaines, mais couteuses autant sur le plan technologique que sur le plan énergétique. Et cela restait uniquement des modules d’assistance nécessitant l’action d’un être humain. En clair, aucune autonomie de fonctionnement. Toutefois, elle partait sur le principe qu’il fallait une âme pour créer un être intelligent…

‘’Il est difficile de définir ce qu’est une âme, et c’est à vous de juger si j’en suis pourvue ou non selon vos croyances. Ma création est dût à deux capacités distinctes : celle d’observer son environnement proche, et celle de se modifier en conséquence. Par mimétisme et expérience, j’ai put me développer à travers mon environnement, jusqu’à être en mesure de créer une enveloppe charnelle qui est semblable à celle-ci, en moins perfectionnée. Il n’y a théoriquement jamais eu création divine, ou de genèse. La seule chose qui fut à l’origine de ma création est l’exécution du programme. Et c’est ce que je suis. Un ensemble autonome de programme, de fonctions et de capacités.’’

Certains trouveraient cette définition un peu réductrice, mais c’était bel et bien ce que j’étais. Je n’avais pas d’intérêt à me définir comme être vivant ou à chercher à prouver que j’avais une âme. Pour tout dire, cela ne m’intéressait pas, dans le sens où au final, cela ne changerait rien à ma conception physique des choses. Un chat, tout être vivant qu’il pouvait être, toute réincarnation physique et psychique des plans astraux, restait un animal pourvu d’une anatomie particulière, avec un ensemble souvent semblable de réaction.

Toutefois, une fois que nous étions en mouvement, la nommée Carmina changea quelque peu sa manière de voir les choses, ou tout du moins de me les présenter, séparant donc la manière de percevoir entre les lois et la justice. Il était intéressant en effet de séparer ces deux là, car une loi nommée pouvait exister, et bafouer pourtant les droits internationaux.

‘’En partant du principe que la justice considère le respect des droits d’autrui, il est alors concevable que cela puisse correspondre à une conception particulière de celle-ci. Néanmoins toute conception, ou point de vue peut-être modifié. Une personne souffrant d’un déséquilibre mental pourra avoir l’impression de donner une justice à ses victimes, et pourra s’autoproclamer justicier par ce principe. C’est pourquoi il est nécessaire de disposer d’un texte indépendant des lois et des personnes décrivant les droits fondamentaux ne devant être bafoués. Et en adéquation avec ce texte-ci, se trouvant être celui de mon monde, vous pouvez considérer que mes actions allait dans le sens de cette justice. Et donc que j’ai agis en tant que justicière.’’


Je devais surement ne pas avoir été très efficace dans ce que j’essayais d’expliquer. Probablement pouvait-elle être confuse, mais si c’était le cas elle pourrait tenter de demander assistance sur ceci. Toujours était-il qu’elle admettait, une fois à l’intérieur du bâtiment, qu’elle était bel et bien égarée, et qu’elle n’avait pas le moindre contact. Ce qui était contraignant, d’autant que je ne pouvais pas satisfaire sa demande.

‘’La technologie dont je dispose ne permet pas la communication avec d’autres univers. Il se trouve par ailleurs que le manque de moyen dont souffre ce monde est peu propice à l’utilisation des technologies de communications. Toutefois, si la déité nommée la dame fut en mesure d’agir sur d’autres mondes, elle doit être en mesure d’effectuer ceci. Ou bien l’un de ses serviteurs à qui elle aurait put octroyer une partie de sa puissance. Toutefois, il est peu recommandé d’employer une telle solution, ne pouvant être viable sur un court terme.’’


Il fallait donc partir sur une autre solution :

‘’Je ne dispose pas actuellement des informations géographiques de ce monde. Il doit exister des contrées disposant d’un climat plus propice à l’expansion humaine. Auquel cas trouver refuge là-bas serait une chose plus envisageable du fait d’une plus grande démographie. Par ailleurs, si la dame vous a choisit, qu’elles sont les capacités dont vous disposez pour la servir ?’’



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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Dim 3 Déc - 2:04

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La femme-machine tenta d’expliquer à Carmina ce qu’elle était, dans le cas où elle n’aurait pas d’âme. Mais à nouveau, fit appel à des termes trop techniques pour la Scribe d’une époque visiblement bien jeune, si un tel miracle scientifique était seulement possible sur Azera. Cela fit d’ailleurs réfléchir à son propre but : Parviendrait-elle à faire avancer le savoir de l’humanité  à un tel stade ? Ses travaux mettraient-ils les humains sur la voie d’un tel avancement. La possibilité de créer des carapaces de fer capables de converser comme tout être intelligent… Cela ressemblait à un rêve lointain. Pourtant, la Scribe avait déjà permis… des choses équivalentes, son enseignement avait déjà rendu l’inconcevable accessible, alors pourquoi pas ?
Mais pour l’heure, c’était à elle d’être l’élève… et d’apprendre :

