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à l'ombre du grand troll

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Sujet: Re: à l'ombre du grand troll

Sam 17 Mar - 15:18

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Arkazock
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A l’ombre du grand troll

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Les jours de marches avaient fini par porter leurs fruits. Ils n’avaient rencontré aucune créature sous terraine à part des rats dont ils avaient fait le repas. Pourtant, leur présence était indéniable. Ils avaient tenté d’éviter les zones qu’ils considéraient les plus à risque, dont les traces étaient les plus évidentes, ce qui avait condit à allonger leur trajet sous-terrain. En effet, de nombreuses issues étaient bloquées par la présence d’êtres de l’obscurités venus chercher un refuge pour la journée, se reposant avant leurs raids nocturnes à l’extérieur.
Les deux connaissaient bien ces créatures qui sortaient des entrailles de la terre pour chasser, apportant la mort, et disparaissant avec l’aube et leur butin. C’était parfois des absurdités divines, caricatures de monstres, parfois ce n’était que de simples créatures ayant choisies leurs refuges dans des grottes qu’elles n’imaginaient pas aussi profonde.
Dans tous les cas, même la dryade avait dû prendre un tesson doublé de tissus imbibé de graisse qui pouvait flamber pendant de nombreuses heures avant de se retrouver à court. Heureusement, la vie sous terraine avait dotée les nains d’une nature prévoyante, et il y avait à chaque coin de mur un présentoir gorgé de graisse distillée spécialement prévue à cet effet. Aussi, ils n’eurent pas de peine à se ravitailler dans cette matière salvatrice. Du reste, le tissu était facile à trouver, les différentes salles étant munies de vieux chiffons où décorations qui n’avaient pas toujours été retirés lorsque les nains partirent.
Si la lumière avait été salvatrice pour leur permettre de s’orienter, car seules les salles les plus vastes étaient munies d’une lumière soit naturelle qui avait été percée dans une quantité improbable de roche, soit artificielle, des cristaux servant de lampes, la lumière avait par ailleurs permis au duo de chasser les choses qu’ils pouvaient sentir dans l’obscurités. Conscient de la menace et par peur de les acculer, ils n’avaient jamais cherché à en savoir plus.

A vrai dire, ils avaient été soulagés lorsqu’ils avaient trouvé une galerie qui s’élevait presque en ligne droit vers le haut. Ils n’étaient pas rendus dans la ville proprement dit, mais l’amoncellement de tunnels avait laissé place à des galeries mieux travaillées et décomposées en quartier. Paradoxalement, il leur avait été bien plus facile de trouver une sortie une fois extrait des galeries secondaires. Toutefois, ils avaient trouvé des traces plus larges de créatures qu’ils n’avaient en aucun cas envie de croiser.

Toujours était-il qu’ils s’étaient rendus au plus court vers le haut. Ils avaient fini devant une sorte de porte disposant d’un judas. L’endroit était un passage plutôt large, aussi avait-il en son temps été puissamment défendu. Des restes d’engins de siège avaient été disposés dans les décombres du post de garde. S’ils n’attiraient pas vraiment le regard de nos deux compères, ils prirent le temps d’inspecter plus avant l’ouverture.

Au moment où ils ouvrirent le judas métallique, une forte odeur de viande pourrie où momifiée leur prit le nez. Des effluves de déjections étaient également d’actualité, et il leur fallut une bonne dose d’abnégation pour approcher leur visage de l’ouverture.

Ce qu’ils virent les sidérèrent




Dernière édition par Arkazock le Sam 17 Mar - 15:56, édité 1 fois
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Sujet: Re: à l'ombre du grand troll

Sam 17 Mar - 22:49

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Arkazock
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A l’ombre du grand troll

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La chance, ou la malchance avait frappé le duo aujourd’hui, devant eux, au milieu d’un véritable charnier, se trouvait allongé sur le sol, massant une blessure récente et infectée, le troll énorme qui leur avait déjà barré la route par le passé. Dans sa grotte, posé sur un piédestal, se logeait la coupe qu’il avait profondément méprisé pendant tout ce temps. L’ouvrage était beau et ancien, et occupait ce qui restait du demi avant-poste qui avait été séparé en deux par la paroi amovible que l’ondin et la dryade occupaient.

