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[intégration] Un choix impossible

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Sujet: [intégration] Un choix impossible

Dim 18 Mar - 21:32

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Arkazock
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Un choix impossible

Avec sa conscience
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L’ondin auquel elle avait eu à faire lors de sa première mission la considéra moins mal que la première fois. En s’avançant un peu on aurait pu dire que son ton était presque devenu cordial et qu’il avait été satisfait de ce que la dryade avait accompli. Pourtant, il l’envoya directement sans ménagement vers une autre mission que la dryade aurait à accomplir au plus vite. Son ton avait été froid et pragmatique comme pouvait l’être celui des être habitués à donner des ordres. La dryade n’avait pas le choix. Ou plutôt ne voulait as se donner le choix. De toutes façons, elle voulait donner bonne figure. Elle accepta sans conditions, mais sans se douter des conséquences.

Cette fois, la dryade partit seule, faisant ses adieux u jeune ondin qui l’avait guidée lors de sa précédente mission. Avec une certaine hésitation, ils se dirent au revoir. Il l’oublierait bientôt, la tête du troll qu’il tenait à son crochet était le symbole de sa réussite et de son passage vers la caste supérieure des guerriers. La présence de la dryade avait été bien plus que la gêne qu’il pensait qu’elle serait initialement, mais somme toutes ils n’avaient passé que quelques semaines ensemble, ce n’était pas significatif pour lui. Quelques ondines lors de sa fête se chargeraient d’effacer sa présence pour ne garder que la valorisation de lui-même qu’il allait réaliser auprès de son clan.

De son côté, la dryade n’était que peu émue du départ du garçon. Plus qu’une conséquence, c’était une fatalité. Elle savait que l’ondin n’allait pas rester longtemps à ses côtés. Il n’était pas du même bois qu’elle, et plus encore, il appartenait a une société quand elle avait été rejetée partout.
Aujourd’hui elle avait fini par faire son monde au cœur de la forêt. Un monde composé d’une dizaine de personne tout au plus. Ils étaient autant des réfugiés que des explorateurs, mais sa visite avait ajouté le qualificatif « en sursis » au reste. Si elle déplaisait à son contracteur, celui-ci n’hésiterait pas à la tuer et à éliminer ses amis, ses compagnons, et Hercules et Hilda se retrouveraient seuls dans ce monde peu adapté à leurs besoins.

Cette pensée la faisait frémir. Elle n’avait pas pour objectif de sauver le monde, mais au regard de la forêt qui comme un loup semblait l’entourer de part en part, ils étaient fragiles comme des nouveaux nés. Elle en avait conscience à présent. La forêt n’est pas un ensemble d’arbre dénudé de sens. Elle est une entité propre, comme u super organisme. Entrer en elle était comme se fondre dans cet organisme, dans ses tréfond, faire partie de ses organes, vivre au rythme de son pouls, de ses saisons. Lutter pour le changer, le modifier était prendre le risque de se voir digéré, absorbé, dissout par un système immunitaire redoutablement efficace.

Ces considérations ne l’avançaient à rien et elle le savait, comme il était inutile de tenter de les protéger en discutant avec l’ondin. Elle prit la route vers l’inconnu, l’encombrante coupe à la main.


Dernière édition par Arkazock le Lun 19 Mar - 4:09, édité 1 fois
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Sujet: Re: [intégration] Un choix impossible

Dim 18 Mar - 22:38

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Arkazock
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Avec sa conscience
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La dryade n’avait pas de direction précise à suivre, on lui avait demandé de trouver un arbre suffisamment ancien et gorgé de magie pour pouvoir renflouer la force vitale de celui de l’ondin. Elle savait que ce genre était particulièrement rare, mais à dire vrai elle n’en avait jamais cherché que pour ces propriétés particulières. Qu’en aurait-elle fait ?
Ainsi, elle prit le parti de rejoindre le nid dans un premier temps. Elle était chargée, et n’aimait pas ça. De plus, l’étrange plante qu’elle avait récupérée ne resterait pas éternellement vivante. Il lui faudrait la replanter. Le nid était un bon endroit pour commencer ses recherches, enfin, le sanctuaire dans son ensemble. Se pas la conduisait lentement, après tout, si elle avait des traces d’un tel arbre à repérer ce serait une aubaine. Elle se laissa dériver lentement dans la direction, essayant d’être attentive à la nature des choses, a la voix des arbres, mais rien n’y faisait. Les arbres ne lui parlaient plus. Elle avait du mal à croire qu’elle les avait entendus un jour. Lorsqu’elle posait l’oreille contre un tronc, seul le silence lui répondait. Elle ne trouva rien sur son chemin pour confirmer où infirmer la présence de la dryade

