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Retour à la forge

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Sujet: Re: Retour à la forge

Lun 2 Avr - 0:19

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Niasci
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Retour à la forge

Niasci essaya de repérer qui était l’homme dont ils parlaient et qu’elle essayait de repérer. Malheureusement, aucun d’eux ne se dirigea vers lui pour lui désigner comme elle l’espérer et, décidément, aucun homme ne correspondait à la description que le garde avait fait en ce qui concernait les femmes. Avait-il fantasmé cette image ou fortement exagéré ? Bien sûr, il y avait des femmes dans la taverne et elles étaient un peu en sous nombre mais elles étaient plutôt équitablement réparties sur les différentes tables et non pas groupées autour d’une personne.

Elle finit par se décider à aller parler aux hommes. Tant pis pour la discrétion, il était temps d’entrer en action et d’avoir des réponses qu’elle espérait être les bonnes cette fois. Elle alla donc les voir directement sans même s’asseoir à leur table.

Bonsoir, je cherche un homme du nom de Milon Beradhir et je crois que vous en parliez, je me trompe ? J’ai cru comprendre qu’il était ici même, pourriez-vous me l’indiquer ? J’ai à m’entretenir avec lui d’un sujet…important.


Les hommes haussèrent les épaules avant de lui répondre :

Il est pas là mais allez parler à son frère là-bas dans le coin, à la table ronde. Ensuite, si vous êtes suffisamment aimable, peut-être pourrez-vous parler à Milon.


Il ricanait tandis qu’il prononçait cette dernière phrase mais Niasci n’était pas douée pour repérer les mensonges et l’homme désigné correspondait exactement à la description faite par le garde, ce qui lui semblait tout à fait normal pour des frères. Elle se dirigea donc d’un pas décidé vers l’homme qui se trouvait dans le coin accompagné de quelques amis.

Vous êtes le frère de Milon Beradhir ? Je peux m’installer à votre table ? J’aimerais lui parler ?  


Il sembla surpris mais accepta avec le sourire en jetant un œil vers les personnes qui l’avait envoyée avec lui.

Eh bien, on ne discute sans alcool n’est-ce pas ? Payez moi un verre si ce que vous avez à me dire est si important.   


Comme vous voulez. Eh là ! Une bière maison pour moi et une pour lui.


Niasci n’ayant que faire de son argent, elle payant le verre demandé et, bientôt, deux grandes chopes rempliées de la bière blonde furent posées devant eux tandis que les camarades de l’autre discutaient entre eux d’autre chose…mais en gardant un œil sur ce qui se passait. Après tout, on ne voyait pas une Ondine tous les jours. Il proposa de trinquer ce que Niasci accepta, après tout, les protocoles étaient importants pour les humains et elle avait besoin qu’il soit de bonnes compositions pour obtenir un entretien avec le frère tant recherché. Leurs verres s’entrechoquèrent, laissant échapper quelques petites bulles de mousse qui vinrent mouiller la table. Ensuite, chacun but à son verre en se regardant dans les yeux.
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Sujet: Re: Retour à la forge

Lun 2 Avr - 1:00

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Niasci
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Maintenant qu’ils avaient bu ensembles, il était temps d’aborder le problème un peu plus directement. Niasci s’adressa en essayant d’être gentille mais ferme afin qu’il ne se sente pas insulté mais qu’il se rende compte malgré tout qu’elle était sérieuse dans sa démarche. Elle commença donc :

J’aimerais rencontrer votre frère pour lui parler, vous pensez que c’est possible ? Vous pourriez m’organiser ça ?


Il réfléchit pendant quelques minutes en se tenant le menton, n’interrompant sa réflexion que pour boire à son verre quelques gorgées. Il laissa ainsi planer un long silence qui mit Niasci mal à l’aise. Cet homme dégagea une certaine impression de prétention, d’importance et de conscience de son importance. S’il n’était pas réellement important, il avait en tout cas bien réussi à s’en persuader et devait avoir au minimum de l’influence sur ses camarades qui l’entouraient et qui, même s’ils parlaient entre eux, ne cessaient de jeter des coups vers eux pour voir comme se déroulait l’échange.

Eh bien, je ne sais pas… Vous savez, il est très occupé, il faut le mériter pour le rencontrer. Qu’avez-vous à offrir pour me mettre dans de bonnes dispositions pour tenter de le convaincre ? Peut-être pourrions-nous discuter un peu plus longuement seuls à seuls, je n’ai jamais vraiment pu… parler longtemps à une créature dans votre genre.


Ses camarades ricanèrent comme un seul homme en l’entendant ainsi parler. Niasci comprit l’allusion, ce n’était pas la première fois que des humains lui faisaient ce genre de proposition qu’elle estimait contre nature. Comme si un être comme elle allait s’abaisser à de basses relations sexuelles à la façon des humains dans la bestialité la plus totale. Cependant, c’était peut-être l’occasion qu’elle attendait et elle vida son verre d’un trait et se leva.

Très bien. Allons dehors, nous…discuterons.


