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Livraison mal fâmée

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Sujet: Livraison mal fâmée

Mar 13 Mar - 23:07

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Niasci
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Ce matin-là, elle n’était pas à la forge. En effet, Victor avait demandé à l’Ondine d’effectuer une livraison. Elle n’avait pas pour habitude de faire ce genre de travaux mais comme le village qu’il fallait fournir se trouvait un peu loin de la route, cela changeait la donne. En effet, le trajet supposait de commencer le long de la route principale, ensuite, après une demi-journée, il fallait la quitter pour emprunter de plus petits sentiers de moins en moins fréquentés. Victor savait qu’il n’y avait pas d’auberge sur la route et il fallait donc dormir à la belle étoile en pleine nature. Actuellement, il ne pensait pas qu’un seul de ses apprentis puissent entamer sereinement un tel trajet seul. Normalement, il accompagnait toujours la première fois mais les commandes étaient bien trop nombreuses ces derniers temps pour qu’il puisse se permettre plusieurs jours d’absence. Il avait bien essayé de trouver un marchand qui serait passé par là pour faire la livraison mais personne ne passait par cet itinéraire.

Se tournant vers son étrange apprentie, il s’était rappelé que celle-ci avait bien longtemps vécu loin de la ville et que la vie dans la nature avait été son quotidien. Il lui avait proposé la tâche et elle avait accepté, à sa plus grande surprise, avec plaisir. C’était un plaisir pour elle de s’éloigner ainsi plusieurs jours de la ville mais cette conception était un peu étrange pour un citadin comme lui.

Niasci avait donc emporter la commande qui consistait en quelques armes, des outils, une grande quantité de clous et quelques barres pour maintenir les structures, dans un grand sac de toile renforcée que lui avait prêté le magasin. Bien que le sac soit conçu de façon à répartir le poids sur l’ensemble du dos pour ne pas surcharger les épaules, il n’en restait pas moins très lourd et elle serait forcée de faire des pauses en cours de route pour se soulager régulièrement et éviter de se blesser. Sa marchandise étant très lourde, elle n’emporta pas son marteau.

Son trajet commença d’une agréable façon qui n’allait pas être le moins du monde fatigante. Si Victor n’avait pas pu trouver de personne allant jusqu’au village, il avait dégoté un marchand prêt à la transporter tant qu’elle suivrait la route principale. Ainsi, elle retrouva l’homme en bordure de la ville et issa son lourd fardeau sur sa charrette qui contenait de nombreux produits manufacturés : pots et vaisselle en terre cuite principalement. Il faisait beau ce jour-là et Niasci commença le trajet à pied en suivant la charrette qui avancé lentement pour éviter de briser sa précieuse marchandise en traversant trop vite une bosse.

Après une heure de marche, elle alla rejoindre le conducteur de la charrette sur son siège. Ils discutèrent un peu du temps, du nombre de voyageur et de la qualité de la route mais l’homme n’était pas très loquace et Niasci fort peu portée sur les discussions mondaines comprenant les dernières nouvelles et les derniers ragots.

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Sujet: Re: Livraison mal fâmée

Mar 13 Mar - 23:47

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Niasci
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Le marchand la déposa à une intersection, elle récupéra son barda et, après des salutations rapides, quitta la route principale pour s’engouffrer sur une route secondaire. Celle-ci était encore raisonnablement fréquentée mais elle n’y restait pas assez de temps pour tenter de trouver une alternative pour supporter sa lourde charge. Elle porta donc son sac sur quelques kilomètres afin de partir sur une route encore plus étroite et puis une autre toujours plus étroite. A partir de maintenant, le trajet devenait beaucoup plus long La route sur laquelle elle se trouvait n’était pas pavée et serpentait entre des arbres, traversant régulièrement des sortes de mini forêts. Tout cela rendait le trajet beaucoup plus long et la progression en termes de distance était désormais beaucoup plus lente.
Elle ne croisait également plus grand monde. En effet, le chemin était traversé par de nombreuses petites routes, elles-mêmes très peu étroites. De temps en temps, une personne arrivait de l’un de ses sentiers, marchait sur quelques centaines de mètres et disparaissaient derrière les arbres qui entourait un autre.

