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M'aura-t-on déjà dit que... [PV : KCT]

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Einar Usko de Balenria
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M'aura-t-on déjà dit que...





Je me trouvais dans le sanctuaire de la Source d’Ivia. Cette dernière ne se trouvaient plus entre les mains de la magnifique statue en marbre de la Sage Serana, mais dans un petit coffret que j’avais toujours conservé à ma ceinture depuis que l’on m’avait nommé gardien de la source, cinq ans plus tôt, depuis cette triste affaire concernant Yorick Galwen. J’étais donc la seule personne autoriser à conserver l’orbe magique et à pouvoir l’utiliser dans une situation critique. Cette responsabilité m’avait toujours mis mal à l’aise, mais, puisqu’il s’agissait de mon devoir, je mettais mes appréhensions de côté. Afin d’oublier ces craintes, je me rendais très souvent dans cette salle pour profiter de l’atmosphère de calme et du doux parfum des jardins entourant le sanctuaire. Et, dans le but de fortifier mon esprit, cela faisait désormais plus d’un mois que j’avais débuté un régime strict limité à quelques fruits et à une miche de pain par jour. Je comptai bien le faire durer une petite semaine de plus, rien de bien compliqué donc. Laissant mes pensées voyager librement, je me demandai comment se portaient les autres. Cela commençait à faire un petit moment que je ne les avais pas vus.

C’est alors qu’une voix interrompit ma méditation. Raisonnant directement dans mon crâne, elle semblait pourtant incroyablement distante, se rapprochant lentement à chaque instant. Soudainement, l’atmosphère changea. Un silence pesant était apparu tout autour de moi, la fragrance des fleurs s’était volatilisée et la douce chaleur de la salle avait été remplacé par un froid morbide. Portant ma main droite sur la garde de Stamatios, prêt à dégainer si nécessaire, j’ouvris les yeux. Qu’importe la direction vers laquelle ils se tournaient, je ne pouvais qu’observer une vaste étendu vide. La voix s’intensifia et je pus identifier une bribe de phrases :
- Héraut, viens à ma rescousse, disait-elle comme si elle s’apprêtait à s’éteindre à n’importe quel moment. Prouve ta valeur et viens me libérer des affreuses chaînes que l’on m’a imposé.
- Qui parle ? Qui êtes-vous ?

Mais avant que je puisse recevoir une seule information, l’obscurité reprit possession des lieux et j’eue immédiatement l’horrible sensation de chuter. Au moment auquel j’allais pousser un cri, je sentis mon dos heurter le sol. Je grognai sous la douleur qui envahissait l’entièreté de mon corps. Je restais ainsi quelques instants sur le sol, cherchant à comprendre ce qu’il se passait. Quand je fus en état de bouger, mon premier réflexe fut de vérifier l’état de l’orbe. Fort heureusement, il n’avait rien. Ensuite, je jetai un rapide coup d’œil à mes lames. Je fus extrêmement surpris de voir que mes deux épées étaient émoussées. Le métal-étoile avait la réputation de ne jamais nécessité d’entretien, mais je supposais que j’allais devoir trouver une forge si je voulais que Stamatios et Isokrates redeviennent fonctionnels.

Je me relevais lentement, observant les environs et essayant de me situer. Une région montagneuse, parcourue par un vent certes léger, mais qui n’hésitait pas à mordre chaque partie de mon corps qui avait le malheur d’être exposé à l’air libre. J’étais juste en dessous d’un pierrier qui me paraissait plus qu’instable et je pouvais voir un petit bosquet non loin. Mon but premier était de me trouver un endroit à l’abri du vent et d’ensuite partir à la recherche d’indication sur ma location. Il n’y avait pas beaucoup de montagnes en Itille, mais avec le froid qui régnait ici, j’avais peur de me trouver dans un coin paumé des royaumes du Nord. Mon instinct était affolé, quant à lui, si bien que je craignais presque de ne plus me trouver dans un territoire du monde connu.

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Il n’était guère aisé de se mouvoir à travers les régions de Gothregal. La neige craquant sous le poids de chacun de mes pas me donnait l’impression de m’enliser, et il fallait que je marche presque d’une manière militaire, en levant de manière haute les jambes. Il aurait surement été plus simple d’utiliser mes propulseurs, pour flotter à quelques centimètres de la couche de poudreuse, mais le manque d’énergie que je subissais actuellement m’obligeait à devoir utiliser les méthodes les plus précaires, d’autant que la masse que j’avais n’était pas réellement un avantage dans cet environnement.

J’effectuais pour le moment une reconnaissance. Si je n’avais pas besoin de chasser à cause de l’absence de ce besoin, il était néanmoins primordial que je sois en mesure d’évaluer la suite de la route. Traverser les cols, les pics et les falaises n’était pas une chose que l’on pouvait penser comme étant simple, et j’anticipais cette chose à sa juste valeur. Néanmoins, le froid constant était un léger avantage, étant donné que je ne risquais pas de surchauffer ou de risquer une maladie. C’était confortable je supposais d’être de métal. Néanmoins, la température glaciaire que devait être mon corps devait être au contact une sensation assez désagréable. Heureusement, personne n’avait l’idée saugrenue de faire ceci.

J’avais ainsi prit l’ascendant sur quelques rochers, et me tenais droite en observant. Même si la neige était omniprésente et rendait les analyses difficiles, j’identifiais un sentier qui serpentait à travers les cols, qui allait être celui que nous poursuivrions alors, étant donné que je comptais m’éloigner de cette zone glacée afin de rencontrer des individus qui seraient plus à même de me fournir des informations, la population de cette nation s’étant montrée relativement hostile à mon égard à cause de ce que je représentais, à savoir un défi à la culture arriérée qu’ils pouvaient avoir.

Toutefois, je pouvais aussi apercevoir non loin  un individu plutôt suspect. Il semblait être perdu, mais le manque de protection contre le froid indiquait que ses chances d’échapper aux lois naturelles étaient plutôt faibles. Je n’identifiais pas de traces de pas aux alentours, rien qui ne pouvait indiquer son itinéraire initial. La seule chose que je voyais était qu’il se dirigeait vers une zone plus boisée. Un bon réflexe j’en convenais. Peut-être avait-il besoin d’assistance ? J’ignorais cela, mais le fait qu’il puisse s’apparenter à un voyageur pouvant donner des informations était une optique suffisante pour que je ne me décide de partir à se rencontre. Au pire, vu son état, je ne risquais pas grand-chose.

Même à travers le froid, il ne risquait pas d’être surprit de me voir. Après tout, le bruit de la neige et mes teintes bleutées ne se fondaient pas pour un camouflage arctique. J’approchais de manière neutre, plutôt naturelle si l’on pouvait considérer cela à une chose artificielle. Probablement pourrait-il me percevoir comme un risque pour sa sécurité, mais il pourrait se calmer en me demandant mes intentions. De plus, au premier coup d’œil, je ne paraissais pas être armée. Ce serait à lui en tout cas de décider s’il voulait jouer la prudence au travers des deux lames qu’il portait, alors que j’approchais, ou tenter d’exprimer sa possible détresse.


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Einar Usko de Balenria
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Le froid se comportait comme une bête sauvage qui ne cessait d’essayer de me déchirer la peau. Je ne me trouvais pas dans cet endroit depuis beaucoup de temps et pourtant, la nature ne voulait pas me laisser un seul répit. Le vent s’était lui aussi réveillé, renforçant la sensation de froid qui allait bien finir par me tuer si je ne me dépêchais pas de trouver un refuge. Il avait apporté avec lui des nuages d’orages qui n’avaient pas attendu pour balayer des masses de neiges sur le flan de la montagne. Bientôt, une épaisse couche de neige avait recouvert le sol et me brouillait la vision. Je devais quitter les montagnes, descendre dans une vallée à l’abri de la neige et rejoindre un village pour me reposer et obtenir les informations dont j’avais besoin. Marcher dans la neige était aussi incroyablement fatiguant. J’avais l’impression d’avoir à fournir un effort herculéen pour soulever le pied et faire un seul pas. De manière plus général, j’avais la désagréable impression que mon corps était devenu bien plus faible, même si je me persuadais pour le moment qu’il ne s’agissait que d’un autre effet du froid.

Finalement, après une marche qui me parut durer des heures alors que moins d’une demi-heure s’était écoulée depuis mon apparition dans ces lieux, je parvins finalement au bosquet. Il n’y faisait pas bien plus chaud, mais j’étais en partie protégé du vent et de la neige. C’est un épais bois de conifère dont les branches retenaient une quantité absurde de neige n’attendant qu’un choc pour tomber sur un malchanceux. Mais je n’avais pas le temps de me reposer. Si je laissai mon corps trop se refroidir, je n’allais qu’accélérer ma mort. Je repris ma lente marche à travers les arbres, espérant tomber sur un local et priant ma chance de ne pas m’abandonner. Mes longs cheveux commençaient à devenir pesant avec toute la glace qui s’était formée sur leurs pointes. D’une personne extérieure, je devais surement ressembler à un gros glaçon sur patte.

