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Là où les vagues déferlent

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Sujet: Là où les vagues déferlent

Mer 25 Avr - 0:03

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Niasci
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Là où les vagues déferlent

Presqu’entièrement entourée par la mer, Gondone vivait une période de crise intense. Depuis quelques temps, les eaux étaient déchainées : chaque plage, chaque crique était devenue un lieu d’intense activité marine dangereuse. Cependant, les créatures agressives n’étaient pas le principal problème même si elles rendaient les pêches impossibles et la vie près des côtes très compliquée. Le souci majeur était la montée des eaux. Plusieurs mètres en quelques semaines, c’était du jamais vu et de nombreux villages s’étaient vus submergés à une vitesse incroyable noyant de nombreuses personnes mais en en laissant encore plus sans abri et sans possession. Evidemment, ne voulant pas laisser ses citoyens dans cette situation, la capitale commença a organisé des camps de réfugiés un peu partout dans la région. L’un de ses camps se trouvait justement être le sanctuaire dans le quel Niasci vivait. Ayant déjà entendu parler de la construction d’un sanctuaire, de nombreuses personnes avaient été enthousiasmées à l’idée de se rendre à cet endroit le temps que la situation s’arrange, ils ignoraient bien sur que depuis, la forêt des alentours et une bonne partie des premières constructions avaient brûlées.

L’Ondine vivait encore dans cet endroit n’ayant nulle part où aller comme de nombreuses autres personnes dans cet endroit d’ailleurs. Petit à petit, ils avaient reconstruit quelques abris dans les ruines de la forêt et vivaient dans les plus grands bâtiments qu’ils avaient pu sauver. L’arrivée massive des réfugiés avait tout changé. En effet, ceux-ci ont été horrifiés de voir l’état des lieux : rien pour les accueillir, une forêt morte qui offrait peu de ressource et donc, une vie très précaire même pour les habitants habituels des lieux qui ne pouvaient donc loger et pourvoir au besoin d’une telle quantité de personne supplémentaire.

Bien entendu, ils avaient reçu des aides de la capitale mais si cela permettait de remplir la plupart des besoins en nourritures, cela ne réglait pas du tout le problème du logement, de l’hygiène et de l’organisation. Les gens s’étaient donc installés comme ils avaient pu, partout autour du sanctuaire, s’étalant complètement dans la forêt, jetant leurs affaires partout, récupérant des ressources où il le pouvait et menaçait ainsi complètement l’équilibre et la reconstitution de cet endroit naturel. Ayant colonisé l’ensemble des lieux, ils avaient également délogé la plupart des petites créatures qui avaient fui effrayée par le bruit ou ne pouvant supporter la réduction de leur territoire en plus de la réduction de leur source de nourriture.

Quiconque vivait dans la région était forcément touché d’une façon ou d’une autre au vu du nombre de personne et Niasci cherchait des personnes prêtes à l’aider afin de convaincre les gens de changer leur mode de vie afin de préserver la forêt en stade de renaissance au maximum. Elle craignait que dans le cas contraire, la nature ne renverse elle-même la situation de façon extrêmement violente afin de ramener de gré ou de force, une situation stable dans la région.

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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Mer 25 Avr - 11:41

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Mandra
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Là où les vagues déferlent
Perdue, je suis perdue. Des jours et des jours de marche pour rejoindre les villages de la grande plaine dans l’espoir de m’y installer et je ne les trouve pas. Je n’ai aucune notion d’orientation, moi qui ne me perdais jamais avant le passage de la dame blanche dans mon cerveau. Elle a tout ravagé, Arkazock me l’a dit, elle m’a enlevé tout ce que je savais, tout ce que je pouvais faire, elle m’a anéantie et dans quel but ? Faire de moi son esclave. Mais je ne me laisserais pas faire, je vais réapprendre, je vais m’en sortir et quand je serai redevenue celle d’avant, j’irai la voir. Je ne sais pas encore pourquoi je tiens à la rencontrer, pas pour une vengeance, mais sans doute pour soigner son esprit malade qui répend le mal.

Et je poursuis ma marche, laissant derrière moi le petit paradis que j’avais trouvé à mon arrivée, sans doute à présent ravagé par les flammes. La forêt est fortement détruite, partout tout est calciné, déserté, un spectacle désolant. Je suis épuisée et affamée, je n’ai pu me nourrir que de quelques baies préservées des flammes, j’ai recueilli les feuilles sur lesquelle perlait la rosée pour m’en hydrater, j’ai même mangé des vers et des larves trouvées dans des troncs qui fumaient encore. Survivre ne permet pas de faire la difficile et je continue d’avaler ce qui peut l’être, avec la crainte d’ingurgiter un poison létal.
Les vertiges qui me prennent deviennent de plus en plus intenses, ils freinent ma progression mais tout abandon me serait fatal et quand l’envie de m’écrouler à terre me tiraille, le regard de Minka m’encourage à continuer encore et encore.

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Quelques jours maintenant que je suis là. Il était temps que je les trouve, mon corps avait atteint ses limites. Des gens installés ici dans un camps de fortune, dans un coin que le feu n’a pas détruit, proche du sanctuaire de la dryade d’après ce qu’ils m’ont dit. Ils m’ont sauvée d’une fin certaine, m’offrant un peu de nourriture et d’eau, prélevées sur leurs maigres réserves. Tous ces refugiés proviennent des villages environnants submergés par les eaux issues d’une brusque montée du niveau marin, ils n’avaient que la fuite pour seule solution mais ne s’attendaient pas à trouver une forêt dans un tel état de désolation.
Quelle ironie du sort, l’eau dévaste par ailleurs alors qu’elle aurait pu sauver ce lieu du feu. Et chaque jour, arrivent d’autres encore qui se sont retrouvés subitement privés de logis, espérant trouver refuge dans la forêt.