Il eut l’air ravi et, à nouveau, ses amis rirent. Certains tapèrent du poing sur la table en sifflant longuement tandis qu’il leur faisait signe de se taire mais son grand sourire montrait que cette situation lui plaisait. Il finit son verre également et se leva, prêt à suivre Niasci. Ensembles, ils quittèrent l’auberge et il l’emmena jusqu’à l’arrière de l’auberge, un coin sombre et miteux. Il s’assit sur une énorme caisse de poids qui avait dû accueillir bien d’autres couples et commença à la reluquer de façon fort peu discrète. Il lui dit d’une voix à la voix mielleuse et moqueuse :

Alors… Tu voulais parler à Melin, tu l’as devant toi, je t’ai arrangée une rencontre, j’ai droit à ma récompense, n’est-ce pas ?

Voyant qu’elle ne bougeait pas, il se releva d’un coup et tendit vers elle un bras conquérant pour l’attraper par la taille et l’attirer à lui. Il se plaqua contre elle, de grande taille, elle pouvait le regarder dans les yeux et son regard ne cilla pas tandis qu’il laissait courir ses mains le long de son dos pour descendre jusqu’à ses hanches.

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Sujet: Re: Retour à la forge

Lun 2 Avr - 1:44

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Niasci
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Il lui avait donc menti pour voir ce qu’elle voulait. Elle ne lui avait pas dit grand-chose finalement et cette situation n’était pas plus mal, ça lui éviterait de devoir casser les dents du frère avant d’arriver à l’homme visé. Elle pouvait de suite parler à l’homme visé, éventuellement après lui avoir cassé les dents. Elle ne lui cassa pas les dents mais attrapa fermement son bras et fit un petit tour sur elle-même pour se dégager, lui tordant violemment le bras dans son dos. Il poussa un petit cri de douleur tant que de surprise alors qu’il se tenait, penché vers l’avant, un bras tordu dans son dos par l’Ondine.

Mais, qu’est-ce que tu fous ? T’es pas sérieuse là ? C’est bon, t’étais d’accord, pourquoi tu réagis comme ça ? Tu voulais me voir non ? Lâche moi ! Aïe ! Tu me fais mal !


Elle ne le lâcha pas et renforça même la pression ce qui causa un petit couinement de sa part. Elle était de très mauvaise humeur à cause de l’obscène comportement dont il avait fait preuve et n’était donc pas du tout d’humeur à rire ou à être clémente.

Je veux que tu me dises en quoi tu es mêlé à Victor. Je veux que tu me le dises maintenant et je veux que tu me le dises vite.


Elle ponctua sa phrase avec une nouvelle pression. L’homme avala sa salive prêt à crier. Elle lui attrapa les cheveux pour lui tirer la tête en arrière avec sa seconde main et lui rappela qu’au bu du bruit dans la taverne personne ne l’entendrait, personne ne viendrait l’aider comme personne ne serait venu l’aider elle si elle avait appelé à l’aide. Elle réitéra sa demande en ajoutant :

Ne me force pas à te faire mal, tes amis seraient tristes et tu ne veux pas leur faire de peine, n’est-ce pas ?


Il tenta d’appeler une ou deux fois au secours mais comme Niasci l’avait prévenu, personne ne vint et il finit, en tremblant par avouer tout d’une traite :

J’ai repris la forge de mon père et je ne veux pas de concurrence alors j’ai voulu détruire sa réputation. J’ai d’abord tenté d’obtenir des informations scandaleuses mais n’ayant rien eu à me mettre sous la dent, j’ai fait préparer les documents et des morceaux d’armes mal réalisées afin que ses compétences soient remises en question.


L’Ondine le lâcha d’un coup et il tomba au sol dans un grand bruit. Il releva la tête, la tournant dans tous les sens comme une souris et se releva maladroitement en manquant de trébucher à nouveau. Il partit en courant vers la taverne. Niasci ne tenta pas de le suivre, elle avait obtenu ce qui l’intéressait. Au dernier moment, il se tourna vers elle :

De toute façon, tu ne peux rien prouver sale chienne ! Dis à Victor qu’il est fini et qu’il peut fermer boutique avant la faillite tant qu’il est encore temps !


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Sujet: Re: Retour à la forge

Lun 2 Avr - 1:45

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Niasci rentra au magasin, victorieuse, elle avait enfin le nom du coupable. Elle réunit donc Victor et lui parla des informations obtenues. Cependant, l’homme n’avait pas tort sur un point : elle n’avait pas de preuve et le procès était le lendemain matin. Victor chargea donc ses apprentis de partir partout dans la ville chercher des témoins qui auraient pu voir des amis de cet homme mettre les affiches, ou Molin lui-même acheter de grosses quantités de parchemin. Niasci alla prendre un repos bien mérité, elle avait largement accompli ce qui était à faire. Victor, de son côté, préparait le procès du lendemain.

Au matin, tout le personnel de la boutique se rendit à la demeure du jarl où des serviteurs les dirigèrent vers une pièce. Là, plusieurs clients mécontents l’attendaient en trépignant, ravi d’obtenir enfin réparation. Ce n’était pas le Jarl qui rendait justice le jour là mais son intendant qui était chargé de le remplacer, ce qui était en réalité souvent le cas pour les petites affaires de justice sans importance pour la ville.