Elle marcha pendant plus de deux heures sans croiser personne. Régulièrement, toutes les demi-heures plus ou moins, elle s’arrêtait pour se reposer. Elle fit à nouveau une pause et, épuisée, décida qu’elle ne se relèverait pas ce soir. Ce n’était pas tout à faire vrai bien sur, elle n’allait pas s’installer au milieu de la route mais en tout cas, elle ne continuerait pas son voyage beaucoup plus longtemps.

Elle quitta donc la route afin d’aller à la lisière de la forêt. Elle profita que la soirée ne fut pas encore avancée pour ramasser quelques baies. Elle attrapa également sur la route le lièvre de la providence. Niasci avait de la viande séchée avec elle mais en voyage, il valait toujours mieux profiter de la nourriture fraiche si on trouvait pour préserver celle qui se conserve au cas où on se retrouverait coincé, surtout dans les pays froids où une tempête peut arriver à tout moment et forcer l’immobilisme.

Elle s’installa, vida la et alluma un petit feu pour faire griller rapidement son repas qu’elle pourrait finir le lendemain matin. La viande commença à cuire, laissant échapper un délicieux fumet. Elle arracha les cuisses qui étaient cuites plus rapidement, laissant le reste continuer à chauffer à l’intérieur. Ensuite, elle s’installa pour la nuit, éteignit le feu afin de ne pas attirer d’éventuels voleurs et s’endormit, la tête sur un tas de feuille et le bras autour de son sac de fourniture. Elle dormit d'un sommeil sans rêve jusqu'à l'aube, bercée par le hululement des chouettes et le bruissement des animaux qui marchaient non loin d'elle comme si elle n'existait pas.

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Sujet: Re: Livraison mal fâmée

Mer 14 Mar - 1:29

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Niasci
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L’aube se leva. Niasci se réveilla et essuya la rosée qui s’était posée partout sur son corps. Elle prit un peu de temps, vérifia le contenu de son sac et s’installa pour manger le reste de son repas d’hier. La viande était froide et sèche mais le lièvre avait un gout fort et ce n’était donc pas si mauvais. Elle empaqueta ce qui resterait, elle le mangerait plus tard quand elle aurait à nouveau faim. Ce n’était pas la peine de rationner, la viande n’allait de toute façon pas se conserver longtemps.
Pendant qu’elle se réveillait et se préparait à partir, elle ne remarquait pas le petit groupe présent dans les buissons. Ils étaient quatre et cela faisait une bonne heure qu’ils étaient réveillés. En effet, il avait passé la nuit sur place. La veille, ils avaient parcouru la petite route serpentée au soir, espérant tomber sur un marchand qui ne s’était pas encore abrité pour la nuit. C’était la rengaine habituelle, ils voulaient lui faire les poches, récupérer la marchandise et abandonner leur victime sur un coin de la route, au mieux dépouillée, au pire morte si elle avait résisté.

Ils étaient déçus de n’avoir croisé personne mais avait rapidement pris une décision en voyant à une colonne de fumée se dessiner dans le ciel au fur et à mesure que la nuit tombait. Cependant, le feu fut rapidement éteint et quand ils la trouvèrent, il faisait terriblement sombre et ils ne pouvaient pas s’approcher sans bruit. Ils avaient bien essayé mais chaque pas faisait fuir plusieurs animaux et elle aurait forcément fini par se rendre compte de quelque chose. Ils avaient donc décidé d’attendre l’aube, dormant à tour de rôle.

Ils se placèrent autour d’elle prêts à attaquer. Alors qu’elle ramassait son sac et le mettait sur son dos, ils foncèrent sur elle, épée à la main. Ils s’arrêtèrent à un mètre d’elle. Ils eurent une seconde où ils furent comme bloqués, choqués parce ce qu’ils voyaient. L’un d’eux se reprit cependant avant que Niasci ait eu le temps de réagir :

Rends toi, dépose ton sac et ton argent où tu mourras !


L’Ondine laissa glisser le sac de son épaule, espérant pouvoir y attraper une des épées qu’elle devait livrer. Malheureusement, celles-ci n’étaient pas accessibles. L’un des hommes se rapprocha d’elle, pointant son arme sur sa gorge pour la punir de sa tentative de résistance. Au dernier moment, l’un de ses compagnons, celui qui semblait le plus vieux, l’arrêta :

Attends. Elle n’est pas humaine, on la garde en vie et on l’emmène avec nous. On pourra surement en tirer un bon prix : collectionneur, amateur d’exotisme ou au pire, scientifique et autres alchimistes pourraient apprécier son corps ou au minimum ses organes.