Je n’ai aucune envie de rester là, je dois poursuivre ma route vers ma terre promise maintenant que l’on m’en a indiqué la direction. J’hésite pourtant,  je ne peux pas les laisser là, eux qui m’ont aidée, ils ont besoin de secours en retour. Les abris ne suffisent plus, la nourriture va rapidement manquer, le camp manque cruellement d’hygiène et l’endroit est souillé. Mais seule, que puis-je faire, par quoi commencer ?




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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Mer 25 Avr - 23:56

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Niasci
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Là où les vagues déferlent

Niasci se sentait totalement dépassée et surtout totalement envahie. Déjà qu’elle ne considérait pas vraiment cet endroit comme sa maison, voilà que son logement temporaire se faisait envahir de toute part et qu’on attendait d’elle qu’elle s’occupe des réfugiés comme on s’était d’ailleurs occupé d’elle à son arrivée. C’était bien sur la moindre des choses mais ça ne rendait pas forcément la situation plus simple à gérer. D’autant que Niasci ne connaissait pas forcément mieux la région que les nouveaux arrivants. L’Ondine ne se sentait pas vraiment pas capable d’aider au niveau purement organisationnel par contre, elle était capable de sentir que quelque chose n’allait pas, que quelque chose planait dans l’air. La rivière non loin était elle-même complètement déchaînée et cela n’annonçait rien de bon. Elle essaya bien sur de prévenir que quelque chose n’allait pas mais au milieu de toutes les urgences du quotidien, la problématique naturelle de l’Ondine n’intéressait vraiment personne parmi les gestionnaires. Elle dut donc se résoudre à tenter de mendier de l’aide auprès de toutes les personnes qu’elle croisa.

Elle commença par un petit groupe d’individu qui était installé autour d’un feu mais ceux-ci la refoulèrent rapidement, trouver à manger était leur objectif principal et ils avaient également besoin d’un abri avant que la pluie ne vienne les rendre malade. Elle laissa donc tomber les groupes pour trouver de l’aide auprès de personnes isolées, peut-être seraient-elles plus disposées n’ayant de toute façon pas d’attache particulière et donc pas forcément de projet urgent pour la protection d’une famille ou d’un clan entier.

Elle finit par repérer, quelque part dans le sanctuaire, une femme seule. Elle attira le regard de Niasci car celle-ci avait les cheveux d’une étrange couleur rousse. Son expérience lui disait qu’elle n’avait vu ce genre de couleur que chez les hérauts. Bien sur, c’était un peu stupide mais Niasci vivait dans le nord où la plupart des gens étaient blonds et où les cheveux bruns ou noirs faisaient déjà figures d’exception alors forcément, son point de vue était biaisé. Elle se dit donc qu’il s’agissait peut-être d’un héraut et, globalement, elle avait toujours pu obtenir de l’aide de la part de ceux-ci. Elle espérait donc que cela continuerait dans cette lancée.

Elle s’avança vers la femme et l’interpella :


Eh, vous là, est-ce que vous êtes disponibles ? Je m’appelle Niasci, je suis un héraut, temporairement membre de ce sanctuaire. Je sens quelque chose de vraiment pas normal dans la zone, principalement autour de l’eau. Peut-être que vous le sentez aussi ? En tout cas, je ne peux pas régler cela seule mais les gens sont trop occuper à … survivre.


En prononçant cette phrase, elle se rendit compte que son ton de reproche à l’égard de ces personnes n’avait pas vraiment de sens mais cela ne changeait rien à l’urgence de son problème et elle attendit donc la réponse de son interlocutrice.

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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Jeu 26 Avr - 21:06

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Mandra
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Finalement je suis restée. Une vieille femme est venue vers moi, les yeux brillants de larmes, pour me raconter sa fuite forcée de chez elle, l’abandon de ses chats, toutes ses angoisses et sa tristesse, et je l’ai écoutée, simplement. Puis, suivant mon instinct, j’ai tenté de la rassurer comme j’ai pu. Des souvenirs fugaces me sont revenus, de soins prodigués par mes mains, de transfert d’énergie vers des âmes en souffrance, mais ce ne sont que des images troubles de mon passé. Pourrais-je un jour recouvrer cette faculté d’apaiser que je possédais avant ? En tous les cas, la vieille dame a parue plus sereine en me quittant, son sourire m’a indiqué de quelle manière je peux me rendre utile ici.

Je suis là, m’interrogeant sur un futur que je n’arrive pas à visualiser tant il ma paraît incertain, quand une femme s’approche, sa couleur bleutée et sa chevelure de corail soulignant son physique d’ondine. Et le peu de mots qu’elle prononce me forcent à constater qu’elle ne m’a pas choisie en interlocutrice par hasard, comme si elle avait senti tout ce qui pouvait nous rapprocher, l’eau, le besoin d’aider et note condition commune de victime de la dame.
Je lui souris en signe d’acceptation dans ma sphère vitale.

Bonjour Niasci, je suis Mandra et comme toi, héraut, mais je suis certaine que tu le sais déjà. Tu parles de quelque chose d’anormal avec l’eau, je n’ai malheureusement rien ressenti. Je suis comme anesthésiée depuis mon arrivée ici, l’eau ne me parle plus, les arbres ne vibrent plus en rythme avec moi, même ma Mère la Lune m’est moins benéfique. Mais tu as raison, ce n’est pas normal que l’eau s’élève ainsi, comme si la Lune l’avait attirée trop violemment, comme si l’astre était en colère.