La dryade se fit accueillir par un hennissement joyeux. « Hercules ! Hilda ! » vous m’avez manqué aussi mes enfants ! elle n’était parti que quelques semaines, mais quelque-chose attira son attention.

« Esawe entalah hilda ! »

De fait, la jument était effectivement grosse. La dryade sourit. C’était un bon présage, le camp s’animerait. Elle sourit de plus belle, flatta ses compagnons et s’autorisa un tour du camp en leur compagnie.
Rien n’avait changé, tout était comme elle l’avait quittée. Il serait bientôt temps de mettre en œuvre de nouveaux bâtiments. Elle se satisfaisait pleinement de sa condition, mais avec le temps, elle savait que si elle n’apportait pas un peu de confort, les autres s’en iraient.

Ce n’était pas la priorité. Elle repiqua son plant soigneusement, en prenant soi de le bouturer à plusieurs endroits. Donna quelques recommandations concernant la météorologie et reprit sa route sans ménagement. Elle aimait l’idée d’un foyer mais détestait l’idée d’y être enchainée.

Cette fois, elle connaissait mieux la région pour l’avoir explorée pendant des semaines. Elle serait bien plus efficace dans ses recherches. La question restait cependant entière, comment trouver un arbre qui pourrait correspondre aux exigences de l’arbre mourant. Une grande puissance était nécessaire, et ce n’était pas de la portée de n’importe quel arbre. De tels arbres n’étaient pas visibles facilement. En général, ils étaient occupés par des communautés plus où moins grandes de créatures de la forêt, et celles-ci mettaient un point d’honneur à camoufler les chemins qui pouvaient y mener pour conserver leur présence secrète, quitte a user de magie s’ils en étaient capable

Aussi, mit-elle un plan en œuvre.








Dernière édition par Arkazock le Lun 19 Mar - 1:52, édité 2 fois
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Arkazoc’k était une dryade. Elle avait passé toute sa vie en forêt, était plus vieille que la quasi-totalité des hommes et ses connaissances des lieux secrets cachés sous les futaies était profonde, intime. Elle avait été fortement diminuée, voire handicapée par son impuissance à parler avec les arbres pour donner suite à son passage sous le joug impitoyable et malfaisant de la dame, mais elle avait d’autres moyens de détecter les sources de vie. Elle ne les avait pas cherchés jusque là car elle les savait habités, et elle ne ferait que de déclencher de l’hostilité. C’était la raison pour laquelle elle prendrait seulement contact maintenant avec le monde sauvage ; une façon de montrer patte verte en quelquesorte…

Elle n’en était plus là, elle se mit en quête d’une carte mentale de la région, cherchant des zones plus luxuriantes, des zones capables d’abriter non pas l’arbre, c’eut été beaucoup trop croire en sa chance, mais des lignes de vie. Un tel débordement de vie avait souvent un impact local assez conséquent. Les racines de l’arbre étaient longues de plusieurs centaines de mètres et avaient des impacts sur une zone pouvant approcher la dizaine de kilomètres, rayonnant à partir du tronc. En forêt, un cercle de vingt kilomètres de diamètre est une distance qui peut se révéler absolument considérable si le relief est accidenté. Il est déjà assez subtil de reconnaitre ces zones où la végétation explose, mais il l’est bien davantage de savoir exactement où l’arbre est situé.

La stratégie mise en place par la dryade était de trouver une de ses zones la traverser, et en chercher une autre plus loin pour essayer de trouver l’arbre de manière non radiale – elle avait de fortes chances de passer tout proche sans le voir-, mais tangentielle. En opérant de manière concentrique, elle pourrait construire une spirale mentale autour de l’arbre et le rejoindre en quelques deux ou trois cents pas du centre prétendu. Cela demanderait tout l’art de la dryade, mais elle avait été formée toute son enfance pour accomplir de genre de prouesses.

