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Arkazo’k

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Sujet: Arkazo’k

Jeu 23 Nov - 21:32

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Arkazock
N : 51 Or 2408
dossier de personnage
Métier: Architecte
Classe: Soigneur
http://bariande.forumactif.org/t254-arkazo-k#1044
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Présentation de - Arkazo’k

Informations générales

Nom :

Arkazo’k

Prénom :

-

Âge :

50

Sexe :

-

Origine :

Tirione

Race :

Dryade

Toi, derrière ton écran

Pseudo / Surnom :

Auceus

Prenom :


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Elilith / SOP

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Histoire

Une mousse de pourriture glissa lentement comme du pus suintant d’une plaie sur la peau anciennement opaline et aujourd’hui tacheté de brun d’Arkazo’k. Arkazo’k, la souillure, la pourriture, la corruption, ce nouveau nom claquait dans ses oreilles comme une branche de bois mort qui cède à la flexion. Elle détestait ce nouveau nom comme elle détestait tout son être, elle était devenue la souillure, la pourriture, la corruption. En balayant du revers de la main l’épaisse écume qui recouvrait à présent son avant-bras, elle poussa un soupire de chagrin. Dans un gargarisme, le pus glissa enfin de son corps, s’affaissant sur une bande d’herbe qui changea rapidement de couleur, passant du vert au brun, puis du brun au noir. Les plantes étaient souillées, pourries, corrompues. Arkazo’k.

Elle fondit en larme de chagrin, de colère, de dégout et de haine. Se recroquevillant au creux d’un arbre mort, elle se réfugia dans ses souvenirs.

Elle se rappelait du temps de sa prime jeunesse. A sa naissance, la tempête aurait pu tonner, les terres trembler et s’ouvrir pour laisser glisser un gigantesque plant de rose duquel elle serait sortie totipotente de sa forme mature, fière et triomphante. Mais il n’en fut rien. Elle était sortie d’un bourgeon de l’arbre père de la communauté, un Yazy magnifique donnant naissance à de belles nymphes à la peau d’albâtre, bariolées d’écorce blanche aux reflets saphir.

L’arbre n’avait pas lésiné ses efforts, les gardiennes des forets étaient en nombre dans cette communauté et dans cette vie mi- sociale, mi- solitaire. Leur force naturelle était grande, suffisamment pour éviter aux curieux de s’approcher de ces bois supposés hantés.
Sa vie était douce et plaisante, lovée au cœur des arbres, elle aimait à se fondre à la lisière des arbres, regardant comme un enfant, comme pour jouer à faire peur, au loin, les terres brulantes des hommes. Parfois au contraire, elle entrait au cœur de la forêt, partageant ses richesses, ses histoires, des espoirs et ses peurs. Le foret était jeune et forte, Elle avait nommé la dryade « Ewalamiki », où jeune pousse en fleur. Pour être très honnête elle savait qu’elle n’était pas extraordinaire, parmi ses sœurs, elle ne disposait d’aucun pouvoir latent susceptible de la rendre plus belle, plus puissante, plus admirée que les autres. Cette situation lui convenait. Elle était à la place qui était la sienne, ne jalousant rien ni personne, faisant un avec ce monde qu’elle chérissait. Ses beaux cheveux virevoltaient autour d’elle lorsqu’il lui venait à l’idée de lancer un sort, pour faire naitre une nouvelle pousse, réincarner une source, fusionner avec les arbres pour leur parler, se reposer entre leurs racines pendant l’hiver, lorsque le foret se reposait pour se protéger de la dure morsure du froid.

Puis vint le jour de la désolation, de la mort, de sa mort. Elle fut visitée en rêve par la dame. Une ancienne divinité l’appelant à son secours.

Ewalamiki ne comprit pas. Pourquoi elle, qui ne cherchait qu’a vivre en paix, si commune, fut choisie par la dame. Elle n’aspirait qu’a vivre la vie qui était sienne, protéger la forêt, assurer l’équilibre des éléments. Elle n’avait jamais eu qu’une mission et celle-ci lui tenait à cœur. La dame lui parlait de libérer ses pouvoir, mais à quoi bon, elle ne recherchait pas la puissance. Elle voulait la purifier.
Puis le transfert commença, et ce fut abominable.

Comme si des milliers de pucerons s’était attachés à lui arracher la sève, elle se sentit vidée de son être, de son lien avec la nature. Lentement, insidieusement, une douleur prit pleine part de son être. Elle n’était que douleur, eut-elle été immolée que ses souffrances eussent été moindre. Toute son essence lui était arrachée par la force, tout ce qui faisait d’elle un protecteur de la nature. Elle n’était plus rien.