Alors que j’avançai, un détail m’alerta. En jetant de rapide regard dans mon dos, j’avais remarqué qu’une silhouette me suivait de loin. Je n’avais vraiment pas besoin de me faire attaquer dans une situation pareille. La fuite était donc la seule option qui me paraissait valable sur le moment. Sans lame, risquant l’hypothermie à chaque instant, je ne pouvais me permettre de faire une pause pour faire face à quelqu’un ou quelque chose me souhaitant du mal. Je n’avais donc qu’à espérer pouvoir la distancer ou qu’elle se lasse. Je puisai dans mes dernières ressources pour accélérer le pas, quand mon ventre me rappela qu’il ne fonctionnait pas aussi bien s’il était vide. Je me maudis pour avoir poursuivi un si long régime. Je maudis tout autant cette femme pour m’avoir envoyé ici dans un de mes états les plus vulnérables.

Comme si l’on avait entendu ma détresse, je trouvai enfin ce qui semblait être une chaumière dans la distance. Surement une cabane de trappeur. En m’approchant encore un peu, je pouvais voir la fumée s’élever d’une petite cheminée, prouvant que l’endroit était habité. La providence étant à ma portée, je parcouru les derniers pas m’en séparant le plus vite possible, faisant fis de ma faiblesse. Je frappai alors à la porte, criant au passage :
- S’il vous plaît. Je suis perdu et j’aurais juste besoin d’un toit en attendant que la tempête passe.

En prononçant ces mots, je me sentais de plus en plus faible. Est-ce que j’étais arrivé trop tard ? Peut-être bien, car au moment où la porte s’ouvrit, je m’effondrai dans l’entrée de la chaumière, perdant connaissance.

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- Boudieu de bordel, viens par-là Gunth, y’a le gamin qu’a frappé à la porte qui vient d’s’effondrer. Sors des couvertures, où il va y passer le pauvre.

Sirus était trappeur depuis des années et ce n’était pas la première fois qu’il secourait des personnes perdues dans ces bois. La région était traitresse, surtout en cette saison, durant laquelle de terrible tempête pouvait s’abattre et rester des jours. Celle qui se déroulait en ce moment était plutôt calme, par rapport à ce dont il avait l’habitude. Cela n’empêchait pas qu’elle pouvait être mortelle pour n’importe qui d’assez fou pour s’aventurer sur ces terres sans connaissances préalables. Le vieux trappeur porta le corps d’Einar jusqu’à une couche et Gunth, son collègue de toujours, avait rapporter une absurde épaisseur de couverture. Afin d’être sur qu’il se réchauffe encore, Sirus rajouta une buche dans le foyer. Il jeta un coup d’œil à l’extérieur pour vérifier si le gamin qu’il venait de récupérer n’était pas accompagné. Il remarqua alors une silhouette assez lointaine. Le grand gaillard attrapa sa lampe et sortit quelques instants afin de faire signe à la personne qu’il pensait avoir vu de venir se réfugier.

Notes:
 

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C’était avec une démarche ralentie que je suivais la personne dont j’estimais les chances de survie très faible. Dans un tel état, il aurait été préférable qu’il ne soit pas tout seul, néanmoins il n’avait pas réellement le choix je supposais, et en plus d’être perd, il se retrouverait bientôt en hypothermie, chose qui arrivait à de nombreux voyageurs tant les conditions climatiques régionales n’étaient pas favorable. Même s’il s’agissait de faire preuve de déterminisme, je me posais la question sur pourquoi des gens s’évertuaient à vivre dans une région aussi inhospitalière. Parce que c’était la terre de leurs ancêtres répondraient-ils… Mais pourquoi eux avaient-ils choisis de venir ici ? Ou bien un cataclysme s’était abattu sur la région, ou bien ils avaient choisis cette terre pour la tranquillité qu’elle avait, ou bien ils étaient sacrément idiots ! Peut-être les trois aussi.

Dans tous les cas, lorsque l’individu se rendit compte de ma présence au loin, je compris qu’il se sentait menacé. En effet, il accélérait le pas pour tenter de fuir, pour partir le plus vite afin d’essayer de me distancer et de se mettre à l’abri. Néanmoins les traces qu’il laissait étaient suffisantes pour que des aveugles puissent le pister, alors il n’était pas difficile de la suivre, même s’il ne demeurait qu’une petite ombre dans mon champ de vision. SI ma volonté de l’aider paraissait être une bonne action d’un point de vue neutre, il ne semblait pas percevoir ceci.

Toutefois, en s’aventurant dans les bois, je pus constater qu’il trouva une habitation. La fumée qu’il y avait m’informait de la présence de personnes à l’intérieur ou dans les environs. Ainsi, il y avait un refuge. Je pus le voir s’effondrer devant la porte, avant d’être assisté par les personnes qu’il y avait à l’intérieur, deux rudes hommes dont les occupations devaient sans doute être le braconnage. Mais ce n’était pas à moi de juger ceci, il y avait des corps de métiers moins légaux que d’autres. Et puis, dans ces temps délicats, je pense qu’ils n’étaient que peu regardant sur les bêtes qu’ils prenaient, cherchant à survivre avant de contribuer à la biodiversité de la faune locale.

S’il était à l’abri, alors ma mission s’arrêtait ici. Toutefois, le blizzard se levant et les hommes m’invitant par des signes à venir aussi, je pouvais prendre un peu de temps pour en apprendre plus sur cette personne égarée. Surement peu de nouveautés, je présumais, mais bon, je n’étais pas à une déception sur l’ensemble de mon utilisation. J’approchais donc de la cabane, avant d’y rentrer lorsque le premier homme m’y invita, le second étant en train de s’occuper de celui qui avait perdu connaissance.

Ils furent en tout cas un peu surprit de me voir dans un état normal, même pas grelottante ou frigorifiée. Ne ressentant pas le froid, cela aidait beaucoup, mais je devais aussi leur paraître très étrange. Mon corps ne dégageant aucune chaleur, ma peau extrêmement pale. Je soupçonnais qu’ils pensent que je sois un esprit. Je pouvais comprendre néanmoins, mais pour le moment, hormis quelques signes de têtes, je n’avais pas prononcée un mot, me posant juste fixement dans un coin de la pièce, et fixant l’individu proche de la cheminé. Celui qui était donc responsable de ce petit détour. Etant donné qu’il était armé, il était possiblement un bandit ou un malandrin après une attaque ayant mal tournée… Mais j’étais curieuse du métal utilisé, ne ressemblant d’apparence à aucune lame que j’avais put apercevoir. Un curieux alliage, que j’allais tenter d’analyser. Finalement, j’allais peut-être en apprendre plus que je ne l’espérais.


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Einar Usko de Balenria
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Einar Usko de Balenria a écrit:
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Sirus attendit que la jeune femme rentre à l’intérieur de la cabane pour refermer la porte et empêcher le froid de continuer d’envahir la pièce. Maintenant qu’il avait la possibilité de l’observer de près, il était plus que troublé par l’étrange apparence de celle-là. Il se demandait sérieusement comment elle avait pu survivre une seule seconde dans la tempête avec des habits aussi légers, avant de comprendre que la couleur de peau insolite qu’elle arborait était peut-être un signe qu’elle n’était pas totalement humaine. Cette région du monde était restée incroyablement sauvage et il n’y avait pas un puits, une forêt ou une grotte qui n’était pas reliée à une légende. Cela n’aurait pas été surprenant d’apprendre que certaine de ces histoires étaient vraies, considérant aussi le fait que les habitants de Bariande côtoyaient la magie depuis toujours. Ainsi, bien qu’il ne fût pas très à l’aise de ne pouvoir affirmer la nature de cette jeune fille pour le moment, il se retint de poser une multitude de questions pour le moment.

De son côté, Gunth avait pris soin de retirer le grand manteau et les quelques plaques d’orichalque servant d’armure que portait le jeune homme, afin de l’installer confortablement sur la couche et de sécher ses affaires auprès du feu. Intrigué par la qualité du tissu et du blason inscrit sur le manteau, il commençait avoir de plus en plus de questions concernant l’identité du jeune homme qu’ils venaient de recueillir, son collègue et lui. Il avait presque plus d'interrogation le concernant que concernant l’étrange inconnue à la peau grise. Il interpella Sirus afin de lui faire part de ses remarques :
- T’as vu l’emblème sur son torse ? On dirait les armoiries d’une famille noble… tu crois qu’il vient de Tirione ?
- Nope, j’crois pas. Il port’rait pas du bleu si c’tait un de ces péteux de nobliaux. J’aurais bien dit Doliène, mais ça m’parait bizarre aussi.
- Et puis son équipement… Déjà son armure, j’ai jamais rien vu de tel. Comment il espère être protégé avec une protection aussi faible. Et j’ai jeté un coup d’œil aux armes qu’il avait à la ceinture. Elles semblent être de très bonne qualité, mais elles sont complétement émoussées, comme s’il ne prenait pas la peine de prendre soin de ses affaires...
- J’sais pas qui c’est, mais j’ai l’impression qu’il a quelques problèmes, conclut Sirus.