La première semaine lui réserva son lot de fausses pistes, où peut-être était-ce simplement elle qui n’était pas suffisamment expérimentée pour voir les véritables cachettes de ces arbres aux cœurs des bosquets touffus qu’ils habitaient.
Qu’importe, la seconde semaine, elle finit par avoir une piste solide. Il y avait clairement un lieu de puissance tout proche. Elle se dirigea prudemment, veillant à ne pas perdre ses traces, et fit confiance à son instinct de dryade. Cette fois, a mesure qu’elle approchait, elle en était convaincue. Les signes étaient formels, mais au delà de ça, son cœur lui dictait qu'elle était rendue au bon endroit et qu'il lui suffirait de chercher dans la zone pour trouver l'endroit. Si elle trouvait un cours d'eau, l'affaire était remportée, ces arbres ont besoin d'eau pour se nourrir, et en quantité de suroît. elle finit par détecter une rivière souterraine qui se dirigeait droit vers une zone touffue. Elle sourit:

Deux semaines après avoir été missionnée, Arkazoc’k avait trouvé ce qu’elle cherchait.

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Elle approcha à découvert. Elle savait que les habitants du lieu était certainement conscient de sa présence. Si l’endroit était calme, elle savait qu’une agitation silencieuse peuplait les ombres et le feuillage. Les futaies étaient secrètes, il en avait toujours été ainsi. Si elle s’éloignait, les résidents la laisserait en paix, soulagés d’avoir pallié à l’intrusion par une discrétion qui leur aura valu le fait de ne pas être vus. Parfois, c’est le secret qui est le meilleur guide ; mais pas aujourd’hui. La dryade cherchait le lieu spécifiquement et avait les connaissances nécessaires pour le trouver. Aussi lorsqu’elle fit intrusion dans une clairière une liane sortit du sol et saisit sa cheville. La dryade sourit. Elle était bin au bon endroit.

Face a elle, un grand saule pleureur, pourtant jeune semblait irradier l’endroit de ses branches qui descendaient jusqu’au sol. L’arbre magnifique se balançait au rythme du vent, et bien vite, le cœur de ronce de la dryade battit en rythme avec les pulsations de l’arbre. La dryade ne faisait qu’un avec l’endroit. Et pourtant, ce qu’elle ressentait, était qu’elle figurait en tant que dissonance dans cette harmonieuse mélodie. Son cœur aurait dû être en bois vert, tendre comme celui d’une jeune pousse. Au lieu de ça, on aurait cru qu’il prenait un malin plaisir à suivre le rythme des pulsations, tout en ajoutant de lui-même des irrégularités destinées à faire faire de fausses notes à l’arbre. L’anneau de l’ondine, brilla sous le lichen qui la recouvrait en partie.

Elle n’avait pas besoin de se retourner pour savoir qu’une autre dryade la dévorait du regard sans savoir quoi faire. Si elle avait pris le parti d’immobiliser son adversaire, c’est qu’elle était sans doute la plus puissante ici, et son sortilège… n’était tout simplement pas au niveau pour présenter un danger pour Arkazoc’k. Son adversaire le savait certainement, ce devait être une jeune novice, l’arbre lui-même n’était pas vieux. Peut être était elle arrivée dans ce monde sans guide, et avait elle prit le parti de défendre son arbre père. C’était peu probable, mais certainement qu’après avoir acquis le minimum auprès d’une ancienne, elle aura préféré retourner d’où elle était née ? Elle avait un millénaire après tout, la puissance n’était jamais qu’une notion relative après tout…

A ce moment, alors même que ses compagnes restaient invisibles, la dryade comprit quelque chose. Il lui serait impossible de tuer un arbre père. C’était contraire à tout ce qu’on lui avait enseigné. L’équilibre même de la forêt était basé sur la vie de ces arbres, et elle avait été une des garantes de cet équilibre, tout comme la dryade qui lui avait enserré la jambe, certainement terrifiée par l’apparence monstrueuse qu’elle devait avoir. Cette considération lui mit la larme à l’œil. Portant, elle avait une tâche à remplir. Elle ne pourrait pas s’y soustraire aussi facilement. Elle soupira, et en se retournant lentement, annonça :