L’un d’eux vint ramasser le sac d’armes. Deux autres l’immobilisèrent en attachant ses bras et ses jambes ne laissant qu’une trentaine de centimètre d’espace possible, lui permettant seulement de marcher. Ils la poussèrent ensuite sur la route. Elle suivit, n’ayant, pour l’instant, pas les moyens de leur résister.
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Sujet: Re: Livraison mal fâmée

Mer 14 Mar - 17:16

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Elle fut donc emmenée dans une marche forcée par les hommes qui l’encadraient férocement. Ils la menaçaient régulièrement de leur arme si elle n’avançait pas assez rapidement à leur goût et surtout, à chaque fois qu’il croisait des gens. Cela n’arrivait pas souvent mais, systématiquement, on lui rappelait que le moindre mot, la moindre plainte, le moindre appel à l’aide lui vaudrait une épée plantée dans les entrailles ainsi que la mort des témoins. Dès lors, à chaque fois que quelqu’un passait à côté d’eux, elle devait écouter ses ravisseurs raconter qu’elle était une prisonnière qu’ils ramenaient en ville afin de la faire enfermer et d’empocher la prime. Cela la démangeait de crier la vérité mais elle n’était pas en position de se défendre et mourir pour rien n’était pas son genre.
Elle marcha donc, pendant des heures. Étrangement, elle ne s’éloignait pourtant pas de son objectif puisqu’ils continuaient pour le moment à suivre à la direction du village dans lequel elle devait se rendre.
Malgré la situation bancale dans laquelle elle se trouvait, elle n’avait pas oublié la mission que lui avait confiée Victor. Elle tenait à être efficace afin d’avoir à nouveau la possibilité de s’exercer à la forge. Cette mission était une bonne façon de lui prouver sa valeur et elle ne devait pas juste survivre mais également amener la marchandise à bon port.

Pour l’instant, elle parvenait donc à avoir une idée de la direction générale qu’ils suivaient. Il y avait au moins un avantage à tout cela : elle ne devait pas porter sa livraison. En effet, attachée comme elle l’état, elle ne pouvait pas porter le sac. Dès lors, les hommes se succédaient pour le supporter à tour de rôle et ne pas trop se fatiguer.

De temps à autre, la corde qui attachait ses pieds s’emmêlaient autour de branchages ou cailloux, ce qui la faisait trébucher, parfois tomber et les forçait à s’arrêter pour dégager ses jambes et lui permettre de marcher à nouveau. Le trajet ne fut rythmé que par cela et les quelques pauses qu’ils faisaient environ toutes les deux heures pour s’échanger le sac de métal et boire un peu de bière issue d’une grosse gourde. Ils n’en proposèrent cependant jamais à Niasci. Sur la défensive, les hommes refusaient de parler et, de toute façon, Niasci n’avait pas essayé. La moindre conversation aurait laissé passer sa colère et puis, de toute façon, ce n’était pas ses piètres qualités de diplomate qui allaient lui permettre de s’échapper.

C’est donc assoifée et couverte de boue qu’elle vit apparaitre un village. C’était celui dans lequel elle devait se rendre. Ils le contournèrent et marchèrent encore quelques heures. La nuit venait de tomber quand elle aperçut les fumées qui montaient des toits. Ils lui signalèrent sèchement qu’ils étaient arrivés et que son sort allait bientôt être fixé. Ils traversèrent donc la ville dans le noir, longeant les murs et évitant au maximum les avenues principales jusqu’à arriver devant une petite boutique qui semblait vendre divers matériaux pour les artisans.

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Sujet: Re: Livraison mal fâmée

Mer 14 Mar - 19:04

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Niasci
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Ils contournèrent la boutique afin d’entrer par une porte qui se situait sur la droite. Ils arrivèrent dans une salle faiblement éclairée où un homme s’afférait à ranger de nombreuses choses que Niasci n’identifiait pas dans la pénombre. Il ne se retourna pas tout de suite mais on pouvait l’entendre pester contre le manque de discrétion, le travail qui l’attendait et l’espoir qu’on ne le dérangerait pas pour rien cette fois.