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Quand j’ouvris les yeux, j’étais dans un lit, emmitouflé sous une montagne de couverture en peau. Reprenant peu à peu pleinement conscience, je jetai un rapide coup d’œil autour de moi. J’étais à côté d’une cheminée, au-dessus de laquelle avait été accroché la tête d’une bête qui m’étais inconnu. Une voix attira mon attention :
- Ca y est, la belle au bois dormant se réveille.

Un homme, très grand et un peu hirsute, était assis sur une chaise autour d’une table à quelques mètres de moi. Lui et un autre inconnu mangeaient tranquillement, ce qui réveilla mon estomac qui se tordit par l’envie d’être rempli. Je me souvins de ce que je faisais ici. J’avais été pris dans une tempête, j’avais demandé refuge dans une cabane et je m’étais évanoui. Les propriétaires avaient dû m’emmener à l’intérieur en attendant que je revienne à moi. Je me redressai doucement pour leur faire face et leur demander :
- Je… je suis resté évanoui combien de temps ?
- Une demi-heure, p’t’être un peu plus… Moi c’est Sirus et voici Gunth, se présenta-t-il en pointant son camarade.
- Je me nomme Einar Usko. De Balenria.
- J’t’avais bien dit que c’était un nobliau, fit remarquer Gunth à l’encontre de l’autre trappeur.
- Quoi ? Ah non, je ne suis d’aucune noblesse… Je viens simplement de Balenria. Mais laissez-moi vous remercier pour votre hospitalité. Je serais mort si vous ne m’aviez pas laissé entrer.
- Bah, c’est bien normal. Viens t’asseoir avec nous, t’as l’air de crever la dalle.

Quand j'avais parlé de mes origines, ils s'étaient regardés bizarrement, comme s'ils n'avaient aucune idée de ce dont je parler. Cela ne me rassurait pas énormément. Je n’allais pas me faire prier pour rejoindre leur table, cependant. Je ne pouvais pas me permettre de continuer un jeûne dans mon état. Je me levai donc pour aller les rejoindre. C’est alors que je remarquai la présence d’une troisième personne. C’était une jeune femme à l’allure bizarre. J’avais l’impression de l’avoir déjà aperçu, mais c’était sûrement juste une impression. Je la saluai poliment avant de lui demander :
- Et vous êtes ?
- Une femme qui est arrivé peu après toi, m’expliqua Gunth. On pensait que vous vous connaissiez donc nous avons attendu ton réveil pour engager la conversation. Mais apparemment, vous n’êtes pas proches… Du coup, mad’moiselle, vous êtes ?


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Avec : Einar Usko

Me posant comme spectatrice dans cette situation, j’observais simplement et silencieusement les deux hommes ayant ouvert les portes de leur demeure discuter quant à l’origine de cet individu égaré. Si le nom d’autres nations, telles que Tirione et Doliene furent évoqués, les quelques informations qu’ils donnèrent m’informèrent un peu du fonctionnement de la première, qui semblait se soumettre à une sorte de féodalité. Tout du moins, un régime politique où la noblesse avait une grande importance. Un moins d’un aristocrate parvenu, il semblait qu’un individu arborant un blason face partie d’une dynastie régnant sur quelques comtés ou baronnies. Il semblait donc que beaucoup d’intrigue pouvait se faire dans ces terres, donc surveiller ses arrières était une chose qui serait plus importante que jamais.

Mais comment expliquer que cet homme ne venait pas d’ici ? C’était ce que je soupçonnais en tout cas, que cet individu partage sa condition avec ma personne et ceux que j’avais rencontrés jusqu’à maintenant. Un être, appelé par une déesse, qui se retrouvait dans un monde inconnu à n’avoir qu’une seule et simple tâche : Participer à la sainte quête de la sauver. Mon avis sur la question restait silencieux pour le moment tant que je ne disposais pas de plus d’information, mais peut-être que tout le monde ne prendrait pas la nouvelle avec autant de recul que je pouvais le faire.

Dans tous les cas, je profitais de cet instant pour effectuer quelques analyses de mon état et de mes programmes. D’autant que toutes les données que j’avais put récupérer avaient besoin d’être analysées sémantiquement pour pouvoir être exploités d’une manière plsu efficace. Cela prenait du temps, à chaque fois, mais en morcelant convenablement les informations, je pouvais ainsi être perfectionnée du point de vue système et diminuer le temps de réaction nécessaire, laissant juste ma défense être dépendante du temps d’action de mon corps, qui deviendrait de plus en plus rapide au fur et à mesure que je retrouvais ma puissance.

Et pendant ce temps où je demeurais silencieuse, l’individu se réveilla. Il semblait être dans un état relativement stable, bien que son appétit ne le rattrape bien rapidement. Il fut invité à la table des hôtes, qui engagèrent la conversation, pendant qu’il révélait son nom. EInar Usko de Balenria. Il précisa néanmoins que Balenria était son lieu d’origine, mais au visage des natifs, je déduisais que ce lieu était inconnu. Autrement dit, il était extrêmement peu probable qu’il soit lui aussi un habitant de ce monde. Toutefois, la conversation vint dans ma direction lorsqu’un peu d’attention se fit sur ma personne. L’heure pour moi de poser quelques questions et donner quelques réponses. Je me redressais donc, avant de m’approcher de quelques pas, me tenant aussi droite que nécessaire, avant de prendre la parole :

‘’Mon appellation officielle est KCT-023. J’ai suivit cet individu en pleine perdition dans la montagne, car je soupçonne qu’il soit victime d’un état le dépassant amplement, et il se trouve que cet état se confirme d’instant en instant dût aux informations que vous venez de fournir. Balenria ne semble pas être un lieu connu en ces terres, tout comme le dépaysement soudain que vous semblez avoir subit, visible au manque de protection arctique.’’

Je tournais pleinement ma tête en direction de l’individu qui m’intéressait le plus. Certes, les deux braconniers pouvaient me donner quelques informations, mais ce n’était pas lui qui captait mon attention pour le moment.

‘’Auriez-vous entendu précédemment à vôtre arrivée dans ces montagnes une voix étrange, semblant venir de nulle part ? Si oui, pouvez-vous nous indiquer la teneur de ses propos ? Cela permettra de confirmer ultimement l’état, et donc de vous préparer aux révélations dont je risque d’être l’émissaire.’’



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Alors que je tirais une chaise pour m’asseoir avec les chasseurs, ma tête tournée vers l’étrange étrangère, cette dernière se releva, un peu trop brusquement pour que cela soit bien naturel, avant de se rapprocher et de se poster à côté de moi, le regard toujours aussi inexpressif et malaisant. J’avais de plus en plus l’impression d’avoir affaire à une créature plutôt qu’à un être humain. Je notais cependant que les deux autres hommes semblaient être bien moins gênés par sa présence. Pourtant, ils affirmaient tous les deux qu’il ne la connaissait pas. Étaient-ils simplement plus habitué à ce genre d’évènement. J’en avais côtoyé des êtres bizarres, mais je ne parvenais jamais à me sentir véritablement confortable à leurs côtés tant que je n’apprenais pas à les connaître un peu plus. Ainsi, la simple présence de cette femme mettait ce qu’il me restait de sens en alerte. Je jetai un rapide coup d’œil de l’autre bout de la salle pour évaluer la distance qui me séparait de ma position à celle de mes lames, pour me défendre si la situation dégénérait. L’inconnue révéla ensuite son nom. Cacété... zéro vingt-trois. Je ne pus m’empêcher de commenter cette appellation :
- Quelle horreur, on croirait entendre le nom donné à un esclave. Celui qui vous donnez ce nom ne devait pas avoir une très grande estime de vous. Enfin, bref...

Elle commença alors à détailler ses explications. Elle était donc bien la silhouette que j’avais entr'aperçue dans la tempête que j’avais essayé de distancer pour ne pas qu’elle me suive. Je ne parvenais pas vraiment à saisir le sens de toutes ses paroles. Non pas qu’elle parlait de manière cryptique, mais que le ton qu’elle employait et les mots qu’elle utilisait me perdait autant qu’un rapport à lire pouvait me perdre. Tout comme sa manière de se déplacement, elle avait une façon très mécanique de communication, qui, cette fois, décontenança aussi les propriétaires de la cabane dans laquelle nous nous trouvions. Cette “Cacété” proposa même au passage que Balenria, mon royaume d’origine n’était pas connu de ces terres. Comment ne pouvait-on pas connaître le royaume prospère de Balenria ? Étais-je vraiment tombé dans un endroit hors du monde connu ? Mon esprit ne pouvait accepter une telle absurdité. Et pourtant...

Elle m’interpella ensuite, me questionnant sur mon arrivée dans ces montagnes enneigées. Elle mentionna quelque chose à propos d’une voix que j’aurais pu entendre et qui aurait pu dire diverses étranges choses. La jeune femme à la peau grise souhaitait apparemment vérifier mon état. Comme elle l’avait énoncé, je me doutai aussi qu’elle n’allât pas être porteuse de très bonne nouvelle. Pour le moment, j’avais besoin d’information. Je savais qu’il fallait que je sois prudent et que je ne devais pas révéler trop d’indications sur ma personne, mais je ne pouvais pas non plus avancer les yeux bandés. Je m’énonçai donc :
- Je ne suis pas bien sûr de ce que j’ai entendu. Une voix de femme, assez lointaine, quérissant mon aide. Si vous êtes au courant de quoi que ce soit, mademoiselle, je vous en prie, expliquez-moi.