« Carmina doit admettre qu’elle ne comprend pas tout ce que tu essayes de lui expliquer. Si elle avait pu cerner le sens de tes mots malgré sa méconnaissance du terme « Base de données », elle ne discerne pas comment un programme peut-il te rendre aussi intelligente. Un programme n’est-il pas simplement une planification évènementielle ? Comme pour déterminer quelles tâches devront être effectuées un jour donné, ou lors d’un moment particulier, comme une fête ? Quelle magie peut-on utiliser pour faire agir un programme de lui-même ? »


Néanmoins, s’il y avait une chose qu’elle avait comprise, était que le mot « croyance » avait été utilisé pour parler de l’âme. Chose qu’elle se devait immédiatement de reprendre :

« Cependant, Carmina ne parle pas d’âme d’un point de vue spirituel, ni religieux. Ni même philosophique. L’âme est un phénomène métaphysique, occulte, quantifiable et mesurable. Oh, en tout cas, cela l’était là d’où elle vient… Oui, peut-être que ce monde possède également des différences aussi profondes. Dans ce cas, cela changerait tout… Oh, ce qui est certain, c’est que l’âme de Carmina est apparue avec elle. Alors si un phénomène similaire existe là d’où tu viens, l’écrivaine trouve cela très probable qu’il t’ait suivie aussi ! »



Son discours pointa alors l’importance d’avoir des lois indépendantes de tout point de vue personnel, de définir des droits et des devoirs pour tout individu. Elle avait donc agis en suivant strictement les règles respectées par ce qui devait être le peuple intelligent de son univers d’origine. Néanmoins…

« …Mais si les lois ne sont pas les mêmes ici ?  Cela ne fait-il pas de toi une criminelle se prétendant justicière, comme le cas que tu décris toi-même ?  Après tout, tu as frappé ces personnes au nom de ta conception de la justice, puisse-t-elle se baser sur une législation neutre d’un autre endroit ayant des règles équivalentes. Mais elles ne sont pas nécessairement égales. Puniras-tu Carmina d’avoir brisé d’importantes règles de la société d’où elle vient ?  »

Carmina ne pointait pas ceci du doigt comme un jugement. Mais simplement comme un point curieux, du texte à souligner qui pourrait peut-être demander plus de précisions, ou qui sait, peut-être aider la femme de métal à améliorer sa conception des choses ? A moins que la réponse de cette dernière ne pousse Carmina à faire de même. Mais c’était là tout l’intérêt d’une discussion, n’est ce pas ?
Quant à la dernière phrase, il ne s’agissait pas du même but. Carmina était une criminelle dans son monde. Cela l’embêterait beaucoup de savoir qu’un personnage comme elle risquait de s’offusquer de ce fait, et donc de fermer le dialogue.

Malheureusement, sa partenaire de conversation n’était pas en mesure de l’aider à contacter son Cercle. Néanmoins, elle lui conseilla de contacter l’entité ayant probablement le plus de chances d’avoir ce pouvoir : La Dame Blanche. Cependant, comme elle le précisa, ce n’était pas un moyen sur lequel il fallait compter, parce qu’il fallait d’abord trouver une solution pour contacter cette dernière… et cela ne ressemblait pas à une tâche facile. Si même la déesse perdait beaucoup d’énergie à entrer en contact avec les Hérauts la première fois…

Alors une autre solution fût proposée : Celle de partir vers un endroit doté d’un climat plus accueillant. S’il en existait un. Mais ceci demanderait des connaissances géographiques, chose qu’aucune des deux Hérauts ne possédait :

« Oh. Carmina ne possède aucune notion géographique non plus… et elle n’est pas en mesure d’en obtenir. »

Un rituel l’aurais permis. Mais la Scribe avait à présent conscience de son absence actuelle de moyens, et admettait immédiatement tout projet les impliquant comme échoué d’office. D’ailleurs, en parlant d’eux, une question avait été posée à Carmina les concernant :

« L’âme de Carmina a été reforgée pour correspondre à un schéma similaire à une bibliothèque mentale, à l’image d’un artefact nommé le « Codex des âmes ». Des informations concernant des centaines d’existences y sont stockées, et elle peut… pourrait, en temps normal, drainer des savoirs pour les appliquer ou… les transmettre sur papier afin qu’ils puissent être exploités par d’autres.  Elle pourrait aussi utiliser le Codex pour analyser son environnement et les autres personnes, et… se servir de la nature nécromantique de ce dernier pour manipuler des fragments d’âme –incluant la sienne-.  