Je n’accorde pas assez d’importance à ma personne pour dire que la colère sélène a un rapport avec mon exil ici, qu’elle tente de venger mon kidnapping en faisant inonder les terres de la dame blanche, mais pourtant je trouve la coincidence déconcertante. J’attends de savoir ce que l’ondine en pense, peut-être connait-elle d’autres causes à la venue de l’eau sur les terres.




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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Ven 27 Avr - 13:23

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Niasci
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Là où les vagues déferlent

La jeune femme était un héraut comme le pensait Niasci. Cela la conforta dans l’idée – fausse – que les spécificités capillaires étaient fortement liées à d’autres mondes que Bariande. Elle s’appelait Mandra et, même si elle ne ressentait pas la même chose que l’Ondine, elle était prête à l’aider ce qui était après tout ce qu’elle voulait. Elle lui parla de l’attirance de l’eau par la Lune ce que Niasci ne comprenait pas trop mais elle avait rencontré suffisamment de héraut déjà pour savoir que beaucoup étaient des originaux et elle n’était plus surprise d’entendre de nombreuses choses étranges.

Cela dit, Niasci ne savait pas plus qu’elle comment gérer les choses mais elle comptait bien le découvrir. Dans un premier temps, il fallait qu’elles se rendent jusqu’à l’eau en elle-même, l’information n’allait pas venir d’elle-même et c’était donc à l’Ondine d’aller la chercher.

Merci beaucoup d’accepter de m’aider, je t’en suis très reconnaissante. Commençons par aller prêt de la rivière, peut-être que l’on découvrira quelque chose d’intéressant.


Si Mandra accepte de la suivre, Niasci va jusqu’à la rivière qui est située à plusieurs centaines de mètre du campement. Bien sur, la rivière était bien sortie de son lit et débordait allègrement sur les berges rendant la zone terriblement boueuse et glissante. Elle s’approcha de l’eau s’enfonçant dans la boue et en s’accrochant à tout ce qu’elle pouvait pour ne pas tomber. Elle mit la main dans l’eau, espérant ressentir quelque chose mais ce ne fut pas le cas. Pas de miracle de ce côté, elle n’était pas liée directement à cette rivière et n’était pas très douée dans la communication avec les esprits de la nature, finalement, c’était assez évident que rien ne se passe. Elle s’adressa à Mandra :

C’est étrange, je n’avais jamais pu voir que les rivières étaient touchées par le mal qui attaque nos côtes. Jusqu’à présent, c’était toujours la mer et toutes les autres sources d’eau que j’ai pu voir ces dernières semaines étaient parfaitement calmes. Certes, certaines ont été agitées mais pas plus qu’elles ne le sont habituellement. Je me demande si tout cela est vraiment lié…


Peut-être Mandra aurait un autre regard sur la situation qui donnerait des idées à Niasci. D’autant que l’Ondine connaissait mal le fonctionnement – même théorique – des esprits naturels et de leur rapport aux races vivantes. Dans cette région en plus qui était très éloignées de chez elle, elle avait encore moins de repère.

Il était bien malheureux qu’elle ne soit pas plus observatrice. Si elle l’avait été, elle aurait pu constater l’absence complètement inhabituelle et surprenante des animaux marins dans la rivière ce qui était forcément signe d’un dysfonctionnement énorme dans cette forêt…

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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Dim 29 Avr - 13:13

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Mandra
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Là où les vagues déferlent
Je pensais que le problème venait de la mer, que les vagues trop violentes avaient envahies les terres, mais apparemment Niasci semble avoir perçu quelque chose d’anormal avec l’eau de la rivière. Si c’est le cas, il ne s’agit plus alors de l’influence de la Lune mais bien d’un phénomène lié à l’élément liquide en lui-même. La difficulté que j’ai eu jusqu’à présent pour me purifier ne serait alors pas due à ma fatigue ou à un soi-disant mauvais sort jeté par la dame blanche, mais bien à la nature souillée de l’eau. Mais de quel type de souillure s’agit-il ?

A la proposition de l’ondine d’aller voir tout cela de plus près, je ne peux que la suivre vers la rivière en crue. Les abords glissants rendent l’approche difficile mais Niasci n’hésite pas pour progresser dans la boue. Sa réflexion sur l’étrangeté du phénomène touchant l’eau fait écho à ma pensée, il est vrai qu’habituellement, contrairement aux eaux marines, celles douces des terres se contentent de couler sagement, sans agitation et surtout sans se déverser autant au-delà de leur lit.

A mon tour je m’avance lentement dans la boue pour rejoindre l’ondine et plus j’approche de l’eau, plus je sens qu’elle n’est pas elle-même. Je ne saurais décrire vraiment le malaise qui m’oppresse mais l’odeur ne me paraît pas pure, comme viciée, pas désagréable, mais rappelant un peu celle d’un métal rouillé. C’est subtil, presque imperceptible, mais pas pour moi et mes longues années vécues auprès d’un serpent d’argent.

Je ne sais pas, je sens que ce n’est pas bon, ce n’est pas sain.


Cette sensation de suffoquer, d’affolement interne, je préfère m’éloigner. Où que je me trouve, un ruisseau a toujours été mon berceau, le nid qui m’accueillait pour me débarrasser des ondes mauvaises, mon corps ne faisant qu’un avec son eau. Mais là, pour la première fois de ma vie, le liquide jadis purificateur n’exerce plus son attrait sur moi, je le rejette comme un poison néfaste.
Sortie de la lise, je prends un bâton et trace sur le sol sec le trajet de l’eau, tel que me l’ont indiqué mes compagnons d’infortune de la forêt, tout en faisant le point à voix haute, autant pour moi que pour Niasci.