Les deux chasseurs se regardaient, partageant incompréhension et frustration de ne pas pouvoir participer activement à la conversation. Sirus essaya de s’introduire malgré tout :
- Hum, pard’nnez moi, mais nous s’rions curieux d’savoir d’quoi vous causez. Comment pourriez-vous venir d’une nation inconnue sur ces terres. N’y-t-il pas un seul monde ?


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Avec : Einar Usko

La première réaction de ce groupe d’individu vint de celui qui était dans un état plutôt perdu. Celui qui sortait donc du coma qui l’avait frappé temporairement. Einar Usko donc. J’envisageais donc la possibilité que les deux autres devaient être habitués à ne pas critiquer ou juger hâtivement, ou alors qu’ils étaient juste trop habitués à éviter de se mêler de ce qui ne se mêlait pas d’eux, bien que le fait de récupérer le guerrier tombé était un acte qui n’allait pas dans ce sens. Sa réaction était en tout cas compréhensible, le nom que j’avais n’étant pas conforme aux normes humaines. C’était le nom d’un programme, d’une machine. Mais c’était le mien, car j’étais cette machine qui le portait. Je ne le trouvais nullement dégradant ou témoignant d’un manque d’estime. C’était le nom le plus officiel que j’avais. Bien évidement, cela n’empêchait pas les gens de trouver des surnoms, pour éviter le malaise qu’ils se plaçaient eux-même devant mon appellation.

‘’Mon appellation n’est nullement celle d’un esclave ou marque d’un manque d’estime. Il s’agit simplement d’une culture différente de la vôtre. Il est normal que vous trouviez ça perturbant, mis il a été prouvé que les individus avaient tendance à rejeter ce qui n’est pas semblable, en favorisant implicitement les leurs. Je ne vous en tiendrait donc pas rigueur de cette considération.’’


Mais ce qui m’intéressait était ce comment il allait réagir concernant les informations qu’il allait témoigner, sur les faits qui avaient surement marqué son arrivée en ces terres, et effectivement, il se trouvait bel et bien que l’individu confirmait concernant le fait d’avoir entendu une voix féminine, lointaine qui lui demandait son aide. C’était peu, probablement à cause de la méfiance qu’il devait avoir à mon égard, mais c’était suffisant pour que son cas corresponde avec la description des hérauts. Les deux locaux eux, étaient perdus, ne comprenant pas l’importance de mes questions. L’un d’eux tenta de comprendre en me posant une question, pour savoir un peu ce qu’il se passait, mais cela risquait de le perdre totalement.

‘’En effet. Vous, Einar Usko, avez été appelé en ces terres par une divinité de ce monde, nommée la dame. Cette dernière, captive, use de ses forces pour amener des personnes d’autres univers en mesure d’agir en ce monde, créant ainsi des ‘hérauts’. Privé d’une grande partie de leur énergie, ils sont en mesure de dépasser les limites qu’ils avaient autrefois à force de travail.’’

Je posais mes deux mains sur la table, en me penchant un peu, continuant d’expliquer cette situation.

‘’Le fait que les locaux ne semblent qu’être peu informés de l’arrivés de personnes d’autres mondes indique que nous sommes dans les premiers à arriver en ces terres. Nous n’avons donc aucun indice sur la marche à suivre ou sur les choses que nous devront faire en ce monde, nommé Bariande. Comment agir, où et quand ? Ce sont des points qui restent dans l’ombre pour le moment. J’imagine que vous avez des choses à faire dans vôtre monde, mais les manières d’agir de la divinité font que revenir dans vôtre ancien foyer est une chose incertaine. Toutefois, je présume que si la dame est en mesure d’agir sur d’autres univers, elle devrait avoir le pouvoir de vous y ramener. Seulement, cela n’est pas dans son intérêt, pas dans l’immédiat, car ce qu’elle recherche est sa liberté.’’

Je laissais un petit silence se faire, avant de reprendre, lentement, en me redressant :

‘’J’imagine que vous avez des questions, autant sur vôtre nouvelle condition que sur ce monde. Je tâcherais d’y répondre dans la limite de mes connaissances actuelles. Au besoin, je suppose que nos deux hôtes seront en mesure de nous aiguiller.’’



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Sans le vouloir, j’avais vraisemblablement offensé cette étrange KCT. Contrairement à ce que j’avais pu croire, son nom était une appellation parfaitement normale dans son pays d’origine. Elle me réprimanda de manière cachée, me faisant un petit cours d’ethnologie sur la tendance des humains à considérer les cultures étrangères ou exotiques comme inférieur. C’était bien aimable de sa part, mais je continuai de penser que de donner des numéros pour nommer une personne n’était pas un signe d’une grande considération. Un nom, qu’importe la culture, portait une signification qui, selon les traditions, influait plus ou moins sur la vie de la personne qui le portait. Les parents, ou à plus forte raison les tuteurs, choisissaient le nom de leur enfant de manière réfléchie. Mais donner une appellation en série, pouvant se distribuer comme des petits pains, c’était en retiré l’essence et l’âme même. Je préférais me taire, cependant, ne souhaitant pas déclencher un débat inutile alors que j’avais besoin d’information bien plus capitale.

J’écoutai ensuite les explications de l’étrange jeune femme. Selon ce qu’elle avançait, j’avais été transporté depuis mon monde dans un autre univers, répondant au nom de Bariande, par une divinité sans appellation qui m’avait au passage privé d’une grande partie de mes forces. J’imaginais que c’était aussi elle qui avait “émoussé” Stamatios et d’Isokrates. La réaction des deux chasseurs allait dans le sens de l’hypothèse que les locaux n’avaient pas encore conscience que des étrangers d’autres univers arrivaient dans le leur. J’avais personnellement encore beaucoup de mal à y croire, mais avec tous les problèmes qu’il m’était arrivé ces dernières années, je me disais que ce n’était pas si incroyable que ça. KCT poursuivit en expliquant qu’elle n’avait aucune idée de ce que les “hérauts”, dont je faisais désormais parti, était censé faire pour secourir cette fameuse dame. Elle fit aussi une petite remarque qui me fit sourire :
- C’est plutôt l’inverse en fait. Je venais d’en finir avec les problèmes et j’espérais pouvoir enfin me reposer. Mais oui, si cette divinité est capable de me faire venir à Bariande, elle doit bien être capable de me renvoyer dans mon monde.

Gunth et Sirus se chuchotaient quelques messes basses. Puisqu’ils étaient mis de côté dans la discussion, ils essayaient sûrement de comprendre par eux-mêmes ce dont nous parlions. Quand ils se rendirent compte qu’elle avait finis de me parler de la situation, ils s’arrêtèrent un peu gênés. Je leur demandais ce qu’il n’allait pas et Sirus répondit :
- Nous n’connaissons pas de “Dame”. Nous n’sommes pas très r’ligieux, mais nous sommes à peu près sûr que y’a pas de “Dame”.
- Mais j’te dis qu’si, c’juste que c’est qu’un mythe.
- Dans tous les cas et sans vouloir vous offenser, repris-je, je pense que j’en apprendrais plus dans une ville ou auprès d’un érudit. Vous pouvez me faire un topo de la géographie d’ailleurs ?
- Mais pas d’soucis. Vous vous trouvez au sud de Gothregal, dans la région montagneuse des écailles de dragon. Vous aventurez pas plus au nord si vous n’avez pas l’équipement. Au sud, vous avez Tirione, et à l’est Doliene. Si vous voulez des informations, c’est à Doliène que vous devriez aller.
- À Doliène ? le coupa Gunth avec vigueur. Il ferait mieux de se rendre à Tirione. Au moins, c’est un pays stable...
- Je... je verrai. Merci pour vos conseils. Et, vous KCT, qu’en pensez-vous ?