Quand il s’intéressa enfin à eux, il fut un peu surpris en apercevant Niasci. Il s’approcha d’elle et les hommes qui l’avaient emmenée s’écartèrent un peu. Il lui tourna autour en l’examinant comme si elle était un animal dont on vérifiait la bonne santé. Après de longues minutes de silence ponctuée de temps en temps par quelques exclamations, il s’adressa enfin réellement à eux :

Bien joué, c’est un bon butin que vous avez là, ces créatures ne sont pas courantes… Vous avez autre chose je vois ? Du métal qu’elle transportait. Étrange, les Ondines ne battent pas le métal, surement quelque chose qu’elle avait dû trouver sur la route et ramasser car ça brillait. Ce n’est qu’une créature inférieure après tout, elle fait de son mieux.


Niasci brûlait de colère et son visage s’empourpra. Il fit signe aux hommes de poser le métal dans un coin. Le propriétaire passa un peu de temps à examiner le contenu du sac. Il fit ensuite le tour de son comptoir, sortit une bourse donc il compta le contenu. Il en retira quelques pièces et revint la donner aux personnes qui l’avaient enlevée.

Voilà pour la fille et le métal. Le forgeage est de bonne qualité, ce sera facile à revendre. Quand à elle, eh bien, je vais lancer une annonce et si personne n’est intéressé de se l’offrir vivante, je récupérerai ses organes. Je suis sure qu’en allant à Doliene, je trouverai quelque mage tordu prêt à acheter tout ça pour une quelconque expérience. Emmenez-là en bas. Emportez aussi le reste, je vais garder ça dans l’arrière-boutique le temps que ce soit officiellement vendu.


Ils attrapèrent Niasci et la traînèrent sans ménagement dans les escaliers où elle trébuchait à chaque pas à cause des cordes qui n’étaient pas assez longues. Elle dut donc se résoudre à se laisser porter. Ce qu’ils appelaient l’arrière-boutique était en fait une cave qui devait faire toute la longueur du magasin. Ils posèrent la marchandise qu’elle transportait dans un coin de la pièce où de nombreux sacs étaient déjà entreposés. Le vendeur alla chercher un petit carnet dans lequel il nota quelque chose en regardant le sac : probablement l’inventaire de ce que celui-ci contenait. Pendant ce temps, les hommes portèrent Niasci jusqu’à une cage qui n’était pas très haute et où elle ne pouvait pas tenir debout. Ils la fermèrent à clé et partirent en discutant tandis qu’elle donnait frénétiquement des coups dans les barreaux. Le propriétaire de la boutique se tourna vers elle et dit froidement :

Si tu ne veux pas être punie disons… douloureusement, tu ferais mieux d’être silencieuse !


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Sujet: Re: Livraison mal fâmée

Mer 14 Mar - 20:01

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Niasci se retrouva seule dans le sous-sol. Ne pouvant se tenir debout, elle s’assit. Elle entendait vaguement du bruit à l’étage, les hommes devaient discuter de quelque détail sans importance, renégocier sa vente ou prévenir d’un nouvel arrivage. Autour d’elle, elle voyait de nombreux sacs comme le sien. Ils étaient remplis de métaux, de pierre, de produits manufacturés de valeur moyenne mais également quelques petits sacs renfermant des épices ou du matériel alchimique. Chaque recoin de la pièce abritait mille merveilles dont la valeur passait du presque rien au très cher. Apparemment, le propriétaire avait un public très large car elle vit même du matériel pour la forge. Elle reconnut en effet quelques plaques de Rorkarion comme elle en avait déjà récupéré une fois.

Cela ne faisait plus aucun doute que cette boutique n’était qu’une façade. A l’étage, il vendait des produits de base, de ceux qu’on peut trouver dans une boutique comme la sienne qui vend des matières premières. L’origine des produits devait être, pour la plupart tout du moins, légale et les livres de compte nickel afin que n’importe quel précepteur d’impôt puisse témoigner de l’honnêteté de ce commerce. Il faisait ainsi une superbe couverture pour un autre type de vente bien moins autorisées. Les marchandises étaient volées, probablement par divers petits malfrats de la région et revendues ici à prix réduit. Ils ne pouvaient de toute façon pas en tirer plus, c’était de la marchandise volée après tout, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus facile à écouler. Sans licence d’artisanat ou de commerce, il était impossible de se faire une place sur les marchés. Finalement, le propriétaire devait avoir petit à petit constitué une clientèle d’habitués qui avait accès à son étal souterrain où se vendaient, certes, des produits volés mais classiques mais également très probablement des marchandises beaucoup moins légales. Comme elle par exemple et toutes les autres personnes ou créatures qui s’étaient trouvées auparavant dans cette cage comme en témoignait les traces de sang et d’excréments séchés gisant dans tous les coins.