La mer reçoit du canal et des rivières qui se détachent de lui. C’est un fleuve rare, il ne vient pas des neiges des montagnes mais du lac qui se remplit par les eaux souterraines. Si les rivières et la mer sont perturbées, c’est que quelque chose remonte dans le lac.

Le lac est l’origine du mal, ou plutôt les eaux qui l’alimentent, mais se déplacer jusque là-bas n’avancerait à rien. Et si je me trompais ?

J’essuie de nouveau mes yeux qui ne cessent de larmoyer, effet psychologique ou réel symptôme d’un mal qui rode autour de nous ?

Les yeux me brûlent beaucoup, pas toi ?  




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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Lun 30 Avr - 14:03

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Niasci
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Là où les vagues déferlent

Mandra me partagea son ressenti. Elle aussi voyait bien que quelque chose n’allait pas, que les lieux étaient viciés. Son expertise lui faisait aussi penser que tout cela n’avait peut-être pas de rapport direct avec le mal qui touchait les mers tout autour de Bariande. Peut-être n’était-ce donc qu’une perturbation issue d’autre chose. Elle pensait de son côté que cela pouvait venir de l’origine de ce cours d’eau. Lui-même étant un affluent du canal pourpre, elle traça une carte rapide – Niasci fut impressionnée qu’elle ait de telles connaissances sur la géographique de la région – et montra à l’Ondine que la rivière venait de lac. Ainsi, la source du problème était peut-être là mais ce n’était qu’une supposition bien sur et une supposition qui demandait d’entamer un bien long voyage.

Niasci réfléchissait à cette possibilité, à l’organisation que cela demandait et aux autres idées qu’elle pouvait avoir pour expliquer la situation quand, brusquement, Mandra lui demandait si ses yeux ne lui faisaient pas mal. Elle se toucha les yeux, sentant les larmes couler, effectivement, plongée dans sa concentration, elle ne s’était pas rendue compte que ses yeux la piquait et maintenant qu’elle en avait conscience, elle sentait que cela empirait de minute en minute. Elle regarda autour d’elle et vit une étrange brume qui s’élevait de l’eau. Elle tendit la main pour la toucher mais elle était brulante et des cloques se formèrent immédiatement sur ses doigts. Elle recula vivement, sentant la douleur de ses yeux devenir moins forte. Elle prévint Mandra

Je ne sais pas exactement de quoi il s’agit mais cette brume est brûlante et je pense que c’est ce qui nous blesse les yeux.


Petit à petit, la brume prit une forme vaguement humanoïde. C’était à n’en pas douter un esprit de l’eau. Niasci avait rêvé d’en rencontrer toute sa vie, forme ultime de fusion avec l’eau, son élément naturel. Cependant, ces êtres étaient sensés être pacifiques, profitant simplement de leur vie en allant ça et là dans les rivières, se montrant parfois à de chanceux voyageurs.

Cette tension, ce n’est pas normal, si c’est bien un esprit de l’eau, il n’est pas sensé être agressif, il n’est pas sensé nous attauer. Je ne comprends pas… D’ailleurs, ils sont sensées être craintives, pourquoi ne s’enfuit-il pas en nous voyant ?


Niasci sentit la panique monter petit à petit. Cet esprit avait clairement un problème ou alors ce n’était pas un esprit mais une autre entité aqueuse inconnue de Niasci et dont aucune histoire ne lui avait parlé, ce qui aurait été bien étrange. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’il fallait l’aider. Quelque chose avait du l’influencer, quelque chose avait du le changer et le pourrir. Dans son corps fait uniquement d’eau, on pouvait voir flotter de nombreux morceaux de fer, de bois mais aussi, des sortes d’étranges bulles brunâtres ou verdâtres…

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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Mer 2 Mai - 9:49

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Mandra
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Là où les vagues déferlent
Niasci n’a pas le temps de répondre à ma question concernant ses yeux que de l’eau, s’élève une sorte de brouillard. L’ondine l’a également vu et veut le toucher, mais sa main semble brûler au contact du nuage tant il doit être corrosif. Aussitôt, la brume prend sa forme réelle, un esprit de l’eau d’après Niasci, je n’en ai encore jamais vu mais apparemment il devrait être pacifique et même craintif. Son corps semble également porteur de détritus et de déchets chimiques, comme s’il était empoisonné.

Il me rappelle un petit lac que j’ai connu avant de venir ici, je m’y baignais souvent. Et puis, de jour en jour, il est devenu sale, des traînées sombres flottaient sur sa surface, des tâches y sont apparues, et surtout son eau s’est transformée en acide. Des boues visqueuses tourbillonnaient à un seul endroit du lac, je les ai écartées avec un bâton et j’ai vu. Un tuyau avait été mis là et déversait des liquides fumant à l’odeur âcre, et quand je l’ai suivi, il menait à la nouvelle usine de la ville. Je n’ai pu rien faire pour ce lac, c’était trop tard, il est devenu un lieu abandonné et dangereux.
...
Tu crois que c’est pareil, que l’esprit a été vicié par la pollution ?

Ça expliquerait pourquoi l’esprit s’est tranformé et qu’il soit responsable du changement des eaux. Mais ce serait affreux, personne ne peut réparer la souillure de la nature par ce type de déchets, tous les ruisseaux, les rivières, toutes les eaux seront empoisonnées
C’est une catastrophe...