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Avec : Einar Usko

L’homme se trouvant devant moi ne semblait pas réellement mal prendre le fait qu’il venait de se faire kidnapper dans un monde qu’il ne connaissait pas du tout. Comme tous les hérauts en fait, ces derniers n’avaient théoriquement rien à voir avec cette histoire. Je ne m’excluais pas de ceci, mais au final, la seule chose qui pourrait compenser cette action serait une récompense à la hauteur des efforts réalisés. Si cette déesse avait le moyen d’agir sur les mondes et ses serviteurs, il était probable que, libérer, ses pouvoirs soient suffisant pour que des vœux, ou autre, puissent être exaucé. Je restais sceptique quand à la moralité qu’elle aurait une fois libérée, ayant déjà eu des preuves que la fidélité à ses serviteurs était une chose très relative, mais il faudrait bien voir, et surtout, être préparée lorsque les choses

Il annonçait en tout cas qu’il venait de finir quelques aventures et autres problèmes, et qu’il n’avait donc pas eu le temps de réellement se reposer. C’était problématique du coup, la surcharge de stress, autant psychologique que physique, pouvait amener à des conséquences graves s’il ne trouvait pas un moyen de l’évacuer, d’autant que cette situation, d’être plongée dans un monde nouveau, n’était pas une chose facile. J’avais suffisamment de recul pour passer à côté de ceci, mais des personnes plus fragiles, plus vulnérables, plus humaines risqueraient elles de s’effondrer. Un bien mauvais moment du coup, en tout cas c’était mon point de vue concernant ceci. Mais il ne perdait pas espoir de retourner dans son monde d’origine, même si la quête qu’il allait devoir faire était longue…

Puis ce fut au tour des locaux de commenter. Visiblement, la déité, nommée la dame, n’était pas réellement l’une des divinités majeures qui régissait ce monde. Je ne connaissais pas encore avec certitude les croyances de cet endroit, mais j’étais un peu près certaine de n’avoir croiser aucun culte à son égard, mais qu’il y en avait d’autre. Devenue un mythe, oubliée, cherchait-elle à étendre son influence par l’intermédiaire de ses hérauts ? Est-ce que de répandre sa religion serait un moyen de la délier des entraves qu’elle avait actuellement ? Lui faudrait-il des fanatiques, des prières et des célébrations pour la voir luire de toutes ses forces ? Je n’en savais rien pour le moment, mais je n’écartais pas cette étrange théorie, même si niveau croyance j’étais une athéiste programmée. Difficile de croire en un démiurge lorsque l’on connaissait les causes de sa création, et donc nul besoin de trouver une force obscure à diviniser.

Ce fut toutefois une question géographique qui fut abordée. Donc entre les différentes direction que pouvait avoir l’individu. L’un lui conseillait l’est, avec Doliene, et l’autre lui indiquait le sud, là où je me dirigeais initialement. Les deux avis se valaient actuellement, bien qu’incomplet. Lorsqu’il me demanda ce que j’en pensais, je lui répondit d’un ton toujours neutre, mais pas nécessairement impersonnel :

‘’Cela dépend de la manière avec laquelle vous êtes en mesure de communiquer avec vos congénères. La nation de Doliene semble, à cause des rumeurs dont j’ai été l’auditrice, en proie à une instabilité politique et à de nombreuses actions de contrebande. Toutefois, on y trouve une importante concentration de mage, principalement centrée au niveau de sa capitale. Si vous êtes habitué à obtenir des renseignements par des guildes de voleurs ou des arcanistes, cela pourrait-être un choix convenable, d’autant qu’ils disposent d’une importante masse de savoir.’’


Je reprenais après ce cours exposé sur la seconde possibilité :

‘’Toutefois, Tirione est un endroit plus sûr, dont le système politique ressemble à une féodalité. En ne s’écartant pas des règles imposés par la nation, il doit y être possible d’obtenir des renseignements de manière aisé, mais cela prendra surement plus de temps, étant donné que les informations doivent appartenir principalement aux castes supérieures, donc moins facilement accessibles aux étrangers. Néanmoins le statut particulier que vous portez peut-être un atout si bien utilisé. J’ignore actuellement la réaction des locaux quand aux hérauts que nous sommes, les envoyés d’une déesse mythique, mais cela reste une carte permettant surement d’éviter quelques problèmes, ou tout du moins de surprendre.’’


Je conservais un peu de silence, avant d’exprimer mon itinéraire :

‘’Actuellement, mon tracé me dirige vers Tirione. Le climat y est plus favorable, et la région plus étendue. Il est important que je commence à nouer un réseau de contact afin d’obtenir de quoi compenser quelques coups durs que ce monde réserve. Et vous, quel serait vôtre première destination ?’’


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Einar Usko de Balenria
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Tout en continuant d’écouter avec attention ce que KCT avait à me révéler, je me sustentais afin de remplir mon ventre et de le faire s’arrêter de grogner. Maintenant que ma faim était calmée, je pouvais bien mieux m’investir dans cette discussion. La jeune femme me fit un petit court de géopolitique global, me faisant part de ce qu’elle avait savait sur les deux nations qu’avaient simplement et rapidement mentionné les deux trappeurs. Si je résumais correctement, Doliène était une nation de mage et de roublard qui souffrait d’une certaine instabilité politique majeur. Tirione, quant à elle, me paraissait plus ressembler aux royaumes d’Itille. Elle ajouta que mon statut, en assumant qu’elle parlait bien de cet histoire de héraut, pouvait, éventuellement, m’ouvrir beaucoup de portes. Je n’y croyais pas vraiment, ne voyant pas comment une population allait accepter si facilement des inconnus se présentant comme les élus d’une divinité oublié par la majorité. De mon opinion, ils allaient plutôt vouloir nous accrocher à un poteau pour nous brûler un petit coup.

Une fois qu’elle eut fini, je posais les couverts afin de réfléchir à ce que j’allais effectivement faire maintenant que je me trouvais dans ce monde. Je devais commencer par définir une direction, par chercher plus d’information et me faire quelques alliés de confiance. Une fois ces objectifs réalisés, j’allais pouvoir commencer à remplir le devoir que j’avais reçu de la part de cette femme. C’était presque certain qu’une personne normalement constituée n’aurait pas accepté aussi facilement un travail forcé. Personnellement, si une divinité m’avait demandé mon aide, alors c’était mon devoir de répondre présent. Et puis j’étais toujours libre de choisir mes méthodes après tout. Niveau contraint, j’avais déjà connu bien pire. J’allais donc prendre mon temps, du moins au début, histoire de récupérer mes forces et mes capacités. Je doutai que j’eusse perdu ma technique ou mon instinct, mais j’allais tout de même devoir suivre un entraînement intensif pour regagner muscle et endurance.

Quand KCT me questionna sur ma prochaine destination, je haussai les épaules :
- Tirione aussi, je pense. Je ne suis pas très à l’aise avec les mages. Une mauvaise expérience, vous comprenez ? Et je vais faire profil bas avec cette histoire de héraut. Si cette divinité a été enlevée, c’est qu’elle a des ennemis. Et il est fort à parier que ces ennemis ont des pantins dans les différentes nations de Bariande. Cela ne serait pas sage de crier sur tous les toits que nous sommes ici par l’action sacrée d’une ancienne divinité. Surtout que si nous n’avons miraculeusement pas d’opposant, nous pourrions être pris pour hérétique. Et je ne souhaite pas vraiment découvrir le sort que l’on réserve aux hérétiques.
- C’pourtant simple, m’expliqua Gunth d’un ton amical. On l’accroche par les pieds et on l’trempe dans un bain d’hui...
- J’ai dit que je ne souhaitais pas le savoir, coupai-je l’homme sèchement. Bon, continuai-je en jetant un coup d’œil par la fenêtre, cette tempête ne semble pas s’arrêter. Pouvez-vous nous offrir l’hospitalier pour cette nuit. Je vous promets de partir dès lors que le temps me le permettra.
- Pas d’soucis, l’ami, me rassura Sirus. On va même vous faire cadeau de nos vieilles capes en fourrure. Pas très propre, mais elles vous protégeront du froid.
- Merci beaucoup. C’est un immense service que vous nous rendez. Y’a-t-il un village non loin vers lequel se diriger ?
- Y’a une rivière pas loin. Elle est gelée à c’te période, mais vous devriez la trouver facilement. Si vous la suivez, vous tomberez sur Artigun, un petit village en bas de la vallée. De là, ça s’ra facile d’aller à Doliène ou Tirione.
- Parfait. KCT, qu’est-ce que vous en dites, vous voulez m’y accompagner ? Je pourrais vous poser des questions en chemin.


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L’homme écoutait attentivement ce que je lui indiquais et préconisait en fonction de ses capacités. Même s’il s’était montré méfiant au début me concernant, il se montrait bel et bien attentif actuellement, ne manquant pas de récupérer mentalement quelques informations cruciales. Je n’avais pas honte de dire que je lui facilitais ce cette manière un peu les choses, mais il préférait aussi rester prudence. Crier sur tous les toits que nous venions d’un autre monde risquerait en effet d’attirer inutilement l’attention sur nous. C’était pour ça que je considérais cette opportunité comme un atout, permettant de se sortir de situation complexe, mais pas à tous les coups. Cela pouvait surprendre un peu, mais encore fallait-il être entendue et crue, ce qui n’était pas la chose la plus évidente avec de telles affabulations.

Mais de mon côté, à cause des différences naturelles que j’exposais (il suffisait de voir mon teint de peu ou mes articulations pour se rendre compte très clairement que quelque chose clochait), ce n’était pas si évident de masquer ceci. Mais ces différences me rendant supérieures aux humains sur de nombreux points, je ne m’inquiétais que peu d’être découverte. Tout dépendrait des situations, évidement, mais de manière générale j’étais confiante dans mes capacités, bien que diminuées.

Dans tous les cas, l’individu semblait faire le choix de partir en direction de Tirione, invoquant une mauvaise expérience passée avec des arcaniste. J’ignorais la raison, mais je supposais que ce qui le poussait à choisir Tirione était suffisamment marquant pour qu’il décide de ne pas en parler. Il saisissait toutefois rapidement les tenants de ce que nous pouvions rencontrer. S’il y avait une divinité prisonnière, c’était que quelque chose la retenait prisonnière, et il était probable que ces choses soient les nouvelles déités de ce monde. Une petite réflexion d’un natif plus tard, et nous nous retrouvions tous les deux à devoir attendre la fin de la tempête. De toute façon, par ce temps, il était impossible de continuer à avancer, donc je pouvais être à un endroit ou un autre, cela ne ferait pas continuer notre progression vers le sud. Je me permettais de nouveau quelques remarques.