Elle était morte.
Enfin.

Puis vint le reflux. Comme une vague, les milliers de bouches recrachèrent un venin qui brulait les articulations et gelait les veines. Elle ne renaissait pas. Elle pourrissait. Elle ne pourrait pas repousser, elle n’était plus un esprit de la nature. Elle était devenue une porteuse de peste, tout en elle suait et suintait la souillure, la pourriture, la corruption.

Le reflux avait duré des jours. Au prix d’un effort titanesque, elle parvint à rejoindre son arbre père, l’implora de lui redonner vie, et s’effondra à ses pieds. Quand elle se réveilla, en souffrance, elle aperçut des yeux horrifiés la contempler. Elle souillé, pourrie, corruptrice. L’arbre était mort. Une large parcelle avait sombré.
Les autres l’appelèrent Arkazo’k et la chassèrent de la forêt.
Elle s’ébroua.

Un morceau de son écorce tomba. Elle le regarda choir, comme si cette partie de son corps n’avait jamais été la sienne. Elle aurait dû souffrir, mais cet éclat semblait provenir d’ailleurs, comme si elle n’avait jamais été sienne. Une sensation lui envahit le corps. Un lichen brun avait commencé à pousser. Elle la reconnut tout de suite pour l’avoir vu sur des charognes que les décomposeurs avaient délaissées. Elle tira dessus ce qui lui arracha un cri. Contrairement à ce qu’elle avait cru, le lichen n’avait pas poussé sur elle, c’était son corps qui pendait en lambeaux prenant cette apparence misérable de champignons impurs. Elle fondit en larme à nouveau, en cherchant les endroits où sa forme perdurait. Mis à part sa longue chevelure, elle n’en trouva pas. Tout en elle respirait la mort. Qu’avait-elle fait pour mériter une telle déchéance, une telle malédiction ?
Un sentiment nouveau l’emplit. La dame lui avait imposé ce châtiment, cette corruption, à elle, si pure, si innocente. Elle payerait pour ce qu’elle avait fait.
Elle découvrit ainsi la vengeance.

Description physique

Arkazo’k était une nymphe du Yazy. Très belle certes, comme elles le sont toutes, mais ni plus ni moins que la moyenne de sa race qui ne prêtent d’ailleurs que peu d’intérêt à ce genre de choses.

Depuis la visitation de la dame, son corps a profondément changé. Si ses formes plantureuses sont restés, sa peau est déformée craquelée, noircie, boursouflée. Par endroits, un pus épais et résineux coule le long de son corps meurtri à peine caché par des feuilles tombantes et pourrissantes. Un lichen à pris possession de son corps de manière éparse, sans logique apparente.

Elle est effrayante. La parodie de visage qui chapeaute son corps est couvertes de minuscules trous desquels sortent des larves gonflées qui s’échappent avant de mourir sur le sol. Son odeur est saisissante. Elle sent le bois humide, les champignons et le cadavre. Des insectes tournoient autour d’elle attirés par son odeur mais elle s’en soucie peu.

De sa beauté d’antan, il ne reste que ses cheveux. Comme des vestiges d’une gloire passés, le contraste entre la force qu’ils dégagent et le résidu de nymphe est saisissant.

Si dans les premiers temps la corruption était légère, plus le temps passe et plus son corps se déforme, l’éloignant ainsi petit à petit avec ce qu’elle fut et ce qu’elle représentait.
Pourtant, le mépris et l’innocence lui a appris à faire face au dégout. Sa stature est droite, son regard insolent, ignorant les gens qui détournent les yeux. Elle se refuse à porter le moindre vêtement. La gêne n’étant pas un sentiment familier aux dryades, elle offre son corps à celui qui ose le voir.

Exposer sa laideur est un témoignage qu’elle donne aux autres de la corruption de la dame. Consciemment où non, elle la hait au plus profond d’elle-même.

Description psychologique

Arkazo’k est morte, enfin… Disons en sursis. Répandant la mort, elle regarde les arbres avec jalousie. Les animaux qui autrefois étaient à ses côtés animant ses jours joyeux de leurs chants et de leurs jeux la fuient comme l’ombre de la mort. Forcée à rejoindre le monde des hommes, la ville lui semble dangereuse… Pour les autres. Faisant des efforts démesurés pour maitriser ses nouveaux pouvoirs, elle craint à chaque instant de corrompre un lieu, libérer une maladie qui s’abattrait comme un fléau sur le monde des hommes.