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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Mer 2 Mai - 13:11

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Niasci
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Là où les vagues déferlent

Pollution, usine, que des mots que Niasci ne comprenait pas. C’était décidément quelque chose qui lui arrivait régulièrement ces temps-ci, surtout avec d’autres hérauts. Leur « monde », qu’elle voyait comme une terre lointaine au-delà des mers de Bariande, n’ayant pas vraiment de conscience d’une quelconque cosmologie, devaient être très différents du sien à n’en pas douter. Elle l’interrogea donc pour en savoir plus :

C’est quoi une usine exactement ? Et la pollution ? C’est une forme de magie corrosive ? Je connais quelqu’un qui a une magie de ce genre, c’est de ça dont tu veux parler ?


Elle observa ensuite l’esprit de l’eau en se tenant ses mains légèrement brulée. Bien qu’il ne fut pas craintif et qu’il soit passablement agressif, il semblait ne pas attaquer ceux qui restaient à distance. Elle en profita donc pour faire un peu l’inventaire de ce qu’elle pouvait repérer. Dans son corps, elle pouvait repérer des petites bulles vertes un peu étranges mais également des morceaux de fer et de bois. Parmi ceux de fer, elle repéra du matériel de forge qui n’était pas réutilisable sans le retravailler longuement et que les arrivants avaient voulu évacuer pour faire de la place dans les bâtiments. Les morceaux de bois étaient du bois brûlé, probablement utilisé dans les nombreux feux de camp. Bref, la façon dont les gens avaient pris possession du sanctuaire ne pouvait pas durer.

Elle se tourna vers Mandra pour lui signaler ses pensées :

Je pense qu’il faut que les gens arrêtent de jeter tout dans la rivière, l’esprit qui l’habite finit par être agressé par tout ça et je crois que c’est cela qui le rend si… étrange. Je ne sais pas exactement ce que cela pourrait causer mais ça ne me dit rien qui vaille. Il faudrait que les gens commencent par nettoyer les rives et qu’on fasse également un nettoyage de la rivière. Je ne sais pas exactement comment « soigner » cet esprit de l’eau mais en tout cas, ça ne peut pas continuer, il faut l’apaiser.


Quand elle eut fini d’expliquer cela, elle sentit une chaleur s’approcher d’elle, principalement au niveau de ses jambes. Elle baissa les yeux et vit que son armure était engoncée dans la brume et en train de chauffer très fortement. Heureusement, elle n’avait pas été touchée directement à même la peau ce qui lui éviter une brulure sévère. Elle recula de quelques pas et vit que, partout autour d’elle, la brume brulante commençait à se répondre à une vitesse relativement lente. Elle se tourna, le regard paniqué vers Mandra :

Je me suis trompée, il attaque. Il veut purifier les lieux. Vite, il faut prévenir les autres et tenter de limiter la casse en l’apaisant. Je ne sais pas comment faire cela mais on il faut faire quelque chose, on ne peut pas laisser tous ces gens mourir comme brulé vif par de l’eau brulante.


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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Lun 7 Mai - 14:11

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Mandra
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Là où les vagues déferlent
C’est assez surprenant de constater que certaines personnes connaissent certaines choses, même parfois très bien, elles peuvent en maîtriser les concepts et le fonctionnement mais pourtant diront qu’elles ne savent rien, simplement parce qu’elle n’ont pas les mots pour le dire. Ainsi, force m’est de constater que malgré le fait qu’apparemment Niasci ne sait pas ce qu’est la pollution, elle en connait parfaitement l’origine et les effets, mais sans savoir que ce qu’elle évoque se nomme "pollution". Effectivement l’esprit des eaux a été souillé par les rejets dans la rivière et il faudrait plus qu’un nettoyage des rives pour le soigner.

On peut toujours enlever des bouts de bois ou des morceaux de plastique mais la pire des pollution n’est pas nettoyable, Niasci, elle est mille fois plus perfide que ce qui se voit ou se sent, ce sont tous les produits chimiques qui s’insinuent partout et se répandent telle lune maladie. Ce sont eux qui rendent l’eau brûlante et qui font de l’esprit des eaux un être agressif. Mais tu as raison, nous devons immédiatement dire aux gens d’arrêter de tout jeter n’importe où

Tandis que je lui parle ainsi, l’ondine semble avoir des problèmes avec son armure qui ne résiste pas à la trop forte corrosion. Il nous faut vite partir, la brume semble envahir les lieux de plus en plus loin et pourrait bientôt venir englober le camp des réfugiés.

C’est à pas de course que nous revenons vers le campement. Chacun vaque à ses occupations plutôt limitées ici, sans toutefois se douter qu’un brouillard acide est en train de progresser vers eux. Sans ménagement, je hurle à tous de venir se réunir autour de moi, que leur vie en dépend, que le monde est en train de s’écrouler...n’importe quel argument pour les avoir tous devant moi et en quelques minutes un auditoire est là, près à m’écouter.
L’instant est grave, votre présence ici a dérangé la nature, vous avez pris la forêt et la rivière pour une décharge et maintenant l’esprit des eaux est souillé, transformé par les déchets. Il vient se venger sous la forme d’un brouillard corrosif qui va tout brûler sur son passage si nous ne faisons rien. Nous devons agir, et vite !  

Le silence qui accueille mon discours est plus qu’éloquent, ils ne savent pas quoi faire pour combattre l’ennemi qui approche, et le pire dans tout ça, c’est que comme eux, je n’en ai aucune idée.