Niasci ne comptait évidemment pas se laisser faire et elle réfléchissait donc à un moyen de quitter rapidement les lieux. Elle ne pouvait décemment pas se laisser vendre aussi facilement. Pour cela, elle aurait probablement à faire usage de la magie pour se donner l’occasion d’atteindre une arme. Cependant, elle devrait attendre le bon timing sous peine de rater son coup et de finir bâillonnée et dans l’impossibilité d’utiliser ses pouvoirs, auquel cas, tout serait perdu pour elle.

A l’étage, les conversations cessèrent et une porte claqua. Les brigands étaient repartis, peut-être en chasse d’une autre victime. L’Ondine n’avait pourtant pas le luxe de se préoccuper d’une quelconque vengeance à leur égard : la priorité était son nouveau ravisseur. Elle entendit la porte du souterrain s’ouvrir et les marches de bois craquer sous son poids. Elle se terra dans un coin, prête à bondir si l’occasion se présentait et attendit qu’il arrive vers elle.


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Sujet: Re: Livraison mal fâmée

Mer 14 Mar - 22:18

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L’homme alla éteindre les torches qui se trouvaient dans la pièce ne laissant comme source de lumière la torche qu’il portait lui-même. Il grimaça en regardant les ombres danser sur Niasci, terrée dans son coin tandis qu’il remettait vers l’étage pour passer la nuit laissant l’Ondine dans un noir total.

Cette situation n’était pas très agréable pour elle. Elle oscillait à chaque seconde entre la réflexion intense pour réussir à s’échapper et la panique. En effet, être dans le noir total ne lui était pas arrivé très souvent et cela augmentait sa sensation d’enfermement. Ensuite, ses plans consistaient la plupart du temps à frapper d’abord et ensuite poser les questions ou essayer de comprendre la situation. Cette fois, cependant, elle n’avait pas cette possibilité et elle allait être obligée de faire preuve de… subtilité. Plongée dans ses réflexions, elle finit par s’endormir, épuisée par la marche forcée…

Le lendemain, elle fut réveillée par un claquement de porte, des grands cris et le vendeur se précipitant dans la cave. A peine réveillée, elle comprit seulement que la dernière livraison effectuée n’était pas des plus satisfaisantes et qu’il avait un client très mécontent à l’étage. Il fouilla dans son stock et repartit aussi vite qu’il était venu. Les allers-retours continuèrent de la sorte toute la journée et Niasci se demanda même un instant s’il ne l’avait pas oublié.

Ce n’était évidemment pas le cas et, le soir-même, un homme descendit dans la cave accompagné par le vendeur qui avait une voix mielleuse bien différente de celle avec laquelle il lui avait dit de se taire la veille. L’homme qui l’accompagnait était habillé dans une tenue sombre et sobre mais de qualité très supérieure et richement brodée par des fils à peine plus clair qui donnaient quelques reflets à la tenue à la faveur de la lumière donnant une impression globale d’élégance et de distinction :

… très rare. Ce serait merveilleux dans votre collection. Morte ou vive, vos désirs seront immédiatement effectués et je connais un excellent taxidermiste qui ne rechigne pas devant les travaux les plus… particuliers.
La voilà ! Lève-toi donc qu’on puisse mieux te voir !


Niasci le regarda bizarrement et se leva, préférant obéir tant qu’elle n’avait pas de plan. Comme le vendeur la veille, l’homme tourna autour d’elle et l’observa au travers de la cage. Le collectionneur finit par déclarer qu’il devait y réfléchir et qu’il donnerait sa réponse le lendemain. Il fut raccompagné jusqu’à l’entrée et le commerçant redescendit tout de suite après pour lui apporter un misérable bout de pain et un peu d’eau :


Je n’ai pas eu d’autre réponse. Tu n’as plus qu’à espérer que Messire Sylbrov t’ait trouvée suffisamment bien pour sa collection où tu finiras en pièces détachées.


Il quitta les lieux après avoir éteins les torches et Niasci put réfléchir à son plan. Elle attendrait le soir, s’il y avait des clients, elle risquait d’être dérangée. Elle attendrait également qu’il vienne tout éteindre, avant cela, il pouvait toujours avoir des visites de brigands venus lui apporter leur butin. Elle gèlerait les barreaux et après… elle espérerait qu’il ne savait pas trop se défendre afin qu’elle puisse rapidement l’assommer, se détacher et s’armer plus sérieusement avant de récupérer son chargement et de s’enfuir.