Le troll ne devait pas avoir eu conscience de la véritable mine, qui était de manière tout à fait littérale, logée sous ses pieds. L’endroit devait être un lieu d’échange, et la coupe devait être là depuis un temps ancien ; comment les nains avaient-ils pu obtenir cet objet, et dans quel but ? C’était une question fascinante. Dans un temps ancien, peut—être avaient-ils forgés l’objet pour tenter d’apaiser les autres occupants de la forêt, c’était assez logique si on y pensait, si l’objet avait le pouvoir de réaliser les miracles que l’ondin avait décrit, nul doutes qu’une telle relique attirerait les créatures de la forêt dans une voie pacifique. On pourrait aussi penser à un défi, peut-être que les nains avaient volé le calice et l’affichaient comme un trophée sur leur porte d’entrée comme pour défier la forêt de les déloger. Cela expliquerait les armes de sièges brisées devant l’entrée. Cela aurait aussi bien pu expliquer leur disparition. On ne badine pas avec la forêt. Si sa tutrice était déçue, sa colère pouvait être redoutable. Pourtant ce n’était pas la créature la plus puissante que cette terre ait connue. De toutes façons, ils n’avaient rien trouvé de très probant. La plupart des chambres étaient vides, et il ne restait pas de traces de combat dans les galeries. Soit les voleurs avaient tout fait disparaître, cadavres et armure compris, soit les nains étaient partis de leur propre chef.
Mais qui quitterait un tel foyer après avoir mis une centaine d’année à le mettre en place ? Les mines étaient-elles vides ? Pourquoi n’étaient-ils pas revenus finir leur ouvrage ? L’endroit n’était pas si loin d’un fleuve, une ville humaine se serait certainement établie en miroir pour profiter des opportunités commerciales… Il était difficile à la dryade d’en savoir plus, mais son mode de pensée était à l’opposé de celui des nains, comment aurait-elle pu appréhender ce genre de considérations de manière juste ?
La question n’était pas vraiment d’actualité. Ils avaient d’autres priorité et d’autres chat à fouetter. La coupe était devant leurs yeux, et elle était passivement utilisée comme d’un garde-manger pour le troll, mais également pour soigner ses blessures. L’ondin n’avait pas sa lame et avait simplement ramassé un Urgrosh d’un était douteux qu’il avait aiguisé pendant des heures. L’arme pesait bien trop lourde pour le combattant agile qu’il était. En clair, c’était à eux de mener l’attaque surprise sur leur proie, mais ils n’étaient ni équipés, ni reposés correctement.



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Sujet: Re: à l'ombre du grand troll

Sam 17 Mar - 22:49

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Ils retournèrent en arrière pour se concerter. Il fut question d’enlever l’anneau pou Arkazoc’k, mais cela n’aurait peut-être aucun effet aussi prés de la coupe, voire peut-être pire, cela la souillerait-elle ? Ils n’étaient pas au clair sur la coupe elle-même, et l’avant-poste serait assez large pour le troll s’ils ouvraient la porte. Non, ce n’était pas la bonne stratégie à adopter. Il fallait inventer autre chose. L’ondin était incapable de garantir des chances de réussites dans un environnement aussi restreint où le troll n’aurait qu’a utiliser son énorme gabarit pour l’empêcher de manœuvrer correctement.