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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Mar 8 Mai - 1:02

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Niasci
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Là où les vagues déferlent

Niasci avait senti qu’il fallait quitter les lieux rapidement. Très clairement, l’esprit de l’eau entendait purifier absolument toute la zone et, même si elle plaignait fortement cette créature d’être dans un état pareil, elle ne souhaitait pas non plus mourir brulée vive par de la brume brulante. Mandra avait tenté d’expliquer ce qu’était la pollution mais à nouveau, l’explication apporta un mot inconnu. Peut-être certaines personnes de ce monde connaissaient le concept de produits chimiques et très certainement d’ailleurs que quelques bases de la chimie était acquise par les savants mais l’Ondine, de son côté, n’avait reçu aucune éducation formelle et se retrouvait donc fort démunie.

Elle suivit Mandra et revint vers le sanctuaire là, elles parvinrent à rassembler tout le monde et Mandra expliqua la situation. La plupart des gens furent réceptifs, peut-être qu’eux aussi avaient vu petit à petit que les eaux étaient très agitées et se doutaient que ce n’était pas normal. A la fin du discours de la jeune femme, Niasci prit le relais :

Compagnons, je comprends votre douleur, vous avez perdu vos biens et votre foyer. Cependant, si vous ne voulez pas perdre cette douce terre qui vous a accueilli en son sein dans la mesure de ses possibilités, il va valoir agir, il va valoir agir vite et bien.


Elle reprit son souffle. Elle ne savait pas exactement ce qu’il fallait faire mais il était en tout cas impératif d’évacuer les lieux. Peut-être des volontaires pourraient-ils même les aider à nettoyer la base de la souillure pendant qu’elles mêmes cherchaient l’origine ultime. Elle commença donc à exhorter tout le monde de suivre cette voie en donnant des instructions :

Emportez ce que vous pouvez et éloigner vous d’ici, réfugiez-vous aussi loin que vous le pourrez dans la forêt. Pour ceux d’entre vous qui veulent être maître de leur destin, il faut débarrasser les lieux de la souillure alors agissez en conséquence.


Elle savait que cela ne suffirait pas mais cette première action leur permettrait peut-être de gagner du temps pour qu’elles puissent toutes les deux partir en recherche de l’origine. Tandis que tous partaient récupérer leur bien pour quitter le sanctuaire ou se présentait afin d’aller nettoyer les lieux, Niasci descendit de l’estrade, organisa les volontaires et se retourna ensuite vers Mandra en lui parlant à voix basse :

Je suis consciente que ce ne sera pas suffisant mais ils seront plus efficaces s’ils ont espoir en l’avenir et cela nous permettra peut-être de gagner du temps. Je te propose que l’on retourne vers la rivière, la couleur verte dans le corps de la créature n’était pas naturelle, nous devons en retrouver la source. Nous y parviendrons surement en remontant la rivière, il ne nous reste plus qu’à espérer que ce ne soit pas trop prêt de la source où nous n’y arriverons jamais à temps…


Elle attendit ensuite que Mandra prenne sa décision ou ait une meilleure idée avant de se préparer à partir pour une longue marche rapide dont dépendrait probablement la survie de ce qu’il restait du sanctuaire et probablement aussi des réfugiés s’ils ne partaient pas assez loin et deviner la portée de l’être de l’eau était proprement impossible…

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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Mer 9 Mai - 22:13

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Mandra
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Là où les vagues déferlent
Niasci prend le relai afin de rassurer les réfugiés tout en les exortant à quitter les lieux le plus rapidement possible. C’est la solution la plus adéquate à adopter, si l’esprit veut poursuivre son action purificatrice jusqu’ici, il est mieux qu’il n’y ait plus personne à envelopper de sa brume corrosive.
Conscients du danger qu’ils encourent sûrement, la plupart de ceux qui ont été mes compagnons depuis quelques jours réunissent leurs affaires personnelles et partent, resignés, vers un nouvel abri qui pourra les accueillir. Seuls cinq d’entre eux restent avec nous, répondant ainsi à l’appel de Niasci pour aider à nettoyer l’endroit des déchets qu’ils ont parsemés.
Quant à nous, il nous faut remonter la rivière afin de trouver l’origine des dépôts verdâtres, certainement chimiques, qui jonchaient le corps de l’esprit des eaux. Mais avant de partir, je fais une dernière recommandation aux cinq courageux nettoyeurs de la nature.

Dès que vous sentirez une odeur suspecte ou que vous verrez un brouillard anormal, fuyez vite sans vous retourner, et surtout emportez les déchets avec vous, il ne faudrait pas que vos efforts ne servent à rien.

Après un dernier adieu empli d’émotion, nous cheminons donc dans la direction de ce que nous pensons être la source de cette substance qui semble avoir complètement transformé l’esprit de la rivière.J’espère également, tout comme Nisci, que nous trouverons quelque chose avant d’arriver au lac, sinon la région pourrait être sérieusement endommagée par le passage de l’esprit bien avant que nous le guérissions, si nous pouvons le faire.

Tout en suivant la rivière, nous faisons attention à ne pas trop nous en approcher, la brûme est toujours là, je sens l’odeur âcre qu’elle dégage et les yeux me piquent, même à cette distance. Cependant, de là où nous marchons, nous pouvons apercevoir la rivière et son bouillonnement léger, certes, mais anormal.
Je me tais pendant ce trajet, j’avoue que je pense à ce que je vais devenir, vais-je enfin pouvoir trouver un refuge où me poser définitivement ? Moi qui était parvenue à établir un semblant de chez-moi comme avant, il a fallu que la forêt prenne feu. Et comme si cela ne suffisait pas, cette histoire d’inondation qui vient compliquer la situation, à croire que partout où je passe, il y a une catastrophe.