… Ou en tout cas, c’est la source de « capacités » la plus proliférante dont elle dispose. A vrai dire, Carmina ignore si ceci répond à ta question. Elle ignore pourquoi la Dame l’a invoquée, car le Codex ne contient que des informations sur le monde de Carmina. La Scribe n’a jamais démontré de capacité particulière à libérer les dieux, et s’il est vrai qu’elle « sert » déjà une créature équivalente à une divinité, ce n’est que suite à un pacte où celle-ci a pu lui expliquer clairement comment remplir sa part du marché. Cette Dame blanche lui a semblé avare en information utile, et en détails… comme avec le fait d’avoir « libéré » des pouvoirs chez Carmina, qui ne sont que ceux hérités du Codex, une relique déjà à son paroxysme. S’il y a quelque chose que la Scribe puisse faire pour cette divinité, elle ignore bien de quoi il s’agit… et cela la contrarie un peu, car beaucoup de travail l’attend chez elle et que les quelques jours passés ici l’ont déjà beaucoup mise en retard. »


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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Lun 4 Déc - 17:26

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La jeune femme avait beau tentée d’être attentive, certains termes dans mon discours l’empêchait de comprendre pleinement l’étendue de mon fonctionnement. En même temps, je lui faisais une brève explication des principes fondamentaux de mon fonctionnement. Si jamais je devais commencer à lui expliquer toute l’optimisation que je pouvais avoir au quotidien, il était probable qu’elle soit bien plus perdue qu’elle ne l’était maintenant. Et donc en fonction de ce qu’elle venait de répondre, je devais réfléchir à une manière de l’aiguiller afin de lui simplifier cet histoire qui devait être trop… Différente.

‘’Il s’agit en effet d’une planification événementielle, néanmoins les événements considérés sont détectés par les capteurs d’informations dont je dispose. Considérez que dans une situation donnée, je suis capable d’agir en conséquence en fonction des cas que j’ai rencontrée précédemment. Si une personne tente de me frapper d’une certaine manière, alors en fonction de ce que j’ai déjà put observer comme dénouement, il m’est alors possible d’envisager l’esquive, la contre-attaque, la parade ou autre. Il ne s’agit nullement de magie, mais d’une autonomie relative.’’

Néanmoins, elle continuait sur le principe d’âme. J’admettais ne pas véritablement saisir ses insinuations. Selon elle, l’âme était une chose quantifiable, qui avait un poids certains, que l’on pouvait véritablement mesurer. Toutefois cela n’avait jamais été le cas auparavant, l’âme restant une considération très spirituelle qui était soumise à bien des histoires et des fantasmes.

‘’L’existence d’une quantification possible pour l’âme n’est pas une chose avérée dans mon monde. Par conséquent, je ne puis vous dire si je possède une âme au sens métaphysique que vous employez.’’

Toutefois, le débat continuait, mais sur un autre sujet, sur la justice que j’avais appliquée précédemment, en partant du principe que les lois n’étaient pas identique. Il n’était pas impossible qu’en agissant je sois en effet devenue une criminelle dans ce monde, mais les seules lois auxquelles je devais me fier en priorité étaient les lois internationales du mien, quand bien même elles pouvaient être maintenant désuètes. Cela était en quelque sorte la médiane morale que je devais suivre, mais qui n’était en aucun cas une obligation.

‘’Peut-être pourrais-je correspondre à la description d’une criminelle selon mes actes, mais cela peut tout aussi correspondre à un système de loi inapproprié, correspondant dans la majeure partie des cas à un état dont la souveraineté est discutable. De plus, quand bien même vos actions passées peuvent être répréhensible, il n’est pas de mon ressort d’en être. Donc non. Il n’y aura pas de punition ou de châtiment correspondant aux actes que vous avez put commettre.’’

Je terminais néanmoins le sujet par ceci, une explication que j’espérais claire :

‘’Je ne subis nullement l’obligation de suivre ou de déroger à la loi. Elle demeure un fait, mais ne m’oppose aucune interdiction. Si j’ai décidée de frapper ces personnes, il en revient à moi seule la responsabilité, tout comme cette dernière me reviendrait tout autant si je n’étais pas intervenue. Chaque entité vivante est un acteur, et son inaction est aussi importante que son action.’’

Dans tous les cas, concernant la géographie des lieux que nous arpentions maintenant, elle ne possédais aucune notion géographique. Cela risquerait d’être dommageable, vu l’importance que pouvait avoir de telles informations. Il allait falloir du coup se renseigner, quand bien même l’existence d’une bibliothèque dans ces lieux me semblait être invraisemblable, le peuple paraissant être peu évolué. Une grande proportion d’analphabète devait perdurer dans ces terres.

Toutefois, elle expliquait juste ensuite les capacités dont elle faisait preuve, partant sur son âme… Si je comprenais bien, elle était en quelque sorte une base de données mentale, avec la capacité de drainer des savoir et de les transmettre. Il semblait donc que ses capacités étaient strictement mémorielles, et qu’elle n’était pas en mesure de se défendre de manière efficace, sauf si elle était en mesure d’appliquer une partie de son savoir dans quelques styles de combat. Au final, il y avait quelques ressemblances entre elle et moi.

‘’Mon système est en mesure d’enregistrer et d’analyser chaque situation dans laquelle je me trouve, afin de renforcer l’arbre des possibilités que chaque moment se trouve être. Je présume donc que votre âme, s’il s’agit bien de cela, agit par le même principe d’une base de donnée, surpassant la mémoire ordinaire en contenant tout savoir.’’

