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Dans un écrin de verdure

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Sujet: Dans un écrin de verdure

Lun 26 Mar - 19:47

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Mandra
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Dans un écrin de verdure


J’y ai passé la journée mais à présent la cabane peut me servir de refuge. Je ne sais combien de temps j’ai passé à dégager les plantes qui en avaient fait leur domaine et nettoyé le sol tant bien que mal avec un balai de fougères. L’intérieur est maintenant à peu près accueillant, l’ancien propriétaire y avait laissé une table et deux chaises, ainsi qu’une couche faite de paille qui semble encore valable. L’habitation n’est pas déserte depuis si longtemps, sinon les lianes m’auraient empêchée d’y penétrer. Minka s’est dejà trouvé un coin pour s’y installer, preuve qu’il sait qu’à présent nous sommes ici chez nous.

Le grand arbre m’a appelée, faiblement mais j’ai su que c’était lui. Je l’ai encerclé de mes bras et tout contre son écorce rugueuse, j’ai senti ses palpitations, nous avons partagé nos vibrations. Pourtant, je ne me sens pas ressourcée, j’ai l’impression d’être vide.
J’ai tenté de parler à Père mais impossible je n’arrive pas à me plonger dans cet état qui me permet de communiquer, sûrement la fatigue du voyage qui m’a amenée ici. D’ailleurs, je n’ai qu’un vague souvenir de mon arrivée mais je ne sais plus comment je me suis retrouvée là. Ma course pour échapper à Branwen, mon errance solitaire, le chemin, je me suis endormie mais le reste demeure flou.
Je chasse ces pensées qui m’encombrent l’esprit en secouant la tête. Autour de moi, je retrouve les bruits familiers que j’entendais dans la forêt qui fut mon berceau, le doux chant des oiseaux, le crissement des feuilles remuées par les bestioles et...


Tu entends, Minka, c’est le bruit d’un ruisseau, non ? Si seulement c’était ça, Minka, tu te rends compte ?


Je me dirige vers l’endroit d’où provient le chant de l’eau et bientôt il est là, à peine à quelques mètres de ma cabane, le serpent d’argent qui me promet des bains réconfortants. Sans attendre je me dévêts, et plonge un pied dans l’onde si pure que les pierres du fond s’y dessinent clairement. L’eau n’est pas bien chaude mais le second pied ne peut attendre pour rejoindre le premier. Doucement, le reste de mon corps vient s’immerger à son tour. Ma peau frisonne un peu mais bien vite elle s’habitue à la fraîcheur de l’eau et je m’allonge dans le ruisseau, la tête sur une pierre plate. Je reste là, goûtant les délices de ce bain revivifiant, seuls les bouts de mes seins émergent, dressés vers le ciel en attendant que la Lune n’apparaisse. Je suis prête recevoir ses rayons bienfaiteurs, eux pourront me redonner la force et l’énergie qui me manquent.





Dernière édition par Mandra le Mar 27 Mar - 15:58, édité 16 fois
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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Lun 26 Mar - 20:44

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Arkazock
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Dans un écrin de verdure


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Le mois avait pris une énergie énorme à la dryade. Il s’était passé beaucoup de choses entre son voyage dans les étendues désertiques et hypnotisantes des dunes où elle avait libéré ses pouvoirs pour apprendre à mieux les contrôler et l’arrivée de l’humaine aux cheveux et aux yeux rouges vifs qu’elle affectionnait appeler « grenouille » pour son analogie entre ses criardes couleurs et certaines grenouilles arboricoles.
Elle n’avait pas vraiment eu le temps de se ressourcer. Le sentier lui avait auparavant presque prit un mois de course dans la nature, elle se retrouvait à la fois pleines de nouvelles connaissances et de nouvelles expériences, mais également comme vidée son énergie, ce qui était rare et étonnant compte tenu de la saison. En effet, la saison chaude était propice à l’activité pour les dryades qui vivaient au rythme de la forêt. Les fruits dans les arbres, les plantes naissantes, la verdure fournissait qu lieu un équilibre propice a la vie, et avec elle, ses protecteurs anonymes.

Elle soupira d’aise en fermant les yeux. Les bras étendus vers le ciel, le lichen qui la recouvrait partiellement fouettait l’air sur son corps d’écorce meurtrit pas la malédiction qui la déformait petit à petit. L’air chargé d’humidité la ressourçait comme les rayons du soleil de cette fin d’après-midi. Elle tenta une fois de plus de ne faire qu’un avec la nature, se laissant aller à un sommeil profond.