‘’En suivant cette direction, vous arriverez en contrebas de la montagne. La route sera plus sûre, plus empruntée par les natifs, mais aussi plus longue, car contournant les principaux cols des écailles. Je pourrais vous accompagner une partie du chemin, mais cela s’arrêtera au moment nécessaire. Mon itinéraire passe par les montagnes et les pics, afin d’essayer de gagner du temps. Toutefois, je me montre disposée à écouter vos questions, à y répondre dans la mesure de mes possibilités.’’

J’avais pour le moment, dans mon esprit, un plan d’ensemble des environs. Les différentes vues, l’itinéraire que j’avais prit. Il me manquait les coordonnées exactes, mais j’arrondissais par rapport à mes connaissances. J’avais par ailleurs tracée au mètre près les pas que j’avais fait depuis mon premier jour. Il m’était difficile de me perdre, même si privée de tous mes capteurs, les choses pourraient se montrer plus délicates. Mais ce n’était pas le cas, et pour le moment, mon corps n’avait pas de difficulté malgré le temps très rude pour les humains. De mon côté, il me convenait amplement, ne souffrant pas le moins du monde ces températures assez basses.


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Einar Usko de Balenria
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Plus j’écoutai la jeune femme, plus j’étais étonné des connaissances dont elle semblait faire preuve. J’avais des doutes concernant son appartenance au groupe des Hérauts, principalement à cause de la confiance qui émanait de sa personne et j’avais du mal à me dire qu’une étrangère pouvait en savoir autant sur un monde inconnu. Puis, je changeai d’avis en me disant qu’elle pouvait bien se trouver à Bariande depuis plus longtemps que moi, ce qui n’était pas non plus très compliqué, sachant que j’étais arrivé quelques heures plus tôt, à peine. Cependant, j’étais en conséquence curieux de savoir d’où elle venait plus précisément. Je préférais me garder ces questions pour le voyage que nous allions faire pour descendre dans la vallée, histoire de ne pas surcharger les pauvres péons qui avaient bien accepter de nous loger – ce qui me rappelait l’hospitalité des habitants de la belle Ivia.

Pendant que KCT me faisait part de la route qu’elle allait emprunter une fois parvenue en bas de la vallée. Quand elle annonça qu’elle comptait avancer en ligne droite au milieu des montagnes, je haussai un sourcil. Même si elle pouvait se débrouiller dans le froid, cela n’enlevait pas les risques de tomber dans une crevasse ou de se faire prendre par une avalanche. Même si, de manière purement mathématique, le chemin pouvait paraître plus court en ligne droite, il était bien souvent plus sage et plus rapide de contourner des obstacles. Enfin, elle avait pris sa décision, je n’allais pas lui dicter comment gérer son temps et sa vie.

Pour le moment, j’avais toutes les informations vitales au bon déroulement d’un séjour dans ce monde. Je prévoyais de ne pas trop tarder pour aller dormir, afin de stocker le plus d’énergie possible pour prévenir le temps que nous allions devoir affronter en partant. Mais je voulais rester un peu plus longtemps. Je remarquai la bouteille de liqueur de plante qui traînait sur la table. Elle devait servir à artificiellement réchauffer les chasseurs quand la température baissait un peu trop dans la chaume. J’attrapai la bouteille, rempli mon verre d’un doigt à peine, conscient que la force de la boisson pouvait peut-être me clouer au sol, avant de le lever et de chantonner calmement :
- Je ne vivrais pas pour voir ma gloire, mais je rejoindrais volontiers ce combat. Et quand nos enfants raconteront nos histoires, ils parleront de l’histoire de ce soir. Levons notre verre à la liberté, une chose qu’ils ne pourront jamais nous prendre. Qu’importe ce qu’ils pourront dire... Levons un verre en l’honneur de nous quatre. Demain nous serons encore plus, à raconter l’histoire de ce soir...

Je portais alors mon verre à mes lèvres et bu la liqueur d’une traite. Elle me brûla la gorge, me faisant presque regretter mon geste. Sirus et Gunth me regardaient avec de drôle d’yeux. Je me doutais qu’ils voulussent quelques explications. Après avoir fini de grimacer, je repris :
- Les templiers, là d’où je viens, ont pour tradition de porter un toast en récitant ces vers avant de partir pour une mission. Je ne sais pas pourquoi la chanson parle de quatre, mais ce n’est pas si important...
- C’est plutôt beau, ajouta Sirus, je dois bien l’admettre, même si je vois pas bien l’intérêt.
- Moi non plus, croyez-moi bien.

La suite de la soirée se déroula assez tranquillement, les trappeurs nous racontant des histoires rocambolesques sur les chasses qu’ils avaient mainte fois menés. Puis, quand la fatigue me gagna finalement, je me retirais pour aller me reposer. Heureusement pour nous, la cabane était un refuge de chasseur capable d’héberger jusqu’à une demi-douzaine d’homme à la fois. Je pus donc me mettre dans un des lits sans risquer de piquer la place de quelqu’un. Je ne parvins pas à m’endormir, me retournant encore et encore, troublé par les nouvelles que j’avais reçu. Au final, quand le soleil perça à travers la vitre, je n’avais dû fermer les yeux qu’une heure ou deux, pas bien plus. J’étais sûrement le premier levé, cela ne changeait pas de d’habitude. Discrètement, j’avais remis mon armure et mon manteau. Les chasseurs avaient installé sur une chaise deux vieilles capes en fourrure, comme ils l’avaient promis. J’en attrapai une que j’accrochai autour de mon coup et attendais que KCT me rejoignent, prêt à partir pour le fond de la vallée.


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Toute la soirée, j’étais demeurée passive. Les fêtes, les boissons et autres dégustations n’étaient pas des choses pour lesquelles je me basais vraiment. Je me contentai d’écouter pour le moment les deux natifs, parler de la région et d’expériences avec une certaine par de fierté et de nostalgie, remémorant un bon vieux temps dont ils avaient été, un jour, les acteurs principaux. Cela avait au moins l’avantage d’aiguiser un peu plus ma prudence sur des points spécifiques à cette région, comme des dangers qui pouvaient arriver. Les créatures étant plutôt redoutables, il était préférable de connaître un peu leurs forces pour pouvoir s’en soustraire au mieux.

L’étranger avait quant à lui décidé de porter un toast à cet honneur. Lequel ? Celui de son premier jour en ce monde je supposais. Il était indéniable que cela allait amener un grand changement dans sa vie, mais de là à savoir si cela lui serait positif, ou au contraire fatal… Personne n’avait encore le don de prévoir l’avenir, tout du moins à ma connaissance. Mais il si nous étions à l’aventure, la bande que nous formerions serait… Des plus étranges. Non équilibrée, je doutais déjà de son efficacité dans les situations délicates qu’elles auraient à affronter. Mais heureusement, nous ne devions pas coopérer. Tout du moins, que peu de temps, juste pour la nuit.

Nuit qui passa finalement. Je m’étais comme d’habitude mise en veille, laissant tout de même quelques capteurs d’actifs pour éviter les surprises. J’effectuais quelques analyses rapide concernant les données que j’avais put récupérer, mais rien de bien exceptionnel n’en ressortit. Finalement, lorsque je détectai que le templier était en train de se réveiller, je redressais mon corps, saisissant l’une des deux capes que les locaux avaient acceptés de nous donner. Cela ne serait pas pour mon usage personnel, mais pour celui de Carmina, qui en aurait surement bien plus besoin que moi. Et au besoin, je pourrais l’utiliser pour bander quelques unes de ses plaies. Toutefois, j’avais plusieurs interrogations, que je comptais soulever, une fois que nous commencions à partir :

‘’A vos traits, je suppose que la nuit n’a pas été de tout repos. Les récents événements doivent être un choc. Vous avez tout de même prit la nouvelle avec moins de stupeur que j’aurais put prévoir. Visiblement, les dieux et déesses ne doivent pas être un concept qui doit vous être étranger. Je suis toutefois moins familiarisée avec le concept de démiurge créateur, étant donné que son absence dans mon monde a été prouvée. Et je suis l’une de ces preuves, une vie qu’aucun dieu n’a put atteindre, si tenté que l’on me considère comme une chose vivante.’’

Je conservais toutefois un silence. C’était principalement lui qui risquait d’avoir des questions, pas moi.


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Einar Usko de Balenria
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Je devais avoir une belle allure, avec cette vieille cape de fourrure au-dessus de mon grand manteau bleu. Enfin, je ne pouvais pas me permettre de faire preuve de coquetterie pour le moment. Ce n’était ni l’endroit, ni le moment. Cependant, je savais que j’allais devoir apprendre à me fondre dans la masse avant de me faire remarquer par les locaux et d’agir de la manière que l’on attendrait du héraut d’une déesse. Je comprenais bien que cela signifiait que j’allais devoir mettre mes habits habituels de côté. À moins que la civilisation de Tirione eût des goûts vestimentaires à celui d’Itille, mais c’était tout de même beaucoup espérer d’un monde étranger. C’était à moi de m’adapter, pas au monde ou à la société m’environnant.