« Anaya n’amandi kakaye wala de Arkazock »
-Pardon de mon intrusion ma sœur, je m‘appelle Arkazoc’k-

Devant elle, trois jeunes dryades terrifiées s’étaient regroupées. Sans attendre de réponse, elle poursuivit :

« J’ai besoin de parler à ta tutrice, le problème est urgent, j’attendrais à l’extérieur du bosquet, va me la chercher »





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Cette nuit-là, la dryade pleura tout son soul, serrant contre elle son anneau et maudissant la dame de tous les maux qu’elle connaissait. Elle sentait que son pouvoir avait réagit fortement au contact de l’arbre. Les deux pouvoirs avaient tenté de s’opposer l’un à l’autre. L’arbre avait voulu soigner la dryade tandis que l’autre avait voulu détruire le puissant saule.
La nature de la malédiction de la dryade était divine. Comment un arbre mortel aurait-il pu lutter contre une telle puissance ? Si la dryade était somme toutes relativement faible, ce n’était pas du tout le cas de ce qu’elle était en train de devenir. Seul son anneau avait contenu le venin de son corps et avait empêché l’irréparable. Son cœur meurtrit battait la chamade et ses larmes coulaient à flot. Tout son corps bouillonnait. Pendant tout ce temps elle s’était remise entièrement à la merci du petit anneau qui brillait sous son lit de lichen, mais elle se rendait compte aujourd’hui que toute la puissance magique de l’archimage était incapable de changer ce qu’elle était devenue. Elle était maudite, à jamais maudite. Arkazoc’k la corrompue, Arkazoc’k la souillée. Sa puissante tutrice, la chose la plus bercée dans les arts magiques naturels qui lui ait été donné de connaître, elle-même avait été incapable de résoudre sa situation. Elle savait que sauf intervention divine, elle serait à jamais prisonnière de ce corps.

Elle n’avait aucune solution, et avait peur de chercher le contrôle de son pouvoir. Elle devrait le cultiver pour ça, et elle risquait de le rendre bien plus redoutable qu’il ne l’était déjà. Pourtant, elle se sentait naturellement bien plus forte qu’elle ne l’était par le passé. Elle devrait bien un jour passer le cap, sinon, les dieux seuls savent quels sont les limites de son anneau et ce qui se passerait si ses pouvoirs étaient relâchés sans contrôle. La seule chose qu’elle savait, c’était que ses pouvoirs n’étaient même pas en sommeil. Depuis le conseil elle n’en avait jamais fait l’usage, et pourtant elle les avait trouvés grandit aujourd’hui, luttant pour faire surface. L’anneau n’avait pas eu de mal à les retenir, les absorbant comme un trou noir. Elle se sentait terriblement impuissante, perdu au milieu de forces étrangères qui dépassaient de loin sa perception, et d’encore plus son contrôle. La nécromancienne l’avait maudite mais ne lui avait pas fait don d’une compensation contre son sacrifice. Jamais dryade n’eut l’air plus misérable, plus laide, plus défigurée.

Elle posa sa tête sur ses genoux, dictée par son chagrin et fut secouée de sanglots silencieux. Elle s’endormit dans cette position, et rêva, ce qui n’était pas coutume. De nombreux cauchemar vinrent peupler sa nuit. Elle se voyait impuissante tuer son arbre père, et lorsqu’un bourgeon par bonheur renaissait, elle le tuait à nouveau, puis à nouveau, puis encore et encore…

Une main se posa sur son épaule, la libérant de ce terrible rêve.
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Une dryade se trouvait au-dessus d’elle, elle avait surmonté son dégout pour ces chairs meurties et l’avait touché en signe de paix.

« Emala fassawi kakaye wala de Flaflah’oot »
-Bonjour ma sœur, je suis envol de chouette-

Arkazoc’k la regarda lentement. Elle était à peine plus âgée qu’elle-même, elle devait avoir aux plus deux cents années. Elle ne devait guère pouvoir l’aider, mais la dryade n’avait pas de solutions pour son problème. Elle ne risquait rien à lui expliquer de bonne fois ce qui l’amenait. Elle n’était pas capable de mentir de toutes façons, elle ne pourrait pas en avoir le cœur net sur la capacité de son interlocutrice à l’aider si elle ne lui présentait pas les enjeux.