Elle était arrivée là par chance, se laissant guider par une longue marche dans ce qu’il convient de présenter comme la futaie qu’elle protégeait. Elle avait laissé le sanctuaire sans peine, après s’être comme d’habitude occupée d’Hilda et de Hercule. La randonnée était au-delà du loisir pour elle, c’était davantage une raison d’être. Elle profitait de ses longues marches solitaires pour en savoir plus sur le monde qui l’entourait, les caractéristiques de cette forêt, ses chemins dérobés, ses habitants, quelqu’un fût leurs tailles. Aujourd’hui, elle ne voulait que se ressourcer, et avait finit par jeter son dévolu sur un petit ruisseau courant une vallée boisée, chantant gaiement la vie qu’il offrait aux habitants de son lit. Elle s’était immergé les pieds en bordure du cours d’eau, laissant ses organes puiser dans celle*ci alors qu le soleil canalisait son énergie.

Un bruit l’éveilla brusquement. Quelqu’un était juste à côté d’elle. Dans cette position, elle ressemblait à s’y méprendre à un arbre mort. Elle se tourna interloquée et surprise de n’avoir pas entendu l’intrue arriver. Il s’agissait d’un humaine, mais il était difficile de savoir ce qu’elle faisait aussi loin d’une quelconque route où habitation. Elle chercha à se montrer agréable en essayant le moins possible d’effrayer son interlocutrice comme elle avait pu être surprise elle-même.

« Bonjour ! l’eau est bonne n’est-ce pas ? »

Elle attendit que l’autre la regarde pour continuer :

« J’espère que je ne t’ai pas fait peur… Je suis Arkazoc’k, je protège cet endroit. »


Elle avait parlé avec une certaine douceur, et avait commencer à observer de bas en haut son interlocutrice pour essayer de comprendre ce qu’elle pouvait bienfaire là.

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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Mar 27 Mar - 18:31

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Mandra
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Dans un écrin de verdure
La torpeur qui m’envahit peu à peu est comme un nuage cotonneux qui m’enserre, faisant s’éloigner de moi les bruits environnants tandis que je glisse vers un monde onirique. Les images commencent à se matérialiser en mon esprit, d’abord des formes indéfinies, puis des silhouettes que je ne reconnais pas encore. Mais avant même que les acteurs du rêve ne se manifestent clairement, leurs paroles résonnent, d’abord etouffées puis de plus en plus distinctes : Eolore ohé bonne ?

Je sursaute en ouvrant brutalement les yeux, les mots ont bien été prononcés à haute voix près de moi, et ce par une sorte de chose étrange qui se trouve dans mon ruisseau. Mon visage doit avoir changé d’expression en peu de temps : une fois la frayeur due au réveil brutal passée, c’est la surprise et l’incompréhension qui doit maintenant s’y lire. Comment pourrait-on qualifier cet être qui baigne ses pieds ou je ne sais quoi dans l’eau ? Humaine végétale couverte de feuillage, de mousse et de lichens, une sorte de femme-arbre peu avenante à regarder, on devine bien qu’elle a été belle, mais elle a subi des outrages par la nature qui l’a profondément enlaidie, comme parasitée. L’odeur qu’elle dégage, quoique rappelant les fragances d’un sous-bois, n’est guère plus agréable que sa vue.

Sa voix est pourtant douce, en totale discordance avec son physique, et se veut rassurante. Elle annonce qu’elle est la protectrice du lieu, et je sais pourquoi elle est là : je ne suis pas chez moi mais chez elle. Je me suis accaparée la cabane sans rien demander, j’ai puisé de l’énergie dans le tronc d’un de ses arbres et souillé l’onde de son ruisseau, elle est venue me chasser.
Je baisse le regard, ma voix manque d’assurance.