J’étais en train de coiffer mes cheveux en une seule tresse quand KCT me rejoignit. Elle était vraisemblablement surprise par la manière dont j’avais accepté le fait d’avoir à vivre dans un monde que je ne connaissais pas jusqu’alors. J’esquissai un sourire. Et, alors que je finissais ma coiffure et que nous commencions notre marche, elle ajouta que, si je ne devais pas être inhabitué à l’existence d’être divin, l’inexistence d’un dieu avait été démontré dans son univers, ce qui me fis hausser un sourcil. Moi qui pensais que l’on ne pouvait pas prouver que quelque chose n’existait pas, seulement échouer suffisamment longtemps à prouver son existence pour croire raisonnablement que cette chose n’existait effectivement pas. Enfin, le point était que mon monde avait connu la présence de divinité, le sien non. Et la jeune femme à l’apparence insolite affirma que son existence à elle faisait partie de ce fameux florilège de preuve. Même si j’étais troublé par l’absolutisme – et l’étrange égocentrisme – dont elle faisait preuve, je préférais me taire sur ce point, même si j’étais inquiet que ces deux points puissent lui causer problème dans le futur. Je répondis donc simplement :
- La question des dieux dans mon monde est un sujet complexe. Nous savons qu’ils ont existé, qu’ils ont été chassés par un homme du nom de Tektunaqhkun, mais nous avons aucune idée quant à savoir s’il y en a encore qui vivent dans mon monde, aux côtés des mortels. Comme nous n’avons aucune preuve de leur présence, peu de gens croient à leur existence. La très sage Serana nous a appris à ne pas être absolutistes, d’être toujours prêt à juger ses idées quand de nouvelles observations nous sont apportées, mais d’être aussi capable de trancher et de prendre une décision pour qu’un débat ne s’étale pas. Ton comportement me laisse à penser que ton monde est friand d’absolutisme. Fait attention, car ce comportement n’est pas sûr à adopter. Enfin, je dis ça, mais je ne dois pas apparaître comme plus raisonnable. Donc passons.

Je continuai de marcher silencieusement, réfléchissant à ce que je venais d’expliquer. J’avais l’impression d’avoir pris la place de mon amie magicienne, ce qui était une position plus étrange à assumer que je ne l’aurais cru. Il ne nous fallut pas plus de dix minutes pour atteindre la rivière gelée en surface. Une surface cristalline, brillant pourtant bien moins que la neige qui nous entourait. Cette dernière ne tombait plus du ciel depuis la fin de la tempête, mais elle s’était tellement entassé qu’elle nous gênait dans notre avancée. J’avais l’impression de me fatiguer encore plus vite et d’avoir perdu mon endurance n’aidait à avancer confortablement. Pour trancher le silence qui s’était installé, je repris la conversation :
- Dans tous les cas, je m’étais douté que tu étais aussi un héraut. Je serais curieux de savoir à quoi ressemble ton monde. Pour avoir “prouvé” qu’un dieu ne pouvait pas exister, il doit être vraiment différent du monde. Ou même de celui-ci. Tu pourrais m’en parler un peu plus ? Oh, et qu’est-ce que tu veux dire par le fait que tu ne serais pas une chose vivante ?




Dernière édition par Einar Usko de Balenria le Jeu 8 Fév - 17:14, édité 1 fois
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M'aura-t-on déjà dit que...


Avec : Einar Usko

J’écoutais attentivement la réponse du templier, même si mes traits ne montraient pas une concentration particulière. Ainsi donc, les dieux étaient des êtres complexes, et un sujet qui encore une fois était sujet à de nombreuses questions. Mais contrairement au monde d’où j’étais originaire, ils possédaient une trace réelle de l’existence de ces dernier, suite à quoi ils ont été chassés par un homme, avant que leurs traces ne disparaisent progressivement, au point que la question du fait que certains auraient put survivre parraissait incongrue. Et faut de preuve, ils passaient de l’histoire aux mythes, puis des mythes… Aux légendes.

Toutefois, un personne, nommée Serana, probablement une prophète, avait apprit aux populations à être en mesure de défier leurs connaissances si elles se montraient différentes par rapport aux évolutions. Je restais néanmoins sceptique sur la déduction qu’il avait, la remettant en question un temps, avant de m’en abstraire. Je défiais tout autant l’information que mes propres bases. Je décidais de ne pas relancer le sujet, qui pouvait amener à des longues phrases pour au final que très peu d’information. Mais j’étais néanmoins sûre d’une chose : Aucun dieu n’était intervenu durant ma création, ce qui pour un être sensé être à l’origine de toute chose créait un paradoxe.

Nous nous concentrions d’avantage dans l’immédiat sur notre progression que sur la discussion. La neige étant très présente, il fallait jouer de plus d’effort pour avancer à travers cette poudreuse. Ce n’était que peu pour moi, mais pour un humain, probablement affaiblit en plus par l’action de la divinité, cela devait représenter une charge supplémentaire dont il se serait bien passé je pense. Mais il décida de reprendre, alors que nous approchions d’atteindre une rivière gelée, le sol risquant d’être plus instable. Ainsi, il se montrait curieux concernant le monde d’où j’étais originaire…

‘’Il y a en effet de grande différence. Le monde d’où je suis originaire existe car une personne fut en mesure de le créer. Toutefois, cette personne ne possédait pas les attributs de déités, ne possédant qu’une puissance colossale ainsi qu’une immortalité, qui lui fut arraché par l’une de ses créations. Et de plus, je me considère comme étant une preuve de l’absence de déité dans mon monde.’’

Je marquais une pause, avant de reprendre sur ma nature :

‘’Je ne suis pas vivante dans le sens où ma nature n’est pas vivante. Je suis une machine, coordonnée, autonome. Mes réactions ne sont que le fruit des programmes, des enregistrements, des apprentissages que j’ai été en mesure de faire. Sous cette peau de métal, il n’y a cœur, veine ou artère. C’est un générateur d’énergie qui assure mon fonctionnement. Je ne remplis donc pas les caractéristiques principales d’un être vivant, qui sont de respirer, de se nourrir, de produire des déchets et de se reproduire.’’


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Einar Usko de Balenria
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Einar Usko de Balenria a écrit:
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M'aura-t-on déjà dit que...




À Itille, les hivers n’ont jamais vraiment été très rudes. La neige y tombait au nord des Castades, rarement plus au sud. Ivia, la ville dans laquelle j’avais passé le plus de temps, profitait d’un climat doux en cette saison grâce sa proximité avec la mer intérieure de Tabatie. Cependant, j’avais entendu des histoires sur les grands Royaumes au-delà de la mer Boréale, qui étaient balayés par d’immenses tempêtes de neige presque tout au long de l’année. J’avais désormais un avant-goût de la vie de tous les jours à laquelle il fallait faire face là-bas. Après une petite pause pour que je puisse reprendre mon souffle, nous continuâmes notre route en longeant la belle rivière de glace. Si l’on tendait bien l’oreille et que l’on faisait fi des crissements sourd provoqué par nos pas dans la neige, il était possible d’entendre le flux de l’eau sous le gel. C’était une ambiance très calme, et très agréable. Du moins, pour quelqu’un comme moi qui n’aspirait qu’à vivre une vie paisible dans un lieu où j’aurais pu laisser mes lames sur un râtelier pour les contemple. Enfin, il semblait que j’allasse devoir me plier aux désirs d’une déesse en besoin d’aide pour le moment.

KCT me donna un peu plus de détail sur son monde, qui était, comme ce à quoi je m’attendais, bien différent du mien. Elle se concentra sur le fait qu’il y avait sûrement bien un être qui pouvait se faire appeler de démiurge, mais qui n’avait pas les attributs nécessaires pour recevoir le titre de dieu. Je me demandais bien ce que cela voulait dire, puisque cela impliquait qu’il y avait une espèce de liste de standards à remplir pour se faire appeler “dieu”. Je me retenais de lui dire qu’il était plutôt simple de dire que quelqu’un n’était pas quelque chose, quand on avait soit même défini cette chose, mais je ne souhaitais pas lancer de débat inutile. À la place, je fis une simple petite remarque pour mettre en comparaison la vision de mon monde et du sien :
- Je suppose cette idée de dieu tient plus du culturel que du fondamental. Personnellement, je me dis que s’il existe un dieu, il vaquer à ses occupations de dieu, sans même vraiment se soucier de nous. À partir de là, il n’y a pas beaucoup d’intérêt à poser la question : qu’il existe ou qu’il n’existe pas, le résultat est le même. Mais bon, vu que cette Dame Blanche nous a appelé à la rescousse, c’est que ma vision n’est pas valable pour tous les êtres démiurges. Passons, donc.