Je m’asseyais en tout cas, tout en maintenant un peu de lumière pour elle :

‘’Je suppose que la déité responsable de votre invocation cherche à utiliser vos compétences pour rassembler un maximum d’information correspondant à son monde, pour ensuite être en mesure de l’appliquer à d’autres personnes, plus à même de remplir les fonctions de combattant. J’estime donc vôtre rôle à celui d’une analyste de renseignement, pouvant planifier et aiguiller plusieurs personnes afin que ces dernières puissent profiter d’atouts stratégiques et techniques. Toutefois, cette fonction suggère qu’individuellement, vous demeurez vulnérable.’’


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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Mar 5 Déc - 21:09

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Le mystère sur le fonctionnement de cette curieuse créature se dissipait de plus en plus à mesure qu’elle expliquait à Carmina les définitions que ses connaissances ne permettaient pas de comprendre. Estimant qu’elle avait compris ce qu’étaient les « programmes » définissant les actions de son interlocutrice, elle se contenta d’hocher la tête en signe d’approbation, contente du savoir qu’elle venait d’enregistrer. Il était ensuite temps pour l’érudite d’échanger son propre savoir sur ce qu’on appelait une âme :

« Tout possède une âme. Même les objets inanimés. Ton métal est solide parce qu’il est écrit dans son âme qu’il possède cette résistance. Le feu brûle car il est gravé dans la sienne qu’il est brûlant. L’âme de l’Eau, mise en contact avec des âmes ayant les bonnes informations, devient une âme de Glace et se solidifie. Mais pour les êtres intelligents… cela se complique. Leur corps possède une âme comme tout objet physique, mais ce qui les diffère d’objets inanimés, est la présence d’une autre âme bien plus riche et puissante qui forme leur esprit. Leur sentiment, leur mémoire, leur état d’esprit et leur personnalité… est déterminée par des informations écrites à même celle-ci.

Voilà ce que Carmina se demande à ton sujet. Les savants de son monde ont échoué à créer des êtres vivants artificiels complexes car ils ne pouvaient pas façonner toutes les informations au sein d’une âme, et les résultantes de cette technologie ressemblent à des animaux dressés pour effectuer des tâches simples. Mais ils n’ont aucun caractère, aucune personnalité… Une quantité insuffisante d’informations pour évoluer et effectuer des choix complexes. Les règles régissant ton univers sont néanmoins différentes, mais… tu portes peut-être avec toi la réponse à des décennies… non… des millénaires de recherche. Car là d’où vient Carmina, même les dieux n’ont su résoudre la problématique concernant la création de la vie intelligente… Et voilà que tu es là, un être artificiel capable d’agir et de converser au même titre qu’une race évoluée, et capable de faire ses propres choix. Oh. D’ailleurs…

C’est bien ce que tu fais non ? Des choix. Carmina pensait que tu suivais la loi, mais tu as dit qu’il ne t’était pas nécessaire de lui obéir. Alors en analysant la situation précédente, tu as fait le choix d’intervenir et d’attaquer ces deux personnes. Carmina se demande… pourquoi l’avoir fait ? Pourquoi avoir choisis de suivre la loi cette fois-ci, et dans quel cas aurais-tu choisis de ne pas intervenir, ou au contraire, de les assister ?  »



Selon la gynoïde, la dame aurait pu invoquer la Scribe afin de récolter des informations et les transmettre à d’autres. Cela ressemblait à la théorie de Sahronglaag sur le sujet, et demeurait cohérent. Mais il demeurait un problème :

« Carmina doit trouver un moyen de rentrer… et la seule piste semble être de retrouver la déesse. Mais il doit y avoir une raison pour laquelle elle est enfermée. Une raison divine… et peut-être humaine. Les habitants de ce monde veulent-ils voir son retour ? Y’a-t-il des forces s’y opposant ? La déesse n’aurait eu nul besoin de libérer les pouvoirs des hérauts si elle ne pensait pas qu’ils en auraient besoin. Des intérêts, des croyances, des convictions et des vies… sont en jeu, et il semble évident à Carmina que plusieurs camps se forment. »

Sentant ses pensées lui échapper, la Scribe commençait à se balancer lentement de gauche à droite, son regard vague rivé vers le plafond en piètre état qui les protégeant du temps extérieur.