Euh...je...Mandra. Je ne voulais pas ...enfin si, je voulais... mais... Je me suis juste protégée dans la cabane, je l’ai seulement nettoyée, pas détériorée, et l’arbre, c’est lui qui m’a appelée. Le ruisseau...oui, j’en avais envie...mais je suis propre, je te l’assure


Je sais que je vais devoir partir, elle va me le dire mais je ne pourrai pas sortir du ruisseau sous son regard. Jamais je ne me suis montrée dévêtue à quelqu’un, sauf à la Lune mais elle est ma Mère, nous sommes soeurs et nulle pudeur entre nous. Je n’ose lever les yeux vers Arkazoc’k, non que je sois impressionnée par elle qui semble si gentille mais je ressens la honte d’avoir pris des choses qui ne m’appartenaient pas.
J’étais seule, perdue, je ne savais pas...Je vais m’en aller, dès que tu tourneras le regard pour me laisser sortir de l’eau je partirai


Partir, mais pour aller où ?



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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Mer 28 Mar - 0:26

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Arkazock
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La dryade ne se retourna pas, étrangère a la notion de pudeur et elle-même nue comme elle l’avait toujours été, elle ne comprenait pas en quoi se retourner aller l’aider d’aucune façon pour sortir de l’eau. Du reste, la berge n’était pas outrageusement glissante et le cours d’eau ni violent, ni profond. L’autre n’aurait aucun mal à sortir.
Elle se contenta donc de pencher légèrement la tète vers le coté d’un air dubitatif en regardant son interlocutrice. Elle mit un peu de temps à comprendre de quelle cabane elle parlait, puis elle saisit, ce n’était pas vraiment une cabane, la dryade avait fait des essais par tâtonnement lorsqu’elle avait construit le nid, l’ouvrage en dur du sanctuaire. Elle avait passé des semaines à chercher comment elle allait agencer les planches pour construire un bâtiment à partir de ses connaissances de bases, et était arrivé à différents agencements prototypes qui l’avait conduite à embrasser superficiellement la voie de l’architecture.
Cette cabane en était un des fruits, elle n’y avait pas prêté un soin particulier, n’ayant pas désiré en faire autre chose qu’une cabane. Elle avait laissé à la forêt le soin de la décomposer ou de l’habiter. La vie trouve toujours le chemin. Cette fois cependant, la vie avait trouvé un chemin très étrange puisqu’il s’agissait d’une humaine plantée au milieu de nulle part, a quelques heures de marches du sanctuaire.

Elle lui tendit la main pour l’aider à sortir de l’eau si elle en avait besoin.

« Tu peux rester dans la cabane, personne n’y habite. C’est moi qui l’ai construite mais ce n’était qu’un essai pour abriter ceux qui m’ont accompagné ici. Que viens-tu faire en plein milieu de notre forêt ? Tu es toute seule ? »

La dryade ne revendiquait pas la possession de la forêt, mais sa protection. Elle avait embrassé la vie de ceux qui se battent pour la préservation de cet équilibre contre tout ce qui pourrait venir le menacer. Le Cycle, l’équilibre, au fond, c’était ça l’important de ce monde. Pas les guerres individuelles et intestines des humains.

Elle prit soudain compte de la remarque de l’autre qui voulait s’en aller.

« Tu es perdue ? si loin des hommes ? Comment se fait-il ? tu es exilée ? Je peux te faire ramener si tu le souhaites, tu es en plein milieu de ma forêt et il n’y a que nous à des lieues à la ronde. »

C’était assez étrange pour être souligné, elle était en train de prendre un bain perdu en plein milieu de nulle part et la première chose qui l’inquiétait était de savoir si elle habitait une cabane vide où non. La situation avait quelque chose d’étrange, même pour la dryade qui avait pourtant eu son lot de surprises ces derniers mois entre le conseil et le reste.


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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Jeu 29 Mar - 14:14

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Mandra
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Ainsi la cabane n’est à personne... C’est quand même un signe du destin, ce hasard qui m’a fait rencontrer celle qui l’a construite, je sais maintenant que ce toit peut être le mien sans souci, MA cabane.
L’inconnue ne va pas me laisser m’y installer sans en savoir plus sur moi, son questionnement est légitime mais il me perturbe un peu, parce que je n’en connais pas moi-même certaines réponses, notamment quand il est question de mon futur.

Je suis Mandra, je suis shamane et je viens d’ailleurs, je ne sais pas trop comment je suis arrivée ici. Chez moi, je vivais dans une cabane dans une forêt, je me baignais dans l’eau pure d’un ruisseau et je partageais mes vibrations avec mon grand Arbre. Alors quand je me suis retrouvée ici, devant la cabane près du ruisseau, je ne me suis pas posée de question, c’était de nouveau chez moi, mais ailleurs.