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Sujet: Re: Livraison mal fâmée

Mer 14 Mar - 22:45

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Evidemment, le plan de Niasci était des plus bancals et bien peu abouti. Après tout, on ne pouvait changer sa nature et cette stratégie représentait déjà un certain effort dans la démarche par rapport à ses méthodes habituelles. Elle passa une seconde nuit couchée dans la crasse, attendant son heure…

Le lendemain, la danse du commerce commença, il virevoltait entre la boutique et la cave en réalisant régulièrement de jolies pirouettes pour attraper des objets situés sur de hautes étagères. De temps à autre, quand il passait, il jetait un regard vers elle, peut-être pour s’assurer qu’elle restait calme, qu’elle était toujours attachée ou qu’elle était toujours en vie ?

Elle resta calme toute la journée, se contentant d’observer les lieux. Afin de mener à bien son plan pour ce soir, elle devait trouver une arme. Il n’était pas évidemment pas question de récupérer les armes toujours présentes dans le sac donné par Victor, elles étaient trop profondément placées et elle devait repérer quelque chose qui était facilement accessible, pas trop lourd et facile à manier même avec des mains attachées. Après une longue observation – elle avait du mal à se concentrer – elle finit par repérer quelque chose qui ressemblait à un tison dans un coin. Elle avait vu les humains s’en servir pour s’occuper de leur feu. Celui-ci était ouvragé et était donc probablement destiné à la vente. Il n’était pas situé trop loin d’elle, le poids de ce genre d’outil était raisonnable et l’utiliser dans le combat ne demandait pas de plus grande maitrise que de parvenir à lever et à frapper, idéalement à la tête. C’était donc parfait pour son plan.

Le soir venu, elle banda ses muscles dans son coin, prête pour son moment, elle n’aurait pas de seconde chance. A la moindre erreur, elle finirait complètement saucissonnée et n’aurait plus de possibilité de partir avant un moment, si on ne la tuait pas sur le champ. Elle entendit l’homme fermer sa boutique, recevoir encore quelques visites. Il vint descendre ce qu’il avait acheté ce soir-là : une belle cargaison de cuir de qualité très correcte. Il avait l’air satisfait de son achat et ne s’en cachait pas. On frappa ensuite à sa porte et il remonta. Le visiteur partit pourtant très rapidement et c’est en chantonnant qu’il revint dans le sous terrain dans le but d’éteindre toutes les lampes. Avant cela cependant, il s’adressa à Niasci, l’air content de lui :


Eh bien, c’est ton jour de chance créature, Messire Albus Sylbrov t’a achetée. Des serviteurs viendront te chercher demain à l’aube. Tu n’as plus qu’à espérer qu’il garde sa collection en vie… L’homme frissonna et grommela. Un homme étrange cet Albus, enfin, il paie bien.


Il tourna ensuite le dos à Niasci et alla chercher la cloche qu’il utilisait pour éteindre les torches une à une. Cela allait bientôt être à l’Ondine d’agir…

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Sujet: Re: Livraison mal fâmée

Mer 14 Mar - 23:02

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Enfin, le moment qu’elle attendait ! Il se trouvait à l’opposé d’elle, dans le coin le plus éloigné de la cave et lui tournait le dos. Elle prit une profonde inspiration, pensa très fort à la Dame pour se donner du courage et poussa un cri qu’elle espérait contrôlé. Elle le voulait bref et pas trop fort. Il n’était pas question d’alerter d’autres personnes. L’Ondine ne savait pas combien de personne pouvait être impliquée de prêt ou de loin dans cette boutique et, si se faire entendre était un moyen de se faire sauver, c’était peut-être aussi le meilleur moyen de causer sa perte.

Evidemment, son ravisseur sursauta et se retourna, surprit que la créature, si silencieuse jusqu’à maintenant s’exprime de la sorte. Immédiatement, il abandonna sa tâche pour la faire taire rapidement. Pendant ce temps, Niasci se jetait contre les barreaux profondément gelés afin de les briser.