Flaflah’oot ouvrit de grands yeux horrifiés au fur et a mesure qu’elle lui présentait les causes de sa venue. La discussion se prolongea, Arkazoc’k tenait à aider l’ondin à régler son problème mais il lui semblait évident que tuer un jeune arbre pour tenter de sauver un vieux était contraire à toutes les lois de la nature. Les jeunes suppléaient les anciens, c’était l’ordre des choses, si les jeunes mouraient, le cycle s’en retrouverait cassé. La nature choisissait les forts, certes, pour donner chaque fois naissance a une génération plus résistante et limiter la propagation des malades et des dégénérés, mais un malade ou un dégénéré ne pourrait pas satisfaire aux conditions imposées par le sortilège. De plus, on ne parlait pas de mort naturelle ici ! On parlait de sacrifier le potentiel futur de la forêt, de rendre orphelin une famille qui s’abritait sous les branches ! Cette vision était trop cruelle pour être juste. L’objet n’apporterait que du mauvais. Si un humain avide s’emparait de la coupe, il ratisserait la forêt pour trouver toutes les essences vitales qu’elle contiendrait, et arracherait la vie, détruisant l’avenir de ses bois. Le calice était dangereux, il fallait le détruire.

Arkazoc’k n’était pas de cet avis et une vive discussion s’engagea. De quel droit se permettrait-elle de détruire le seul espoir de la communauté qui l’avait envoyé ? Elle n’était pas le monstre quelle semblait-être, et si effectivement, elle trouvait l’objet dangereux, c’était le cas de la plupart des magies. Pour la convaincre, l’autre lui proposa de régler le problème sous l’extrême condition que l’objet ne soit détruit.

La discussion dura des heures, les arguments étaient justes des deux cotés et finalement, le duo de dryade était assez symétrique et au fond, toutes les deux étaient conscientes que les deux solutions étaient justes. Elles n’en vinrent pas aux mains, il y avait nécessairement une autre solution. Cependant, l’autre refusait de lâcher prise, elle ne participerait pas tant que l’objet ne serait pas détruit.

Ce n’était pas à elles d’en décider. Aussi, les deux dryades finirent par se mettre d’accord, elles retourneraient voir l’ondin, toutes les deux, et s’il était d’accord pour détruire la coupe, l’autre lui proposerait une solution alternative.

Les deux prirent la route.


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Arkazoc’k et Flaflah’oot discutèrent encore longtemps en marchant. Outre le sujet du moment, Arkazoc’k lui conta son parcours, ses déboires, ses joies et ses peines. Elle lui parla du sanctuaire, du nid, de ses compagnons et de ses intentions. L’autre semblait inquiète. Cela se passait dans sa forêt et elle avait peur des incidents qui ne manqueraient pas d’arriver. En outre, à cet instant précis, c’était bien à cause de cette petite invasion que la coupe avait été éveillée. C’était bien l’intrusion de l’équipage de la dryade qui avait failli couter la vie au jeune saule qui servait de refuge à une de ses protégées.
Elle fut horrifiée quand elle comprit la nature des stigmates de la dryade, Arkazoc’k eut-elle demandé quelque chose pour elle-même que Flaflah’oot aurait refusé sans conditions, mais ce n’était pas d’elle don il s’agissait.

Pour sa part, Flaflah’oot lui raconta sa vie, elle était née dans cette forêt et n’en avait pas bougé depuis, elle avait toujours servi la cause de la vie. Jeune, elle avait été prise en charge par une dryade, mais son peuple n’avait jamais été nombreux dans ses lieux. Coincée entre un fleuve, une mer et les dunes, la forêt n’était pas si vaste que cela, et c’est logiquement un ondin qui avait pris en charge la protection de la région. C’était la raison pour laquelle c’était un ondin qui avait approché Arkazoc’k pour sauver un arbre. Toutefois, ils étaient loin d’être spécialistes de ce genre de tâches, et si les deux espéraient que l’ondin était de bonne foi. Après tout, ni Flaflah’oot, ni Arkazoc’k n’avaient vu l’arbre de ses propres yeux, et finalement, peut-être n’existait-il même pas.