Je fais silence pour guetter sa réaction, mais rien n’indique si je peux continuer ou si je dois m’arrêter. J’ai du mal à percevoir si ses pensées sont plutôt positives à mon égard, c’est assez perturbant, je n’ai jamais eu ce genre de blocage auparavant.

Je ne pensais pas être si éloignée d’une quelconque ville, j’ai pour habitude de vivre isolée mais tout de même pas à des jours de marche de la civilisation. D’un autre côté, je ne pourrai pas trouver une autre cabane proche d’un cours d’eau plus près de la ville donc il me faut choisir. Rester ici un peu exilée, comme elle me le dit ou me rapprocher mais dans des conditions de vie que je n’aimerai sans doute pas, je ne sais que faire.
Et tu n’aurais pas fait d’autres essais de cabane plus proches de la ville, par hasard ?


Ce serait un miracle. Et s’en en serait un second si un autre ruisseau s’y trouvait également.



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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Ven 30 Mar - 17:21

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Arkazock
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La dryade leva un sourcil dans une expression interrogative que l’on pouvait facilement déchiffrer sur son visage. L’autre vivait ailleurs ? Un peu succin comme réponse pour indiquer un lieu. Ensuite elle disait qu’elle partageait ses vibrations avec son grand arbre. Mais c’est quoi un grand arbre ? Les anciens qui peuplaient la forêt étaient hermétiques aux humains. En tout cas c’est ce qu’elle avait toujours cru. L’autre parlait de vibrations, elle avait sans doute ouvert son cœur à l’ancien qui avait fait la même chose de son côté. La dryade avait perdu ce don il y a longtemps. Le transfert de la dame lui avait coupé son lien avec les plantes et elle ne pouvait plus communiquer avec les arbres. Une douleur profonde se fit voir sur son visage expressif. Ce don… c’est ce pourquoi elle avait vécu toute sa vie jusqu’à récemment, et il lui avait été arraché. Elle avait fait son deuil de son handicap, et avait fait ce qu’elle pouvait pour aller de l’avant. Pourtant, parfois, comme aujourd’hui, quelqu’un se chargeait de lui rappeler qu’elle était diminuée. Le plus souvent l’acte était involontaire, mais il demeurait cruel. Elle n’avait pas voulu du passage de la dame et lorsque celle-ci est arrivée, elle lui avait retiré tout ce en quoi elle croyait. C’était une cruelle punition de la vie envers une innocente.

L’autre avait marqué un silence alors qu’Arkazoc’k était plongée dans ses pensées. Elle reprit la parole pour lui demander si elle n’avait pas d’autres cabanes plus proche de la ville.

La dryade passant des larmes au rire afficha un grand sourire rieur.

« Non, désolée ! Si je suis ici c’est justement pour être plongé en plein cœur de la forêt. Falasea est à une bonne dizaine de jours de marche d’ici, et à part quelques villages c’est la ville la plus proche. »

Elle réfléchit un instant, mais elle connaissait mal ce qui était en dehors de la forêt, et encore moins les habitudes des humains. Elle connaissait bien quelques villages postés le long du canal pourpre qui approvisionnaient les navires, mais ils étaient à peine plus gros que le sanctuaire lui-même. Quant à lui proposer de se rapprocher des peuples de la forêt, il n’en était pas vraiment question.

« Si tu veux trouver une ville, tu peux toujours suivre le ruisseau jusqu’au canal, de là tu trouveras bien un bateau pour t’emmener là où tu le souhaites. »

Géographiquement, il était difficile de se perdre dans la forêt. Elle n’était pas assez large pour ça, et il suffisait de suivre les cours d’eau pour trouver d’un coté où de l’autre la sortie des futaies. L’autre avait vraiment l’air perdue, elle lui proposa son aide une seconde fois :

« Je peux t’aider pour quelque chose ? »


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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Dim 1 Avr - 12:50

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Mandra
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Une ville à 10 jours de marche...C’est bien loin mais je ne suis pas prête à sacrifier cet endroit qui resemble tant à mon chez- moi d’avant. Il me faudra réapprendre à chasser et à cultiver, agencer la cabane telle que mon ancienne était, mais ici sera mon havre de paix.

Si tu le permets, je souhaite m’installer ici. Je vais prendre un peu de temps pour m’organiser et ensuite je pense aller visiter les villages dont tu me parles, ainsi que la ville.