Heureusement pour elle, la réalisation était de piètre qualité et elle finit par rouler au sol quand les barreaux cédèrent sous ses pressions répétées. Le commerçant n’était plus qu’à quelques mètres d’elle. Elle courut vers le tisonnier. Oubliant que ses jambes étaient entravées, elle tomba au sol. L’homme arriva à sa hauteur et elle tendit les bras pour attraper son arme de fortune des deux mains. Il sortit un couteau, se préparant à frapper mais elle put agripper le tisonnier et se redressa d’un coup en position assisse ce qui amenait l’arme à auteur du visage de l’homme avec un formidable élan. Il prit un coup en plein milieu du nez et s’écroula au sol sur les jambes de Niasci.

Elle posa l’outil ensanglanté et repoussa l’homme. Elle devait faire vite pour éviter tout visiteur ou que l’homme ne se réveille prématurément avant qu’elle n’ait eu le temps de se défaire de ses liens. L’Ondine rampa jusqu’au couteau de l’homme qui était tombé un peu plus loin et entreprit de se défaire de ses liens. Elle se coupa quelques fois dans l’entreprise mais ce n’était pas très cher payé.

Libérée, elle se précipita vers la marchandise de Victor et fouilla dans le sac à la recherche d’une épée qu’elle soupesa. Elle n’en avait pas l’habitude mais ce serait mieux que rien. Elle se dirigea vers le marchand, hésitant à le tuer. Elle n’hésita pas longtemps et lui planta l’épée dans la gorge. Il reprit conscience quelques secondes réveillé par la douleur mais ne put griller et s’étouffa dans son propre sang en agitant bras et jambes dans une ultime résistance avant de tomber inerte.

Elle essuya la lame sur un morceau de tissus, probablement précieux, qui trainait là. Elle ne pouvait pas risquer qu’il appelle trop rapidement à l’aide et qu’elle se fasse courser. Elle aurait été forcée d’abandonner sa commande dans le meilleur des cas ou de se faire prendre, dans le pire. Elle regarda l’homme d’un air dégoûté en voyant ses yeux révulsés. Elle aurait aimé pouvoir faire subir le même sort aux bandits qui l’avaient attrapée mais ils n’étaient pas là et, de toute façon, cela aurait été très risqué. Elle abandonna donc l’idée et se prépara à partir.


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Sujet: Re: Livraison mal fâmée

Jeu 15 Mar - 1:15

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Alors qu’elle se chargeait de l’ouvrage de Victor, elle se prépara à partir en abandonnant là le cadavre quand son regard se posa à nouveau sur la pièce faiblement éclairée. C’est surtout l’éclat des plaques de Rorkarion qui attira son attention. Elles étaient magnifiques. Niasci s’en approcha, les caressa doucement du bout de la main. Elles avaient été enlevées avec soin. Niasci n’était pas une grande experte mais les plaques ne montraient aucune éraflures ou éclat à l’endroit particulier où elles étaient auparavant fixées à la créature. Elle finit par se décider et attrapa un second sac de toile où elle fourra une grande quantité de plaque.

Elle repéra un peu plus loin un élément pointu très solide qu’elle identifia comme des cornes de Baloth, une créature qu’elle avait déjà croisée auparavant. Elle attrapa les dents qui n’étaient pas très lourdes et les ajouta à son butin. Finalement, elle regarda avec envie le sac de cuir qui avait été amené plus tôt et elle le prit également.

Elle était ainsi particulièrement chargée mais normalement, l’alerte ne serait donnée que le lendemain matin et de toute façon, les bandits n’allaient pas crier sur tous les toits qu’ils l’avaient capturées et emprisonnées. Chacun allait se faire discret et si elle marchait à un bon rythme, elle serait loin le lendemain matin. Elle se dirigea donc vers la sortie, sortant par la porte dérobée qui se trouvait sur le côté de la boutique et s’éloigna de la même façon qu’elle était arrivée : en longeant les murs et en profitant des ombres pour se faire discrète.

Cette fois, cependant, elle ne fit pas la même erreur. Elle se balada donc avec une épée dans les mains, prête à attaquer si quiconque se mettait en travers de son chemin. Rapidement, elle eut quitté le village. Elle ne suivit pas la route qu’elle estimait trop dangereuse : ceux qui l’avaient capturées pouvait très bien se trouver sur ce chemin à ce moment même. Elle suivit donc le chemin depuis l’intérieur des bois, l’œil aux aguets.

Sa charge étant lourde, elle n’avançait pas très vite mais le village dans lequel elle devait faire sa livraison n’était plus très loin et elle pourrait s’y reposer. Et effectivement, elle arriva sur place quand l’aube se leva. Elle alla rapidement frapper à la porte de l’auberge où un aubergiste encore ensommeillé mais déjà au travail lui ouvrit :

Que puis-je pour vous ?