Soudain, je stoppe net. Malgré le fait que je sois perdue dans des pensées n’ayant rien à voir avec notre recherche, mon regard a été attiré par quelque chose dont la couleur verte très vive dénote fortement au milieu de la végétation. C’est là, à quelques pas de moi, à peu près à la même distance de la rivière, et je suis incapable de déterminer ce que je vois.
Niasci, je pense que voilà ce qui a empoisonné l’esprit, mais ...qu’est-ce que c’est exactement ?

Je ne saurai dire si le chose est vivante ou pas, une sorte de gelée difforme qui remue légèrement mais peut-être à cause de la brise qui souffle, si c’est animal, végétal ou autre, si...
ATTENTION, ÇA NOUS ATTAQUE !!




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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Dim 13 Mai - 19:23

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Niasci
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Les choses s’organisèrent rapidement, Mandra donna quelques consignes aux cinq volontaires qui devaient tenter de débarrasser la zone du plus de déchet possible mais en évitant de sacrifier leur vie. En effet, même si c’était probablement un peu de leur faute si la rivière était dans cet état, ils n’en méritaient pas la mort pour autant. Niasci partit ensuite avec Mandra en direction de la rivière afin de remonter celle-ci.

Sur la route, Niasci fit une prière à la Dame, espérant que celle-ci pourrait les guider et les protéger dans cette entreprise. Après tout, chaque pierre, chaque plante appartenaient à ce royaume qui lui avait été arraché par les dieux sombres et elle devait certainement avoir à cœur que ses agents le protège tant qu’elle ne put le faire d’elle-même. L’Ondine marmonna :

Ma Dame, que votre sagesse nous guide sur cette route qui nous permettra de libérer la rivière de sa corruption comme nous libérerons votre monde des dieux sombres.  


Elle observa ensuite la route sur laquelle elles se trouvaient. Suivant la rivière à distance pour éviter une agression, elles étaient en pleine forêt et s’éloignaient peu à peu du camp. Comme à sa proximité, malgré ses observations, Niasci ne pouvait voir aucun être vivant comme c’était normalement l’habitude dans des lieux comme celui-ci. Cependant, cette conclusion était peut-être biaisée par le bruit énorme que faisait Niasci avec son armure qui, à chaque pas, résonnait à travers la forêt.

Mandra finit par les arrêter, ayant repéré quelque chose. Mandra lui montra une chose verdâtre qui semblait avoir empoisonné l’esprit. Niasci l’observa quelques secondes, il était vert et informe. Cette chose était répugnante et l’Ondine n’en avait jamais vu de sa vie. Elle ne pouvait pas dire si c’était vivant ou non et si la chose était même tangible… En effet, sa légère transparence fit craindre à Niasci qu’elle risquait de ne pas pouvoir faire grande chose. La chose semblait par contre inoffensive et peut-être suffirait-il de la déplacer afin de savoir si elle était bien la source des perturbations. Alors que Niasci la fixait, fascinée par sa transparence verdâtre, Mandra hurla, sortant Niasci de sa contemplation.

L’alerlte fit l’effet d’une flèche sur Niasci qui réagit au quart de tour. Enfin, elle avait l’impression de pouvoir peut-être trouver une solution. Celle qui vint à l’esprit de Niasci ne fut pas forcément la plus maligne de toute mais elle était une guerrière et c’est ainsi qu’elle réglait les problèmes. Elle fondit donc sur la créature qui attaquait vers elles et donna un grand coup de marteau sur celle-ci. Le marteau remonta lentement au-dessus de sa tête, prêt à donner un grand coup et retomba, l’impact augmenté par l’élan. Sur le sol, la créature fut touchée et, autour d’elle, le sol se mit à geler doucement sous l’effet du coup de Niasci. La glace se s’étendit cependant pas très loin, l’Ondine n’ayant insufflé que peu de magie.

Elle retira son marteau de la créature, observant le trouve béant qu’avait fait son marteau en séparant l’amas de gelée en deux, fière d’avoir réglé le problème. Cette satisfaction ne dura pas longtemps, les deux morceaux recommencèrent à bouger. D’abord trop imperciblement pour que Niasci le remarque et ensuite plus fort. Ils l’attaquèrent et avant qu’elle ait pu réagir, les deux petits mollusques verdâtres s’étaient accrochés à son marteau et commençaient à s’insinuer entre les articulations de son armure pour attaquer la peau…



Dernière édition par Niasci le Mer 16 Mai - 1:31, édité 1 fois
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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Lun 14 Mai - 15:24

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Mandra
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Là où les vagues déferlent
Quand l’espèce de grosse gelée verte se précipite vers nous, je ne sais comment réagir. On ne peut contrer que ce dont on connait la nature et là, j’avoue que j’ignore ce dont il s’agit. Je me souviens du conseil de Père qui disait que pour gagner un combat, il faut trouver la faille de son ennemi et s’y engouffrer, mais encore faut-il la trouver et pour savoir quelle genre de faiblesse il peut avoir, le connaître un minimum. Quelle faille peut donc cacher une sorte de gel ?

Niasci semble savoir par où l’attaquer, elle se précipite sur la chose pour lui assener un grand coup de marteau qui la transforme en deux blocs de glace. Je vais pour la féliciter, déjà satisfaite que toute cette histoire de pollution soit enfin résolue et terminée, quand je vois que les deux parties de l’ancienne gelée bougent de nouveau et  deviennent des sortes de limaces qui tentent de pénètrer dans les failles de l’armure de l’ondine.