Finalement, c’est plutôt une bonne chose que de tout recommencer ailleurs, je commençais à ne plus vraiment avoir de but qui me tirait vers l’avant. Ici, tout reste à refaire, tout reste à découvrir. Bien sûr, je pense à lui qui s’était enfin décidé à m’embrasser, je le revois tel que je l’avais rencontré, ses yeux blancs sans expression, son visage fermé, et puis avec le temps il était devenu différent. Jamais je ne saurai si l’amour qui naissait entre nous aurait pu se renforcer, il est resté là-bas, j’espère simplement qu’il ne va pas s’éteindre sans moi. Il me manque.
Tout reste à refaire...
J’aimerais vivre comme avant, des dons reçus en échange de mes soins. Certes je dois retrouver mes pleines capacités en m’exerçant, mais je peux commencer avec des maux peu importants. Il faudrait que l’on me connaisse pour que les gens viennent à moi, sais-tu comment je dois faire ?


Je n’ose lui avouer, mais bien qu’aimant la solitude, j’ai besoin de temps en temps du contact des autres, et c’est plus pour cette raison que pour ce qu’ils peuvent m’offrir en retour que je souhaite établir des relations avec les gens. Communiquer avec eux, apposer mes mains sur eux afin de détecter le mal dont ils souffrent, leur envoyer mon énergie afin de les soulager, et surtout voir leur sourire quand ils vont mieux, c’est ce qui me permet de survivre.



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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Lun 2 Avr - 16:45

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Arkazock
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Elle voulait s’installer dans la cabane. Grand bien lui fasse, elle n’avait pas l’air capable de nuire à l’endroit. Après tout elle était seule, et la dryade doutait fortement de ses capacités de bûcheronnage. Cette pensée lui mit un grand sourire aux lèvres. Elle imaginait à présent la frêle humaine en train de porter une lourde hache et donner de grands coups frénétiques dans un arbre. La scène était ubuesque, la dryade rit de bon cœur.

« Ne t’inquiète pas, tu peux rester ici aussi longtemps que tu le souhaites, je doute que tu n’essayes de raser cet endroit. Je vais t’indiquer les villages alentours. »

En réalité, la forêt n’était pas si grande, mais son vallonnement rendait difficile d’accès certaines zones, et il fallait parfois des jours pour contourner un défilé encombré de broussailles. Elle avait sut trouver les chemins les plus rapides depuis qu’elle s’était établie dans le lieu, mais il lui semblait certain que l’autre aurait des problèmes pour évoluer dans cet environnement.

La femme reprit la parole, cette fois, ses propos inquiétèrent la dryade. Les expressions « retrouver mes pleines capacités » et « vivre comme avant » faisaient écho a la dryade. Ce n’était pas la première fois qu’elle les entendait. Si on ajoutait à ça le fait que son interlocutrice soit complètement perdue au milieu de nulle part, le lien avec les hérauts et la dame n’était plus a faire. Elle prit une expression inquiète et demanda d’un ton concerné :

« D’où viens-tu ? Toi aussi tu viens d’un autre monde et tu as été envoyé par la nécromancienne pour la ‘sauver’ ? »

A ce stade, la dryade était perturbée, c’était une chose de parler avec un extravagant un peu perdu qui voulait se faire sa place en plein milieu de la forêt, c’en était une autre de discuter avec quelqu’un d’arraché à un autre monde par un démon blanc sous forme de femme qui prenait les gens à leurs familles, à leurs métiers, à leur vie. L’autre n’avait manifestement aucune idée de ce qui était en train de lui arriver, et le plus étonnant était qu’elle le prenait… Ni bien ni mal en fait. Elle était juste en train de se baigner dans un ruisseau au milieu de nulle part tranquillement.
La dryade s’agita intérieurement, elle ne savait trop quoi faire, et préférait attendre confirmation de la femme avant de faire part de ses inquiétudes.