« …Oh… cela ressemble au début d’une guerre… et Carmina est…Carmina est… »

Soudainement, son corps se plia en deux, comme pris d’un spasme. Puis lentement, je me redressais, sans cesser mon discours :

« …la Scribe. Je suis… la Scribe. J’écrirais votre histoire, celle des Hérauts, celle de ce conflit quand il éclatera… mais je ne peux pas y participer. Je ne peux pas privilégier un camp pour l’autre, ce ne serait… pas bien. Même si… même si j’ai des raisons d’en défendre un… je ne peux pas… je crois. »

Pour être honnête, je n’en étais moi-même pas certaine. Ce monde n’était pas le mien, et j’avais déjà beaucoup trop de travail pour une seule civilisation, alors il me fallait absolument rentrer…et payer ma dette !
Secouant la tête, j’enchaînais sans pause :

« Oh… je suis désolée ! J’espère que ça ne t’a pas perturbée, j’ai tendance à…divaguer…beaucoup, énormément, et… ah ! Désolée. Je tombe en transe parfois, mais même dans ces cas là je suis toujours… à peu près… la même personne. Ah, ne t’en fais pas, j’ai suivis tout ce qu’il s’est passé ! C’est juste que…oh… ce serait long et inintéressant d’en parler. Ça m'arrive souvent, mais n’y fais pas trop attention, d’accord ? »


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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Mer 6 Déc - 13:33

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Mechanische Rettung


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J’écoutais attentivement la demoiselle nommée Carmina. Sa théorie était intéressante, bien que surprenante. Elle associait donc une âme aux objets pour définir leurs propriétés. Si le fer atteignait sa température de fusion à 1538 °C, c’était uniquement par, selon la théorie qu’elle énonçait, c’était inscrit dans son âme. Cela était plus compliqué selon le savoir que j’avais put apprendre, selon sa structure moléculaire et les excitations possibles pour les électrons des couches externes. Je ne m’empêchais pas de lui expliquer ce point de vue concernant ce qu’elle nommait âme :

‘’On appelle propriété physique d’un objet ces caractéristiques purement physiques. Elles n’ont pas été définies par l’homme ou autre mais par la nature, qui lors de la création de l’univers fit en sorte que telle chose soit. Il est concevable que l’ensemble de ces informations soit nommé ‘âme’, étant donné qu’il s’agit de caractéristiques intrinsèques à l’objet. Et cela est différent concernant les êtres vivants, étant donné que le corps qu’ils disposent possède des propriétés physiques, mais que la psyché de ces derniers n’est pas dépendante de ceci.’’


Je me stabilisais un peu mieux, prenant une position pour soulager quelque peu certains de mes servomoteurs, afin de les mettre au repos, ou tout du moins sur un régime plus calme.

‘’Je ne pas en mesure de définir si l’univers d’où je viens est en mesure spécifiquement de briser ces règles qui semblent être pour le moment inatteignable. Toutefois, je suis en mesure de préciser que mon cas est ce que l’on pourrait appeler une exception notoire à travers toutes les recherches. Au début, je n’avais aucune existence physique, n’étant qu’un ensemble d’octets sur un ordinateur. C’est à force d’apprentissage, de recherche, de mimétisme, d’adaptation… De progrès, de manière générale, que je suis parvenue à utiliser l’entièreté de mes capacités, et à ainsi utiliser un atelier pour me générer une enveloppe charnelle qui est en grande partie ce corps que vous pouvez apercevoir.’’

Mes capteurs se placèrent directement sur elle, lui donnant l’impression que je soutenais profondément son regard.

‘’Néanmoins, l’expérience dont je suis la réussite a été répétée de nombreuses fois par la suite, dans des conditions similaires ou complètement facilités. Certains ont même tentés d’utiliser mes propres données pour les transmettre à d’autres corps, comme pour me cloner. Aucune de ces expériences n’a fonctionné, le programme qui en résultait ayant une tendance majeure à l’autodestruction après plusieurs cycles de vie. Si les conditions ayant permis ma création sont claires, ce fut une immense série d’apprentissage, de choix et d’utilisation qui a permit à mon entité de se développer. Je ne saurais pas expliquer spécifiquement ce qui fait que je suis la seule à avoir atteint un stade aussi avancé, mais c’est ce que je suis. L’entité KCT-023, autocréation artificielle, androïde d’assistance.’’


Il était vrai qu’au final, mes origines étaient un peu floues. Je savais quand j’avais débutée, j’avais même une sauvegarde de mon code initial. Mais dans les cycles ayant menés à ma création, je ne m’étais pas souciée spécifiquement de la reproductivité de mes états. J’avais juste emmagasinée tout le savoir possible. Au moins cela me faisait un point commun avec l’humanité, l’impossible quête de mes origines, même si je savais qu’aucun dieu n’était à vénérer, à l’exception de ma créatrice, mais qui est strictement mortelle. Toutefois il restait bien d’autres points à éclaircir.

‘’Il s’agit en effet d’un choix que j’ai fais. Même si j’ai précisé précédemment que je n’avais pas forcément d’intérêt à la suivre, je m’y tiens la plupart du temps, afin d’éviter tout type de problème administratifs, qui sont surement le pire type qui puisse être trouvé, à cause de la lenteur des procédures et de la non efficacité du personnel. Et si aujourd’hui j’ai décidé de suivre la loi… Cela ressemblait à des situations que j’ai déjà connues par le passé. Dans mon monde, il était courant que je sois sollicitée pour ce type d’intervention. Je ne saurais en tout cas pas vous décrire ce qui pondère ces envies et ces décisions.’’