La dryade chercha une autre solution pour pallier au problème. Si sa magie ne servait à rien et que le troll était trop gros pour le contourner, elle pensa a une autre de ses capacités sous-exploitée qu’elle pouvait mettre en avant ici.
Elle était dans un avant-poste nain, avec un certain nombre de matériel d’entretien et de pièces de rechanges rouillées certes, mais peut être certaines étaient encore au moins partiellement utilisables. Elle tenta sa chance, expliquant son plan à l’ondin.
Celui-ci était sceptique au début, puis petit à petit le plan de la dryade germa dans sa tête. Il finit par l’approuver, voire même être optimiste quand a ses probabilités de réussites. Après tout, il restait à côté de cela ses capacités martiales qui n’avaient pour le moment pas été mises en défaut. L’Urgrosh dans sa main lui semblait plus léger. Ce n’était qu’une impression, mais avec l’espoir, sa force lui était revenu. Il se vanta sans ménagement de sa capacité a le tuer seul, mais que par prudence, il aller essayer l’idée de la dryade.
Ils se mirent au travail, brulant les morceaux de bois brisés et pourris pour obtenir un foyer digne de ce nom, puis tentèrent de remettre en forme ce qu’ils pouvaient et qui pourrait leur être utile.

Il leur fallut deux jours de travail attentionné pour atteindre leur but. Dieu merci, la dryade avait de bonnes connaissances en architecture. Si l’ingénierie était une discipline différente, elle était capable de comprendre le fonctionnement initial des armes de siège, et de rassembler les pièces qu’elle trouvait éparses.
Le résultat était assez satisfaisant à ses yeux. L’ondin était inquiet, il n’avait jamais vu ni utilisé de machine de siège auparavant. Devant lui se dressait fièrement un scorpion, une sorte de baliste préhistorique qui n’était plus guère utilisée même par les nains chez qui la technologie avait depuis longtemps dépassé ces armes moins fiables qu’une arbalète où un canon à cristal.

Pour notre duo, ce scorpion était une arme porteuse d’espoir. Ils avaient trois carreaux, mais la précaution était inutile, ils auraient peu de chance de l’utiliser plus de deux fois. Il fallait une vingtaine de seconde pour l’armer, ce qui représenterait une éternité si le troll se décidait à charger où à s’enfuir. La première partie était en place.

La seconde partie fut plus simple à réaliser. Le plafond avait un jour accueilli un lourd lustre pour éclairer la pièce. Aujourd’hui il en restait les crochets au plafond, au nombre de quatre. Ils en firent bon usage en accrochant une lourde poutre dardée de métal tirée vers l’arrière, tenue dans son mouvement de balancier par une corde. Si elle venait à être coupée, elle passerait à trois mètres au-dessus de la baliste pour descendre au niveau du ventre du troll. Le piège était en place, il ne manquait que la victime.




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Sujet: Re: à l'ombre du grand troll

Sam 17 Mar - 22:50

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La dryade arma l’arbalète géante qui se trouvait en face d’elle. Elle était prête a utiliser une arme qu’elle aurait considéré contre nature il n’y a pas si longtemps que cela. Aujourd’hui, elle relativisait. Le troll devait être éliminé, et la coupe ramenée. De plus, sa survie passait par cette porte, et ils n’auraient pas les ressources suffisantes pour attendre que la créature ne parte, assis comme elle l’était sur une montagne de nourriture qui ne pourrissait pas. Un petit clic lui informa que l’arme était chargée. Elle posa prudemment le lourd carreau dans l’encoche prévu à cet effet. Ironiquement, l’arme avait été conçu pour de tels adversaires dans des temps plus anciens où les dangers n’étaient pas ceux d’aujourd’hui. En témoigne sa tutrice, la puissance du monde actuel s’était rangée avec son niveau de dangerosité, et si aujourd’hui de telles armes aurait été superflues, ce n’était pas le cas de cette époque troublée dans laquelle sa tutrice était née. Elle ne savait pas trop pourquoi elle pensait à nouveau à sa tutrice en ce moment. Cela lui donnait de l’espoir. Elle vérifia d’un œil le maintint de la poutre au-dessus de sa tête. L’emplacement était parfait

Avec une boule au ventre, elle fit un signe de la tête à son compagnon. Celui-ci actionna le mécanisme de la porte qui se mit en branle.