De l’extérieur pourtant, la scène semblait paisible, le ruisseau coulait doucement, riant au travers la vallée, reflétant parfois la lumière du soleil en milliers d’éclats tandis que les plantes et les bêtes s’abreuvaient de son cours. Celui-ci avait eu de la chance, il se jetterait dans le fleuve pour aller à la mer, aurait-il pris sa source un peu plus à l’est, qu’il aurait fini dans les dunes, à s’évaporer où à finir dans les rivières sous-terraines garantes de la vie du lieu.
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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Jeu 5 Avr - 10:59

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Je suis soulagée, ainsi je peux rester ici sous la protection de Arkazock, et apparemment il y a quelques villages aux alentours. Ce qui me rassure moins, c’est qu’elle ne me renseigne pas sur la manière de me faire connaître, douterait-elle que les gens viennent jusqu’ici pour se faire soigner ? Pourtant, il y a encore peu de temps, quand il s’agissait de soulager des maux inexpliqués, d’apaiser leurs âmes ou de pratiquer un désenvoûtement, je me souviens que certains n’hésitaient pas à faire plusieurs jours de voyage pour me rencontrer, mais c’était ailleurs et j’étais connue de tous.
A cette pensée, mes yeux s’embuent de larmes, certes tout est à recommencer mais je ne suis à présent qu’une inconnue perdue dans cette forêt, sans avoir la certitude de retrouver cette notoriété qui me faisait tant chaud au coeur.

Tandis que la nostalgie commence à me prendre dans son triste étau, Arkazock interrompt mes divagations en me questionnant mais son ton a changé, il est plus vif, comme si elle était inquiète, presque en colère. Elle veut savoir d’où je viens et comment je suis arrivée, mais je ne le sais pas vraiment moi-même. J’hésite dans la façon de formuler ma réponse, elle doit attendre quelque chose de particulier et si je la heurte, je pense qu’elle pourrait me refuser la cabane. Que faire, que dire ?
La sincérité m’a toujours été favorable jusqu’à présent

Je viens d’ailleurs, peut-être de très loin, d’un autre monde tu dis ? Je ne sais pas s’il en existe plusieurs, à part celui qui nous porte ici bas et celui d’en haut, où sont mes ancêtres. Je me suis endormie un jour, j’ai rêvé d’une dame blanche qui me suppliait de venir la libérer et à mon réveil, j’étais ici même, face à la cabane. Je ne sais pas où je suis, comment j’y suis arrivée, comment revenir chez moi. Je n’ai pas eu le temps de me poser ces questions, je suis dans le brouillard total, mais je suis certaine que tout est lié à la femme de ce rêve, il n’y a pas de hasard.

Elle n’a pas vraiment l’air d’apprécier cette fameuse dame blanche, une nécromancienne d’après elle, et c’est ce qui m’angoisse le plus, d’ailleurs. Moi, une shamane, capable de communiquer avec mes ancêtres, ne suis-je point un peu nécromancienne ? Certes dans une mesure moindre mais Arkazock ne fera t-elle pas l’amalgame ?
Elle semble bien la connaître, cette dame, mais pourquoi une nécromancienne se serait-elle intéressée à moi ? A moins que...
Je suis morte, c’est ça ?

Oui, tout se tient ainsi, elle est venue me chercher pour m’emporter dans le monde de mes ancêtres. Mais où est mon Père alors ?


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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Jeu 5 Avr - 16:39

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Décidément, il semblait à Arkazoc’k qu’une divinité s’amusait à faire pour queles hérauts se croisent la route les uns-les-autres. Elle soupira. L’autre n’avait pas idée de ce qui lui était arrivée. Elle parlait d’un monde d’esprit, d’un rêve, de la femme blanche. Typique de ceux qui venaient d’arriver dans Bariande, encore que celle-ci n’avaitpas l’air plus perturbé que cela. Elle n’avait pas encore compris peut-être, mais dans ce cas, elle devrait revoir sa notion des priorités. Se réveiller un matin en ayant fait un rève étrange et se retrouver au milieu de nulle part, loin de tout ce qu’elle connait et aime, même la dryade aurait d’autres urgences que de se laisser « appeler par le chant d’un ruisseau ». Enfin, cela faisait peut-être des mois qu’elle était là, mais dans ce cas, elle ne s’était pas inquiétée de la perte de ce qu’elle possédait, ni de sa capacité à penser du jour au lendemain dans une langue qui lui était étrangère ? La dryade chassa ces idées de sa tête, après tout, elle n’était pas concernée par le problème. Elle se contenta d’une réponse qui se voulait pragmatique et factuelle :

« Tu n’es pas morte, la nécromancienne blanche t’a kidnappée à ton monde pour la libérer de sa prison. Nous sommes quelques un de ses « élus » tout juste bon à semer le chaos derrière nous. N’espère pas trop revoir ta famille ou tes ancêtres un jour, personne a ma connaissance n’a jamais réussi à quitter ce monde. »