Je suis affolée. Il fut un temps où j’aurais facilement pu débarrasser Nisci de ces deux mollusques parasites, mais là, je n’ai plus aucun pouvoir, plus d’utilité, je ne suis plus rien. Je ne dois cependant pas céder à l’abandon, il me faut aider ma compagne et ce, par n’importe quel moyen, même s’il s’avère vain.
Je prends une branche tombée au sol et vient détacher les limaces de l’armure dans laquelle elles veulent s’insinuer mais à chaque essai, elles retombent du bout de bois et se remettent immediatement à ramper vers une voie d’entrée.
Je leur tape dessus pour les écraser mais cela ne sert à rien, quant à les éjecter, elles ne restent pas suffisamment sur l’extrémité de la branche pour y parvenir, même en étant rapide.
Dans un mouvement pour tenter de les faucher, je heurte avec mon bâton quelque chose contre ma cuisse, une défense que j’avais jusqu’alors oubliée, mon coutelas attaché avec ses lanières de cuir.

Je l’ai bien en main, prête à l’utiliser comme je l’ai toujours fait depuis mon plus jeune âge, il pèse dans ma main, non par son poids effectif mais par sa simple présence. Ce coutelas est mon dernier espoir pour se débarrasser des bestioles vertes qui veulent attaquer l’ondine de l’intérieur, mais peut-il vraiment les couper si elles sont de même nature que la grosse gelée, à moins que...

Nisci, tu peux faire en sorte de geler les limaces ?

Si elle peut les durcir, même superficiellement, leur donner un peu de matière, alors je les découperais en morceaux si petits que même s’ils se remettent à remuer, nous trouverons toujours le moyen de les neutraliser.



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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Mer 16 Mai - 1:31

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Niasci
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Là où les vagues déferlent

Niasci paniqua en sentant une sensation froide pénétrer dans les failles de son armure. La gelée verdâtre répugnante s’approchait de plus en plus et, tandis qu’elle ne savait comment réagir ni comment s’en débarrasser, Mandra vint l’aider en détachant les créatures, les forçant à retomber au sol. Celle-ci avait utilisé un bâton mais les gelées continuaient à ramper inlassablement vers elle. L’Ondine n’avait pas la moindre idée de comment vaincre ces choses et cette situation la rendait folle et la mettait dans un état qui la paralysait.

Pendant un moment, elles avaient cherché la source d’un problème dont elles ne connaissaient pas l’origine sans avoir la moindre piste et sans avoir la moindre idée de la façon de régler le problème. Ce tâtonnement et cette inactivité l’avait rendue folle et maintenant qu’enfin, elle avait la source devant elle – la couleur ne laissait pas de place au doute – elle se sentait totalement impuissante et une région entière risquait d’être détruire par son manque de connaissance et son incapacité à se sortir de cette situation.

Heureusement, Mandra n’avait pas perdu son sang-froid et tenait les créatures à distance avec son morceau de bois trouvé sur place. Elle non plus ne devait pas savoir exactement comment les vaincre puisqu’elle sortit son couteau que Niasci savait inefficace. Cependant, elle se trompait, la jeune femme avait une idée en tête qu’elle partagea. Elle dit donc à Niasci de geler les deux créatures comme elle avait gelé le sol. Sur le coup, l’Ondine ne comprit pas exactement l’objectif mais obéit. Elle écarte légèrement Mandra afin d’éviter que celle-ci ne soit touchée et poussa un immense cri qui gela superficiellement tout ce qui était devant elle : brins d’herbe, petits cailloux, racines des arbres, une fine pellicule d’eau sur la rivière mais surtout, les deux créatures qui étaient devant elles.

Celles-ci s’arrêtèrent de bouger et Niasci se tourna vers Mandra, cherchant à savoir quelle était l’étape suivante. Elle lui cria donc :

Ca ne tiendra pas longtemps, il va falloir agir vite !


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Sujet: Re: Là où les vagues déferlent

Dim 20 Mai - 18:55

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Là où les vagues déferlent
A la fois étrange et impressionnant la manière dont Niasci gèle tout autour d’elle en poussant un simple cri. Et pourtant, le moindre brin d’herbe est figé par le froid, et surtout les deux bestioles qui voulaient entrer dans son armure. A présent qu’elles sont raidies dans leur gangue de glace, je peux utiliser mon coutelas et je ne m’en prive pas, je frappe encore et encore, comme une forcenée, sur les créatures, les réduisant en minuscules morceaux.
Mais je me souviens de leur provenance, chacune d’un morceau de l’espèce de grosse gelée et je me doute que quand ils ne seront plus congelés, chaque petit bout que je viens de créer peut regénérer un autre individu, à moins de les neutraliser totalement.

Je prends donc mon bâton et creuse un trou assez profond, pour y placer tous les morceaux verdâtres encore gelés, puis les recouvre de terre. J’espère simplement que l’être, s’il s’agit bien d’un être, a besoin d’oxygène pour survivre.

Tu vas bien, Niasci ?

On ne sait jamais, si par malheur les saletés qu’elle avait sur elle étaient couvertes de poison et l’avait touchée, mais apparemment elle n’a pas l’air blessée.
Je pense que l’eau de la rivière a été contaminée par ce truc et que l’esprit aussi, mais comment le nettoyer ?

En effet il ne va pas se laisser approcher facilement, il est plutôt agressif en ce moment.

Hrp:
 


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