La porte s’ouvrit en grand en quelques secondes La dryade en contrejour visa au jugé et lâcha le trait qui siffla aux oreilles de l’ondin qui s’était caché derrière la lourde porte à double battants désormais ouverte. Il parcourut en un instant la distance courte distance qui le séparait du troll et se figea dans sa chair. Le sifflement disparut aussi rapidement qu’il était venu. La dryade regarda interloquée son œuvre et cela faillit lui couter la vie. L’arme était puissante, mais le flanc du troll était large, un seul trait ne l’abattrait pas. Le troll la chercha du regard. En la voyant, il rugit de colère en se relevant.

Ce rugissement sauva la dryade, la terrifiant. Elle se rendit soudain compte que son arme était déchargée.
Elle fit tourner rapidement la roue prévue à cet effet, remontant l’arme. Le troll se ruant sur elle. Si elle se hâtait, elle aurait le droit à un deuxième tir. Sinon, si elle était trop gourmande, elle mourrait certainement.
« Clic »
L’arme était armée et la détente attendait avide de trait. Arkazoc’k ne prit pas la peine de viser. Elle déposa le carreau et tira dans l’énorme troll à une dizaine de mètres de là et couru à la corde. Un cri de douleur et de haine envahit l’endroit. Elle avait visé juste, mais ce n’était pas fini.





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Sujet: Re: à l'ombre du grand troll

Sam 17 Mar - 22:50

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Elle se saisit d’un marteau, et en frappant de toutes se forces, espérant que le timing conviendrait, elle fit sauter la corde du bloc qui la retenait. Avec un bruit sourd, l’énorme poutre descendit à toute vitesse dans un large mouvement de bascule, passa au-dessus de la tête de la dryade, largement au-dessus de la baliste, et s’enfonça largement dans le thorax du troll.

« Crack »

Le plexus solaire de la créature avait été défoncé. Il était énorme, mais la poutre pesait plus de trois cents kilogrammes, et était dotée d’une tête de métal qui avait pénétré sans peine dans le troll qui s’était involontairement empalée de tout son poids, fauché dans sa charge. Il regarda interloqué l’énorme bout de bois phalliquement coincé dans son corps. La surprise ne dura pas. Une énorme lame de hache naine centenaire s’abattit sur sa nuque, mettant un terme à sa souffrance aussi vite qu’elle était survenue.
L’ondin avait frappé. Il regarda le troll s’effondrer à demi sur sa poutre, puis, sans marquer d’émotions, il frappa deux fois, trois fois, quatre fois jusqu’à ce que la tête s’effondre du corps.

Il se saisit d’une lanière, harnacha son trophée, attrapa la coupe sans hésiter, se tourna vers la dryade et… La regarda d’un air hagard dépecer les cadavres concernés par la puissance magique latente du calice.

« Mais… Tu ne vas quand même pas manger ça ?? »

La dryade secoua la tête pour exprimer sa négation. Non, elle n’allait pas le manger. Elle avait d’autre projets. L’intendant qui avait été assigné au camp lui avait parlé de réactifs pour enchantements. Or, devant elle, une foultitude de créatures mortes était prête à être dépecées. Elle choisit un peu au hasard, des jambes gigantesques avaient attiré son regard. Elle en préleva des morceaux. Un peu de cuir lui servit à se faire une sacoche de fortune, et elle prit des fibres douces qui devaient être du Docedon.

Quelque chose l’interpella, une sorte de plante grimpante semblait réagir à son contact, s’enroulant naturellement autour de son poignet lorsqu’elle tendait la main vers elle. Cette plante n’existait pas dans son apprentissage, ce qui était improbable compte tenu de son expérience, son instruction et de son vécu. Elle déracina doucement le plan et l’empaqueta dans son sac.


Le retour se fit sans encombre, à peine perturbé par l’odeur provenant du sac de la dryade et de la tête du troll. Pourtant, qi la marche ne fut pas des plus complexe, l’ambiance, euphorique au début, était retombée lourdement. Ils étaient partis il y avait des semaines, avaient vécu une aventure dangereuse et initiatrice. La mort leur avait effleuré le visage plus d’une fois, comme le rappelait





Dernière édition par Arkazock le Dim 18 Mar - 3:43, édité 1 fois
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