Elle avait pris un air dégouté, elle ne portait pas la dame dans son cœur et ses expériences divines étaient contre-nature, comme si elle se plaisait à briser un cycle établi, semblant vouloir ébranler les fondations de ce monde pour se libérer de sa prison. N’eusse été que de l’avis de la dryade qu’elle y croupirait jusqu’à la fin de son éternité. Elle apportait le malheur à ceux qu’elle venait visiter, les privant de ce qu’ils sont pour espérer les voir se relever plus fort. L’autre aurait du mal de comprendre, elle tenta d’expliquer avec un exemple :

« Si tes ancêtres étaient dans ce « monde d’en haut » dont tu parles, alors ils sont restés là-bas et ils ne pourront pas veiller sur toi. Par contre, s’ils sont venus avec toi, c’est sur ta famille, même éloignée qu’ils ne pourront plus veiller. C’est là la cruelle vérité de la dame. »

Finalement, il aurait peut-être été plus simple d’être morte, la dryade s’était déjà fait la réflexion avec caissété, le petit être enfermé dans sa boîte de métal. Toutefois, comme les autres, La femme n’avait pas demandé quoi que ce soit. La dryade essaya de se montrer compatissante :

« Je t’aiderais si je le peux. Quelles questions te poses-tu ? »

Il serait bien temps de lui parler de chasseurs de héraut plus tard.

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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Sam 7 Avr - 21:31

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Je ne suis pas morte, je ne sais pas si je dois m’en réjouir ou m’en lamenter. D’autant que d’après Arkazock, j’aurais été retirée de mon monde pour libérer la dame blanche, et qu’un retour est impossible. Jamais revoir ceux que j’ai aidés, assistés, aimés, ne plus sentir l’odeur de ma forêt chérie, goûter l’eau de mon ruisseau, et ...

Mon Arbre...

Certes j’ai retrouvé ici un semblant de chez-moi mais les odeurs ne sont pas les mêmes, ni les bruits, les sensations diffèrent, il va falloir que je m’adapte à tout et pourquoi ? La libération d’une femme dont je ne sais pas si son enfermement est légitime, si être de son côté est légal, mais tout cela m’importe si peu, je suis perdue ici pour le restant de ma vie.
Et quand la dryade me dit que mes ancêtres ne sont peut-être pas là, elle se trompe, elle ne sait pas, elle ne me connait pas. La colère monte en moi, de quel droit m’ote t-elle mon seul espoir de survie, comment ose t-elle tuer en moi cet espoir que Père sera avec moi, où que je me trouve ? Le déni s’installe, elle fait tout pour m’enterrer le plus profondément possible, j’en ignore la raison mais elle veut me faire plonger dans les ténèbres du découragement. Elle agit comme un guru, me détruisant pour mieux me récupérer à son service avec la promesse d’un meilleur avenir.
Tu n’en sais rien de comment je communique avec mes ancêtres, le lien est toujours présent dans mon coeur, et quand j’entre en état de transe, ils sont là, avec moi

Sauf que quand j’ai tenté de le faire après mon réveil ici, je n’y suis pas parvenue, impossible de me mettre en condition de communication, impossible de les entendre, ils n’étaient pas avec moi. Ce constat m’assassine, et elle peut toujours me proposer de m’aider, de répondre à mes questions, pourra t-elle me ramener Père ?
Pourquoi moi ? Je n’ai rien demandé à personne, j’étais heureuse avant, alors de quelle faute me punit-on par cet exil ? Et cette dame, qui est-elle exactement, pourquoi est-elle enfermée, comment espère t-elle me contraindre à l’aider ?
Et toi, tu viens d’ailleurs aussi ? Et où sommes-nous ? Et qu’a fait la femme à mon cerveau, que je ne me souvienne plus comment soigner, reconnaitre les plantes, faire du pain, chasser, alors que mes souvenirs sont intacts de moi avant qui savais faire tout ça.





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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Ven 13 Avr - 14:16

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Dans un écrin de verdure


Avec Mandara
...