Elle n’est cependant pas de nature destructrice. Elle ne souhaite pas la mort d’un être. Il est certain que sa condition la pousse à se défendre, mais elle n’aspire qu’à retrouver la place qui était sienne. Toutefois, elle ne répugne pas à la violence lorsqu’elle est acculée. La mort fait partie de l’ordre des choses et elle s’y est depuis longtemps accommodé, bien avant sa corruption.

Aujourd’hui, sa vie la répugne et elle veut corrompre la dame avec les pouvoirs que celle-ci lui a « offert ». L’être pure qu’elle était aspire aujourd’hui à la vengeance. Sans attache, elle est prête à tout pour compléter sa mission.
Et pourtant, elle reste une Dryade, un peuple naïf, honnête, doté d’un attachement et d’une patience infinie. Elle est étrangère aux choses de ce monde et son exil forcé l’oblige à contempler de prêt les merveilles d’un monde qu’elle n’avait jamais pu contempler que de loin. Elle doit vivre dans un univers fascinant, qu’elle ne comprend pas et qui la fascinent, à commencer par l’usage et le port des vêtements, incommodant pour la marche, inutiles et peu dégradables.

Ces deux facettes d’elle-même cohabitent paisiblement, la rendant en apparence lunatique, mais en réalité davantage distraite qu’autre chose. Elle peut être passionnée par une conversation, puis l’abandonner d’un seul coup pour suivre un crieur de rue où un oiseau trop occupé à chasser pour la voir.
Il peut également lui arriver de vouloir aider les autres, se sentant ainsi utile, mais cette impression se fond rapidement lorsqu’elle croise son reflet. Elle tente de profiter de chaque petite joie de la vie, mais elles sont minces et elle surjoue pour se donner le change, parfois ça marche, et elle est heureuse quelques secondes.

Autres détails importants

Arme(s) et Pouvoir(s) :

La plupart du temps, elle lutte pour contrôler ses pouvoirs. Lorsqu’ils sont relâchés, une vague de maladie, de gaz empoisonnés s’échappent de son corps, tuant les plantes, asphyxiant les hommes. Ceux qui en réchappent tombent malades et meurent d’infection pour les plus chanceux, de gangrène pour les autres.

Elle a bien essayé de mettre fin à ses jours, mais il semble que la dame lui ait interdit cette délivrance. Ses pouvoirs de régénérations sont hors norme et semblent la faire repousser à partir de peu, mais les plaies ne se referment pas complètement, restant béante, suintant lentement pendant des semaines.

Familiers(s) :


Autre(s) possession(s) :

Elle ne possède presque rien et ne ressent le besoin de rien de plus. Son seul objet est une pierre banale, ovoïde et lisse qu’elle a trouvé belle, seul souvenir de sa forêt. Lorsqu’elle se sent perdue, elle glisse ses doigts sous son écorce pour effleurer ce petit cœur de pierre, ce qui lui donne le courage d’avancer… Quelque part… Encore un peu…
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Sujet: Re: Arkazo’k

Jeu 23 Nov - 22:03

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Relhan
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Classe: Sans classe
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Bienvenue =D
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Sujet: Re: Arkazo’k

Jeu 23 Nov - 22:19

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Orina Nishiie
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Classe: Mage
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Comme déjà dit, Bienvenue o/
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Sujet: Re: Arkazo’k

Ven 24 Nov - 15:42

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"Rin" Sahronglaag
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Tagazok a toi o/


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Sujet: Re: Arkazo’k

Ven 24 Nov - 17:55

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Arkazock
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Merci /o/

si j'ai des questions sur ma fiche, à qui dois-je m'adresser?
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Sujet: Re: Arkazo’k

Ven 24 Nov - 21:32

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Carmina
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Métier: Répétitrice
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http://bariande.forumactif.org/t213-carmina
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Plop, et bienvenue de nouveau o/

Je viens donc passer mon regard de hibou sur cette fiche. :3


Histoire: Complète et cohérente avec la race et l'univers, le parcours est clair, et l'idée d'amener des contrecoups à la libération est très sympa.

Descriptions: Frais, limpide, l'ambiance corrompue et les nouvelles motivations de la petite dryade sont claires.

Autres détails importants: Aucun soucis avec les pouvoirs qui suivent le thème général du personnage.


Ta fiche est donc Validée sans aucun soucis !
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