Elle reprit ensuite pour répondre à mon second questionnement. Alors elle était bien un être non-vivant. Enfin, là encore, selon les critères de son monde. L’Académie des Mages d’Itille a dû, une centaine d’années avant ma naissance, clairement définir le statut des golems, êtres inorganiques mus par la magie, qui étaient devenus si complexe que la barrière entre le vivant et le non-vivant était incroyablement flou. Au final, les golems de dernière génération avaient obtenu un statut particulier, proche de celui des humains. Au sein de l’Académie seulement, cependant. Le reste du monde les voyait encore comme des tas de cailloux ésotériquement animé. Un des alliés du baron d’Arnedar était justement un golem de dernière génération. Chose que je n’avais apprise qu’après l’arrestation du baron. Me rappelant tout cela, je repris la discussion une fois de plus :
- Je te trouve plutôt dure avec toi-même. Un de mes amis est marié à une sylphide, un esprit éthéré des vents. Pas très vivant si l’on suit tes standards. Et, dans le fond, ce qui nous différencie, c’est que je suis de chair et toi de métal. Au-delà de ça – et des quelques caractéristiques qui découlent de ta nature métallique – tu n’es pas moins vivante que je ne le suis. Mes réactions aussi sont le fruit d’enregistrement que je fais par mes sens, d’apprentissage que l’on m’a enseigné ou que j’ai eu en autodidacte. C’est une question plus philosophique que physique, d’après moi. Mais écoute-moi : je parle, je parle et je viens rabâcher les mêmes idées qui n’existent sûrement que dans mon monde et ma culture. Ne le prends donc pas personnellement.

Je n’avais pas vraiment idée du chemin qu’il nous restait à parcourir. Mais, avec les minutes qui s’envolaient au fil de nos paroles et de nos pas, je sentais que nous allions atteindre le village mentionné par les chasseurs. Une fois là-bas, nous allions nous séparer, comme convenu, mais je pouvais encore profiter du temps qu’il me restait pour questionner un peu plus la jeune... golem ?
- Sinon, as-tu rencontré d’autre héraut durant ton voyage ? Je serais curieux de savoir ce à quoi je devrais m’attendre.




Dernière édition par Einar Usko de Balenria le Dim 11 Fév - 16:51, édité 1 fois
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Avec : Einar Usko

L’existence d’une déité était-elle plus culturelle ? Il semblait bien… Car dans ce nouveau monde, je ne pouvais être certaine que les dieux puissent correspondre aux normes définies par mon univers d’origine, dont certaines caractéristiques précises avaient été posées. L’omniscience, l’omnipotence et quelques autres points particuliers… Si l’on se référait à une partie uniquement, certains mages surpuissants pouvaient arriver à briguer ce titre, mais toutes réunies elles n’avaient jamais encore été atteinte… Mais peut-être qu’un jour une personne serait en mesure de s’élever jusqu’à ce point, mais il ne serait pas à l’origine de toute chose… A moins qu’il ne remonte le temps pour le créer, mais cela partait sur des théories magiques très complexes, là où le monde n’était pas encore abouti. Cela n’empêchait pas les gens de dormir ou de travailler, donc beaucoup passaient à côté, mais d’autres, plus assidus, y consacrait leur vie entière sans parvenir à la moindre preuve… Vivre et mourir pour la science théorique, une belle preuve de fanatisme et de dévotion…

Et oui dans tous les cas, qu’il existe ou non, cela ne changeait pas. Mais les hommes avaient toujours cette curiosité à trouver leurs origines, à trouver la place qu’ils avaient dans l’univers où ils orbitaient. Je savais d’où je venais, et cela ne me rendait pas forcément plus illuminée, tout comme cela ne m’empêchait pas de me renseigner sur ce monde… Mais il y en avait bien la dame qui avait agit sur ce monde… Cela soulevait des questions, si une entité agissant sur un monde et sur d’autres pouvait être considérée come une déité ? Cela restait à voir...

Mais le plus étonnant fut la remarque qu’il porta à mon attention, comme quoi j’étais dure avec mon cas. Il arguait d’un exemple, comme quoi un de ses amis était marié à un esprit éthéré. Il pouvait avoir raison, il pouvait… Néanmoins, j’avais bien la preuve que ce n’était pas le cas :

‘’Un rituel existe dans mon monde, permettant de lier de manière temporaire ou définitive deux êtres. Il s’agit d’un pacte relativement simple, à la seule condition que les deux êtres doivent disposer d’une ‘’âme’’. Hors, ce rituel a échoué, pour la raison que je n’en possède pas. Mais cela ne me dérange pas le moins du monde, mes objectifs n’ayant pas besoin de ceci pour être remplit.’’

Puis, il vint à me demander les autres hérauts que j’avais rencontrée en arrivant en ce monde… Il y en avait déjà une petite liste, et je n’avais pas de raison de refuser. Je cita donc :

‘’Ma première rencontre fut Sahronglaag, une femme blonde, d’une vingtaine d’année, agressive et cherchant constamment les affrontements, refusant toute autorité. Si vous la croisez, attendez-vous à vous battre face à elle, mais elle ne vous tuera pas. Peut-être même que par la suite, vous pourriez discuter plus posément. Néanmoins, je ne vous la recommande pas si vous préférez les voix diplomatiques.’’

‘’Dame Carmina, une jeune et petite femme en quête de savoir, vêtue d’un épais chapeau bleu nuit. Elle ne présente aucune hostilité, mais peut se montrer parfois envahissante avec ses recherches. Néanmoins sa discussion n’est pas facile, car elle parle d’une manière légèrement particulière, et s’enfonce parfois dans ses explications.’’

‘’Aki Nishiie, une druidesse rousse aux cheveux bouclées. Elle semble habiter Gothregal et connaître le jarl depuis peu. Elle ne semble pas être agressive, et pourrait être une alliée selon les circonstances. Mon dossier sur elle est encore en cours d’écriture, afin d’en déceler le plus grand nombre d’information. Voilà pour le moment les personnes que j’ai rencontrées. Avez-vous d’autres questions avant que nous nous séparions ?’’



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Ainsi, KCT avait plus de raison de penser qu’elle n’était pas vivante que ce à quoi je m’attendais. C’était plutôt normal, dans un certain sens. Après tout, les critères de son monde sur ce qui est ou non-vivant étaient encore bien ancrée dans son esprit, et s’opposer à ceux de mon monde. Il n’y avait rien de surprenant là-dedans. C’était donc un autre sujet sur lequel il valait mieux attendre avant d’en parler, histoire de mieux connaître et comprendre l’autre.

Je dois l’admettre, parler avec un individu ne montrant que peu ou prou d’émotions était une expérience très étrange pour moi. Je n’y étais pas habitué, ayant passé la majorité de ma vie entourée d’être fonctionnant et se comportant de manière similaire à moi. J’imaginai que ne pas dévoiler ses sentiments par quelques expressions pouvait se révéler comme un avantage dans certaines situations tendu, mais pouvait rendre la vie commune ou des discussions mondaines un peu difficile à tenir. Pour un non-initié, j’entends. J’espérai pour elle qu’elle allait réussir à agir correctement pour ne pas faire tâcher dans le paysage. Enfin, quand on a la peau grise et des vêtements aussi étrange que les siens, on peut difficilement espérer ne pas être repéré et remarqué par n’importe qui.

La jeune golem me présenta ensuite les différentes rencontres qu’elle avait faites jusqu’alors avec d’autres hérauts. Il y avait donc une jeune fille au sang-chaud refusant toute autorité – une description qui ressemblait trop à celle de Solthia pour ne pas m’amuser, une érudite répondant au nom de Carmina et qui avait apparemment la fâcheuse manie de se perdre dans de longs discours explicatifs et une druidesse qui avait élu domicile plus au nord, ce qui limitait grandement mes chances de tomber sur elle vu que je prenais la route du sud. Je comptai m’acheter un carnet dès que possible pour consigner ces informations. C’est toujours utile d’avoir un ou deux noms sur lesquels se renseigner.

Une fois qu’elle en eut fini de ces présentations, elle me demanda si j’avais d’autres questions. Je hochai horizontalement de la tête, indiquant que cela me suffisait pour le moment. Nous arrivâmes à l’orée du village quelques minutes plus tard. Je doutais qu’elle allât me suivre à l’intérieur, ayant déjà dévié suffisamment de sa route pour m’accompagner jusqu’ici. Je levais donc mon bras droit, présentant le dos de mon avant-bras, avant de me rendre compte quelques secondes plus tard qu’elle n’allait probablement rien en faire :
- Quel étourdi... dans mon monde, pour se dire au revoir, on se colle le dos des avant-bras droit, mais j’imagine que ça ne concerne que mon monde. Mais passons. Merci encore pour m’avoir accompagné jusqu’à ce village. J’espère que ton voyage se déroulera bien et que l’on pourra se revoir dans le futur. Dans tous les cas, veille bien sur toi.

Je la saluai avant de la quitter. Je n’avais aucune idée de la prochaine fois que j’allais la rencontrer. A vrai dire, je n’étais franchement pas rassuré de savoir que je me trouvais dans un tout nouveau monde, où n’importe laquelle de mes connaissances ou de mes acquis pouvaient se révéler faux. Mais je devais être fort et remplir la mission que l’on m’avait confié. Que je le voulais ou non, un devoir doit être accompli.



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