« La dame prend, la dame garde. Moi ? Elle m’a tuée. Privée du lien que j’avais avec les arbres et condamné à répendre la maladie et la mort. C’est elle qui t’a volé tes souvenir pour jouer avec toi et faire de toi son esclave. Tu peux te débattre comme tu veux, tu es ici pour semer le chaos. Tu verras par toi-même, seul le chaos arrive avec les « hérauts »"

Elle s’écarta de quelques mètres, saisit son anneau du bout des doigts, et le fit glisser sur sa dernière phalange sans toutefois l’enlever complètement.
Immédiatement, autour d’elle, les feuilles commencèrent à noircir et les tiges à ce rétracter. La mort venait habiter l’endroit en cercle autour de la dryade qui suintait doucement de petites goutes de poison qui, lorsqu’elles tombaient au sol provoquaient une réaction en chaîne sur les végétaux.

« Voilà le « don » que la dame m’a fait. Je suis une dryade, une protectrice de la forêt, et voici le don de la dame. Voici le chaos qui m’a vu naître et voici celui auquel je suis condamné. Je ne sais pas ce qu’elle t’a pris, ou ce qu’elle t’a donné, mais ne crois pas une seconde que ce puisse être bon pour toi et fais-toi a l’idée que tu ne reverras jamais tes proches. »

Une larme de colère coula le long de la joue crevassée de la dryade qui remit son anneau l’illuminant doucement de sa paisible lueur verdâtre. Arkazoc’k regarda autour d’elle. Elle ne l’avait même pas enlevé complètement qu’elle avait été capable d’amener à un état de pourrissement avancé tous les végétaux à deux mètres autour d’elle. En l’enlevant, il aurait été probable que la destruction soit bien plus massive. Elle avait été maudite, et on lui avait infligé le plus cruel des châtiments. Elle regarda a nouveau l’humaine avec un air de détresse :

« Je veille sur l’endroit et tu peux rester. Saches toutefois qu’il te faudra prêter allégeance envers une des nations de ce monde si tu ne veux pas être chassée comme une proie. Quand tu seras prête où que la nécessité t’y porte, tu pourras nous rejoindre dans un campement à deux heures de marche à l’ouest d’ici. Il y a d’autres hérauts comme toi et moi, nous pouvons t’accueillir dans notre communauté et t’expliquer les règles de ce monde si tu le souhaites. Je t’attendrai là-bas. »

La dryade avait trop parlé et le déferlement de colère n’était pas dans ses habitudes. Elle quitta le lieu avec agilité, plantant sur place l’humaine devant un tas de compost fumant qui avait fait office de rive.


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Sujet: Re: Dans un écrin de verdure

Sam 14 Avr - 13:45

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Mandra
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Dans un écrin de verdure
La dryade n’a pas l’air d’apprécier la dame blanche, je ne sais qu’en penser. Dans mon rêve, elle avait l’air gentille, victime d’un enfermement injuste, et elle m’a fait venir ici pour l’aider, sans doute son seul espoir. Je me doute qu’elle n’a pas du avoir le choix que de m’arracher aux miens.

Cependant, d’après Arkazok, la dame voudrait que je devienne son esclave dans le but de semer le chaos. Quel chaos ? Je ne peux poser la question, la dryade déverse son fiel avec colère et je commence à la comprendre. Un anneau semble la tenir au service de la dame, l’enlever provoque effectivement le chaos dans la forêt, tout pourrit rapidement, la mort semble s’installer à mesure que l’anneau quitte la base de la phalange.
Ainsi donc, ce serait là le vrai visage de la dame blanche !

Mais pourtant, elle ne m’a rien donné à moi

La dryade ne répond pas et je n’insiste pas, au risque de me heurter à son couroux si je laisse à lui faire penser que je ne suis pas de son avis concernant celle qu’elle haït.
Elle me propose alors de rejoindre sa communauté quand je le voudrais. Je la remercie par politesse mais je ne pense pas y aller, je ne sais pas exactement pourquoi mais je ne me sens pas à l’aise face à cette haine déversée sur la dame. Je comprends le mal fait à la dryade mais cette colère exprimée me trouble vraiment, sans doute parce que je n’ai jamais pu exterioriser mes colères et les ai toujours gardées en moi.

Sans me laisser le temps d’en dire plus, Arkazok part sans se retourner, me laissant complétement désarçonnée.
Euh...adieu et ...merci pour tout ça !

Je montre de la main le tour de ma cabane qu’elle a complètement transformé en y semant la mort.
Sans attendre, je commence alors à arracher les végétaux noircis par la pourriture, il faudrait du temps pour retrouver un semblant de nature à peu près accueillante par ici.



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