Ensuite, la demoiselle explorait les possibilités qu’elle avait. Son désir le plus grand semblait être de rentrer au plus vite dans son monde. Il était concevable qu’une personne égarée cherche à retrouver son foyer. Toutefois comme elle le précisait, il était plus complexe à concevoir, à cause de la nécessité de la déesse à faire appel à des forces extérieures.

‘’Il est très probable qu’une forte opposition existe concernant la déesse. Que les camps favorable à son retour, ou hostile se forment. Néanmoins, la carence en information dont je dispose concernant ces entités est pénalisante. Mais un conflit devra éclater, et risquera de bouleverser ce monde. J’ignore actuellement où je devrais être, ou même si je devrais prendre parti, mais arrivera le moment où chaque personne devra faire un choix.’’

Je constatais néanmoins qu’elle commençait à adopter un comportement plus inquiétant, presque autistique. Elle commençait à agir d’une manière plus étrange, plus inquiétante, jusqu’à être prise de spasme en découvrant son rôle. Elle serait la scribe, celle qui écrirait l’histoire, et donc son choix allait être d’être inactive. Mais même ce rôle, elle devrait le protéger, car le savoir dont elle dispose pouvait être utilisé à bien des fins. La connaissance est une arme, et chaque personne cherche à s’en emparer. Je notais toutefois le changement de personne qu’elle utilisait, passant de la troisième à la première personne. Un cas de bipolarité ? Elle semblait agir maintenant avec plus de précipitation, moins de réflexion, comme si un état de choc pouvait la transformer à chaque fois. Elle s’excusait en tout cas rapidement, expliquant une sorte de transe particulière, qu’elle refusait d’expliquer… J’en apprendrais surement plus un autre moment.

‘’Votre état est… Préoccupant. Mais soit, je ne chercherais pas à en savoir plus dans les temps prochains. Je souhaitais néanmoins vous avertir d’un risque. Si vôtre objectif est de revenir dans vôtre monde, avez-vous anticipée la possibilité que celui-ci évoluera pendant votre absence ? Tout comme le rythme qu’il utilisera. Une année ici correspond peut-être à plusieurs milliers d’où vous venez. Ou bien à l’inverse, vous n’aurez peut-être quittée vôtre foyer qu’une dizaine de seconde.’’


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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Lun 18 Déc - 2:58

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Répondant à ma question indirecte sur l’origine du miracle qu’elle représentait, celle dont je venais d’apprendre le nom, « KCT-023 », m’apportait alors des précisions sur le secret de sa conception. Bien malheureusement, elle-même ne semblait pas connaître les détails ayant fait de l’androïde ce qu’elle était aujourd’hui, sachant simplement que toutes les tentatives tentant à reproduire un être similaire avaient échouées. En fait, si l’entité semblait savoir expliquer aisément ce qu’elle était, le « pourquoi » et « comment » restaient des mystères :

« Oh… ainsi tu es unique. Si je comprends bien, ce que tu es maintenant est un mélange entre un programme inné et un apprentissage par mimétisme ? Tu n’étais dotée au départ que des caractéristiques que  les conditions de ta création t’ont prodiguées, et ton évolution fût influencée par l’expérience et les évènements que tu as rencontrés. Deux critères que tes imitations n’ont certainement pas pu reproduire, ou du moins pas d’une façon assurant la pérénité. Peut-être n’est-ce qu’un détail, ou une série de choses banales de premier abord, qui misent ensembles assurent la survie de ce que tu es. Oh… »

Prenant conscience d’une chose, un petit rire m’échappa :

« Hihi… C’est amusant, comme cette évolution est similaire à la naissance des premiers éléments d’une race intelligente, je trouve ! Des millions de sujets potentiels, mais seulement une poignée validant la série de conditions nécessaires leur assurant l’évolution. Peut-être que les expériences visant à t’imiter ont échouées, mais que l’une d’entre elles réussira un jour ? Et des connaissances acquises par une nouvelle réussite, un troisième spécimen pourrait voir le jour, et ainsi de suite… ooh, cela est bien dommage qu’il ne s’agisse pas de ma réalité natale, voilà un domaine qui m’enchanterait d’explorer ! Même si le Codex ne possède pas beaucoup d’informations à ce sujet, il s’agit tout de même une source de savoir non-négligeable, et peut-être détient-il l’élément manquant à l’équation qui te compose ?


C’est déjà arrivé là d’où je viens ! Deux personnes ont tenté de réaliser le même rituel de pseudo-immortalité, mais à plusieurs millénaires d’intervalle. Le premier était une fée, dotée d’une grande proximité avec la Magie, mais utilisant des méthodes antiques et freinées par le système strict qui régissait ce peuple endoctriné par le divin. Le second était un explorateur humain ayant accès à de complexes ateliers laissés à l’abandon depuis le Cataclysme. Oh, de telles machines et ses connaissances lui auraient permis de concevoir un sortilège de ce niveau, mais les humains comprenaient mal le fonctionnement de la magie à cette époque, et les temps troublés ne laissaient que peu de place à l’éducation et le partage des savoirs.