On invita les spectateurs à se mettre à l’arrière dans le calme et Niasci s’assit sur un petit tabouret. Elle ne connaissait pas ce système de justice mais c’était probablement une invention humaine et, à ce titre, elle n’y avait aucune confiance. D’abord, les demandeurs firent leurs accusations montrant les armes qu’ils avaient achetés et un des morceaux de métal de mauvaise qualité affiché partout en ville. Ensuite, ce fut à Victor de se défendre. Il commença par prendre les armes qu’il avait fabriqué et sortit du matériel qu’il avait amené de la forge. Il les travailla pendant de longues minutes et donna ensuite de nombreux grands coups sur celles-ci un marteau. Les yeux de l’intendant se plissèrent sous le bruit mais il ne l’interrompit pas. Victor prit même la peine de plaisanter en disant qu’il avait tellement bien travaillé qu’il lui était difficile de prouver son innocence. Enfin, après avoir longuement passé la lame dans l’âtre de la salle, il parvint à briser l’arme en deux morceaux. Il put ainsi les montrer à l’intendant, aux accusateurs et même aux témoins qui purent témoigner directement que cette arme était d’une qualité des plus correcte.

L’homme qui avait amené cette arme semblait embarrassé et décida de retirer sa plainte. Il partit en bafouillant des excuses auprès de Victor, cherchant des excuses par rapport à ce qui avait été placardé partout dans les rues. Victor accepta ses excuses d’un signe de tête. Après tout, il n’avait aucun intérêt à renier ses anciens clients s’il voulait que sa boutique fonctionne à nouveau. Il s’adressa ensuite directement à l’intendant d’une voix qui ne masquait rien de la fierté qu’il ressentait en ce moment précis, encouragé par le regard satisfait de ses employés et de sa famille qui s’étaient tous déplacés pour le soutenir :

Combien d’armes dois-je encore briser pour prouver ma bonne foi concernant mes compétences et la qualité de mon travail.


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Sujet: Re: Retour à la forge

Lun 2 Avr - 1:46

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L’intendant fit comprendre qu’une seule serait suffisant et que l’on pouvait passer à la suite si suite il y avait. Des preuves récoltées par les apprentis la veille furent apportées et des témoins furent appelés. Clervie se présenta accompagnée d’un homme à belle allure et expliqua la rencontre qu’elle avait eue avec Milon. Ensuite, plusieurs personnes vinrent parler des achats qui avaient été effectués chez eux , d’autres firent des descriptions de personne ayant accroché les affiches et un dernier groupe parla de choses qu’ils avaient entendues dans les tavernes tandis que les amis de Milon n’avaient pu s’empêcher de se vanter.

Finalement, se fut Niasci qui fut invitée à se présenter et à expliquer ce qu’elle avait vu. Elle s’avança donc devant l’intendant et, regardant tour à tour le juge et la foule commença son explication :

Chers Gothregaliens, je suis ici grâce à notre bien aimé Jarl qui m’a permis d’obtenir travail et logement et, aussi surement que je lui ai juré fidélité, ce que je vais vous conter aujourd’hui est la pure vérité.

J’ai parlé hier soir à Milon qui m’a avoué vouloir éliminer toute la concurrence afin de pouvoir reprendre dans la plus grande facilité l’affaire de son père décédé. Prions pour lui afin que son âme repose sans la douleur de la honte d’avoir un fils si indigne et reconnaissons ensemble le crime de Milon Beradhir qui a voulu salir l’honneur d’un honnête artisan. Avec l’appui de toutes les preuves apportées aujourd’hui, je vous conjure de visiter la maison de cet homme afin de confirmer nos dires et de rétablir la vérité dans cette ville bien trop souillée ses derniers jours par le ridicule et la mesquinerie.

Alors, amis, collègues, maîtres, voisins, peuple de Gothregal, j’ai maintenant la joie de pouvoir me compter parmi vous et j’espère que justice sera faite.


Après son discours, elle alla rejoindre à nouveau les autres. L’intendant décida rapidement que cela fallait la peine de vérifier au vu des nombreuses preuves et des gardes furent ainsi envoyés dans la demeure de Milon. Rapidement, ils revinrent avec l’homme enchaîné et des documents, comme ceux affichés en ville, trouvés chez lui. La suite se déroula très vite, il fut contraint de fermer boutique et condamné à une grosse amende ainsi qu’à une petite peine de prison.

Réunie, l’équipe de Victor rentra, toute heureuse à la boutique pour fêter ce verdict dans la nourriture et l’hydromel. La nouvelle se répondit bien vite en ville et, bientôt, les clients revinrent régulièrement, les commandes s’accumulèrent à nouveau et le travail reprit.

C’est donc en soirée que Niasci tâcha de mettre le point final à la réalisation de son armure en réalisant son heaume. Un soir, elle resta à la forge et travailla toute la nuit jusqu’à atteindre un résultat satisfaisant. Ainsi, à l’aube, elle eut terminé son armure qu’elle porterait en l’honneur de la Dame et pour sa gloire était entièrement terminée et une nouvelle sorte de guerrière était née.

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