Elle lui expliqua la raison de sa venue et il pointa une maison mais précisa que tout le monde dormait encore à cette heure-ci, lui-même n’étant levé que pour préparer le petit déjeuner de ses clients. Elle hésita mais alla s’installer à table et demanda un repas. De toute façon, elle devait attendre, autant en profiter pour se sustenter. On lui servit une sorte de crêpe épaisse très solide qui avait un arrière-goût de farine mais qui était particulièrement nourrissante. C’était exactement ce dont avait besoin Niasci. Elle réserva également une chambre pour la prochaine nuit. Elle avait absolument besoin de se reposer et se reposer la journée pour ensuite voyager de nuit était terriblement dangereux comme elle avait pu l’expérimenter. Elle réduirait donc cette situation au strict minimum. De plus, elle n’était pas plus vraiment à un jour de retard près.

Récolte:
 



Dernière édition par Niasci le Jeu 15 Mar - 15:23, édité 3 fois
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Sujet: Re: Livraison mal fâmée

Jeu 15 Mar - 1:16

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Livraison mal famée

Une fois les boutiques ouvertes, elle alla porter la marchandise chez un homme replet. Il l’accueillit avec le sourire se plaignant du retard mais paya malgré tout ce qu’il devait sans qu’elle eût à insister. Elle dut à contre cœur laisser l’épée qui faisait partie du chargement commandé.

Elle retourna ensuite à l’auberge pour s’écrouler sur un lit où elle dormit jusqu’au milieu de l’après-midi. En se réveillant, elle choisit de ne pas sortir, préférant se faire discrète au cas où on la chercherait. Après tout, elle possédait des marchandises issues d’une boutique où se trouvait désormais un cadavre et son histoire ne serait pas forcément crue par les autorités. Elle passa le reste de l’après-midi à dissimuler correctement le fruit de son larcin dans son sac de toile et se fit ensuite monter un repas qui s’avéra bien plus goûtu que celui du matin. Il s’agissait d’une sorte de pot au feu remplit principalement de légumes qu’on mangeait en y trempant d’épaisses tranches de pain.

Quand vint le soir, Niasci s’endormit avec la ferme intention de s’éveiller tôt afin de partir à l’aube. Comme elle avait déjà dormi presque toute la journée, elle se réveilla effectivement avant que le soleil ne se lève. Elle descendit alors que l’aubergiste venait tout juste de se lever. Elle prit donc une crêpe de la veille afin de partir plus rapidement, empaqueta ses affaires et repartit sur les routes.

Comme à l’aller, elle ne croisa pas grand monde la journée et, le soir, elle alla s’installer à nouveau dans la forêt mais s’y enfonça beaucoup plus profondément et, surtout, se garda bien d’allumer un feu. Elle se contenta de la viande séchée qu’elle n’avait toujours pas mangée. Elle dormit à peine, la main solidement fermée sur un épais bâton qu’elle avait trouvé avant de s’installer.

Le lendemain matin, elle repartit, ayant hâte de revenir sur la route principale. Jamais un voyage n’avait été aussi dangereux pour elle et c’était bien étrange pour elle que de se sentir vulnérable en pleine nature où elle vivait si sereinement auparavant. Décidément, les humains pervertissaient réellement tout. Une fois arrivée sur la grande route, elle termina le voyage comme elle était venue en profitant de charrette de divers voyageurs qui amenaient des marchandises à la capitale.

Revenue en ville, elle ne passa pas tout de suite chez Victor. Elle commença par aller déposer sa récolte chez elle afin d’éviter les questions. En effet, si elle se pointait tout juste de son voyage avec ce genre de marchandise, elle ne pourrait éviter quelques interrogations... Ensuite, elle se rendit chez Victor. Celui-ci fut soulagé de la voir.

Elle se vit sévèrement disputer. Elle avait mis tellement de temps qu’il avait cru qu’elle était morte sur la route. Niasci lui conta ce qui lui était arrivé (en omettant le vol évidemment) et lui donna l’argent. Il lui intima de n’en parler à personne afin d’éviter toute accusation de meurtre étant donné la difficulté de prouver son innocence. Si on lui demandait, elle s’était attardée afin de régler une affaire personnelle au nom de son maître…

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