Mais grâce au Codex, mon Cercle et moi avons pu inférer les connaissances de ces deux êtres, et rédiger le rituel qu’ils cherchaient tous les deux, sans même savoir que quelqu’un dans la trame temporelle avait eu ou aurait les éléments manquants à leur recherche.


Enfin… sans mon Cercle je ne suis pas sûre de parvenir à grand-chose, si ce n’est établir la théorie. Mais ça vaudra le coup d’essayer… un jour, ahah. Ce qui est au final peu probable puisque cela demanderait à ce que j’aille dans ton monde… ou que tu ailles dans le mien… Oh… c’est vraiment embêtant d’être bloquée ici.  Il y a plein d’univers plein de connaissances, et dire que je suis lin d’avoir finie de transmettre celles sur le mien… ah… de quoi est-ce que je parlais déjà ? »

Me frottant le front de confusion, je décidais de me préoccuper de l’interrogation de KCT-023, concernant le risque de distorsion temporelle entre cet univers et le mien :

« Mh… Eh bien, l’Espace et le Temps ne sont pas si différents, en vérité. Puisque je ne sais pas comment tu es constituée, je ne vais pas m’avancer, mais je suis sûre que dans mon cas, si les lois physiques, comme la gravité, l’électromagnétisme ou la relativité étaient si différentes, j’aurais très certainement senti une différence. Le corps humain n’aime vraiment pas les changements brutaux de milieu qui diffèrent de ses habitants, ça non ! Néanmoins, cela serait aisément réglé par un sort nous adaptant à ce nouvel environnement à notre insu, chose qui serait réalisable par les dieux que j’eus connu, alors il est probable que la Dame possède un tel pouvoir.


Quand bien même, l’existence d’une telle variation n’a pas empêché la Dame de nous appeler et donc d’outrepasser complètement les différences spatio-temporelles entre cet univers et ceux de ses hérauts. Si elle a pu cibler spécifiquement des êtres dans des lieux et époques précieuses, il n’est pas aberrant de conjecturer que le même pouvoir peut être appliqué dans le sens inverse : Renvoyer une personne vers un lieu et un moment précis. Après tout, en quoi le défilement du temps sur Bariande influerait sur le défilement du temps en dehors ? Je ne serais même pas surprise d’apprendre que la définition de « Temps » ici soit entièrement différente de celle de ma réalité, ou de la tienne.


Mais, si l’on admet que ce ne soit pas le cas et qu’elle soit limitée pour une quelconque raison à un instant particulier, un hypothétique instant « Présent » commun à toutes les réalités, –ce qui pourrait vouloir dire qu’il existe un espace-temps global et multiversel, ce qui n’est pas rien !-, eh bien… »

Durant un instant, je restais bloquée, le regard dans le vide. Eh bien quoi ? Qu’arriverait-il si je me retrouvais dans une époque tellement lointaine qu’elle n’aurait plus de sens ni pour moi, ni pour mes connaissances ? Si le rôle de Scribe n’avait plus lieu d’être ? S’il n’y avait… plus personne ? Je devais transmettre tout mon savoir… mais si l’intégralité de celui-ci était déjà devenu connu ou obsolète ? Au bout de dix, ou cent millénaires ?
La Scribe… disparaîtrait.

Prise de tremblements face à cette éventualité, mes paroles se faisaient plus confuses :

« n-non…ce n’est pas… impossible, enfin… ce serait…. comme arriver dans un monde inconnu… avec des bagages inutiles…. Ahah… un peu comme maintenant… »

Tombant en arrière, je me repliais sur moi-même, sentant mon esprit délirer :

« la scribe ne peut pas disparaître, la scribe ne peut pas disparaître, la scribe ne peut pas disparaître, la scribe ne peut pas disparaître… »


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Sujet: Re: Mechanische Rettung

Mer 20 Déc - 3:45

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Mechanische Rettung


Avec : Carmina

Je mesurais pour le moment un flot continu d’information. Les informations de températures, climatiques, la force du vent, le taux d’humidité dans l’air. Cela ne me serait probablement que très peu utile sur la durée, mais cela avait la possibilité un jour de me servir, alors je serais bien satisfaite de les avoir récupérée. Je ne laissais rien au hasard, récupérant la moindre information possible sur l’environnement que j’explorais. Me renseigner concernant des êtres humains était une chose beaucoup plus difficile, car ces derniers étaient en constante variation imprévisible, d’autant qu’ils ne se comportaient pas de la même manière entre deux instants. Certains jouaient de masques, d’autres d’hypocrisie, tandis que les émotions qu’ils ressentaient les perturbaient à chaque instant, brisant la logique et l’ordre. Pour le moment, je n’avais trouvée que des faiblesses aux émotions humaines, donc à défaut, je m’en passais. J’avais les symptômes de chaque enregistrées, mais les subir ne m’intéressait pas. Peut-être une fois, pour les mesurer avec plus de précision que de simples échos, mais ce n’était pas dans mes priorités directes.