Les deux avaient du mal à comprendre pourquoi l’ondin avait demandé à Arkazoc’k de faire les choses à sa place ? Il semblait bien plus à même de répondre aux tâches finalement simples qu’il lui demandait. La question restait en suspens. De toutes façons, ce ne serait plus à elle d’en décider. Elle ramenait peut-être la solution à l’ondin, ce serait à lui de prendre sa décision quand au devenir de la coupe.

En arrivant, elle fit part de ses réflexions à l’ondin, ne cacha rien, ni de ses doutes, ni de ses raisons qui avaient conduit à son refus de tuer un arbre. Elle lui offrit l’aide de Flaflah’oot et se conditions. La dryade savait qu’elle n’allait pas se faire un ami de cet ondin, mais elle espérait qu’il comprendrait. Le cycle ne pouvait pas être détruit aussi facilement. Elle s’y refusait et était prête à défendre ses convictions.
En dernier recours, d’une voix tremblotante, elle offrit une troisième solution.

« Je… Je ne sais pas si c’est possible mais ma tutrice, elle saurait comment faire... Elle est loin, mais si l’arbre peut tenir un peu… Elle est des premiers nés… »





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Sujet: Re: [intégration] Un choix impossible

Lun 19 Mar - 19:37

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Une coupe? où ça une coupe?

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L'ondin croise les bras face à la situation que tu lui montre, il te jauge longuement et finit par s'exprimer.
- C'est à toi de faire le choix Arkazock, la coupe t'appartiens, nous ne pouvons ni la détruire ni l'utiliser à ta place, ni même te demander quelque chose qui irait contre tes convictions. A toi de faire ton choix.

Arkazoc’k fut soudain soulagée. Elle voyait l’objet d’un mauvais œil, celui-ci étant capable de créer des catastrophes entre de mauvaises mains. Et puis, elle avait trouvé la coupe dans un ancien avant-poste nain, si c’était eux qui avait laissé l’objet, qu’elle qu’en soit la raison, elle doutait que celle-ci soit bonne. L’objet était un objet du passé, s’il eut sa raison d’être en ce temps, il n’appartenait manifestement plus à ce monde.

Elle prit la coupe, avisa un rocher, et l’abattit de toutes se forces dessus. Le verre et la porcelaine de l’objet éclatèrent en dizaine de morceaux alors que le contour métallique demeurait relativement intact mais désormais inutile privé du réceptacle.

Elle s’attendait à une explosion, une lumière, un souffle, une aura… Rien. La coupe avait été détruite comme un objet quelconque l’aurait été. Elle regarda ses mains, presque déçue, mais soulagée également. Elle plia le métal fin plusieurs fois non sans efforts jusqu’à ce qu’il cède et se sépare en deux parties qu’elle garda pour faire fondre. Le nid aurait besoin d’argent et la coupe irait à merveille.

Elle n’était pas du genre à reporter une décision. Si elle était convaincue que la coupe était un mauvais choix, ce n’était pas à elle d’en décider. Aussi avait-elle retenu Flaflah’oot et l’avait empêché de la détruire. On lui avait confié la responsabilité du choix, elle avait choisi presque instantanément et dans remord.
Elle était satisfaite de son choix, si l’arbre devait mourir, elle l’aiderait au mieux, mais ce serait contraire au cycle de la nature que de compromettre la vie d’un autre arbre bien portant. Ce serait une forme de corruption et ça irait contre tout ce qu’elle avait connu sur le cycle et ses différentes interprétations.

Flaflah’oot à son coté approuva son geste d’un hochement de tête mais sans grande surprise. Il était évident que dans les grandes lignes les deux étaient d’accord sur le devenir de l’objet et son potentiel destructeur. Elles devaient protéger la forêt, pas la basculer dans une sorte de déséquilibre égoïste. Son choix était logique et ne souffrait pas de contradiction. Son vécu ajoutait au poids de sa décision malgré elle, donnant une part de subjectif a la vitesse à laquelle elle avait pris sa décision. En se tournant vers l’ondin et la dryade, elle demanda :

Que fait-on maintenant ?





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