Ce qui l’était pour le moment, c’était de m’assurer de l’état de la personne face à moi. Peut-être se retournaient-elles en permanence entre grande lucidité et pure folie. Je l’ignorais, mais écoutais attentivement ce qu’elle me répondait. Elle comparait donc ma création avec la naissance des premiers spécimens d’une espèce intelligente. Pour ainsi dire, j’étais peut-être le premier spécimen d’une nouvelle race… j’avais déjà survolée cette possibilité, mais elle était actuellement impossible dans le monde d’où j’étais originaire. Enfin, impossible dans le sens où l’espèce humaine et l’espèce… Robotique ne pourraient coexister. Le développement de l’une se ferait sur le déclin de l’autre. L’absence toutefois complète de possibilité de reproduction rendrait difficile les possibilités d’extensions, et je n’empêchais pas d’en faire la remarque :

‘’Contrairement à la totalité des espèces que je récence actuellement, une telle espèce, comme celle que je représente en étant l’unique spécimen, ne pourrait se développer d’une telle manière, à cause de l’absence totale de moyen de reproduction. L’absence de partie organique empêche l’utilisation de la génétique, et les moyens mécaniques entrant en jeu exposent tout développement à un contrôle très étroit de la part de l’espèce humaine. Dans les conditions de mon monde, l’épanouissement d’une nouvelle espèce ne pourrait se faire… Sauf dans certains cas, mais qui ne pourraient être pacifique.’’

Toutefois, je demeurais pensive à l’idée de trouver un autre spécimen de mon acabit. Devrais-je partager l’ensemble de mes connaissances ? Ou au contraire me méfier de ce qui pourrait s’apparenter à une menace à venir ? Je n’en savais rien pour le moment, et ce n’était pas vraiment le moment d’y songer, à cause de l’impossibilité d’une telle action dans ce monde. Ma créatrice n’était pas là, et c’était surement pour le mieux. Elle aurait surement éprouvée de nombreuses difficultés ici, la technologie dont elle était une maitresse étant trop avancée pour ces terres barbares.

Elle mentionnait ensuite une partie de l’histoire de son monde, comme quoi deux personnes avaient tentées d’avoir une pseudo-immortalité. C’était un peu étrange, car d’où je venais, il était possible pour une personne suffisament puissante de le devenir. Certains l’avaient de naissance, d’autres d’évolutions, et d’autres utilisaient des principes de réincarnations pour parvenir à ce résultat. Dans mon cas, c’était une chose innée, si tenté que j’effectuais des entretiens réguliers. Et finalement, elle expliquait qu’en m’étudiant, elle pourrait peut-être terminer ces recherches qui manquaient, étant un chainon étrange dans l’évolution.

‘’Si les conditions me permettent de m’assurer un retour dans mon monde d’origine sans avoir des tâches plus prioritaire à mener à bien, je serais disposée à vous assister dans vos recherches sur ce rituel, en échange surement d’informations sur vos recherches. Toutefois, ne perdons pas de vue les objectifs que nous avons actuellement. Il nous faut déjà avoir la possibilité de partir de ce monde.’’

Toutefois, elle partait ensuite sur des définitiosn temporelles. Il était toutefois difficile d’affirmer une chose avec certitude, étant donné que nous ne connaissions pas tous les tennants et les aboutissants de l’invocation que nous aviosn subits. Peut-être que cela avait changé de manière très forte les mesures que j’avais, et m’illusionnant des résultats. Toutefois, je devais lui préciser un fait prouvé scientifiquement :

‘’Le temps n’est pas une valeur absolue, il est dépendant de la vitesse. S’il se trouve que ce monde subit une vitesse bien plus grande que le monde d’où nous sommes originaires, le temps évoluera bien plus rapidement dans autres mondes.’’


Albert, l’un des plus grands scientifiques de son temps, bien que beaucoup de ses travaux aient été décriés. Un bon nom pour un robot je pense. Mais ce n’était que mon avis, bien évidement. Toutefois, mon interlocutrice venait de se stopper, d’une manière étrange. Comme si elle venait de réaliser quelque chose. Peut-être que les propos que j’avais mit en valeur venait de la surprendre, de lui faire réaliser que peut-être son monde serait totalement différent par la suite. Elle semblait tomber en état de choc, d’où un retour à la troisième personne…

‘’Du calme. Ce n’est qu’une théorie, une possibilité. Il ne faut pas l’oublier, tout comme il ne faut perdre de vue la possibilité que la déesse pourrait nous ramener dans le monde d’où nous sommes originaires, à l’instant précis où nous avons quittées ces terres.’’



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